Partie I. Etude bibliographique
Chapitre 2. Cymodocea nodosa
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profondes jusqu'à 50-60 m.
Plus tolérante à la dessalure, en milieu lagunaire, l’extension bathymétrique de
Cymodocea nodosa est plus réduite (-2 à -3 m), mais elle colonise de grandes surfaces,
notamment dans les lagunes présentant une salinité suffisante.
Figure 6. Répartition géographique de Cymodocea nodosa (en orange) (Sghaier, 2013).
Selon Lipkin et al. (2003), Cymodocea nodosa est la deuxième espèce la plus répandue en
Méditerranée après Posidonia oceanica.
Bien que des diminutions locales de C. nodosa aient été signalées dans des zones
soumises à une forte pression anthropique (Haritonidis et al., 1990), les fluctuations
naturelles à long terme telles que les fluctuations de salinité, l’action des herbivores ou les
changements climatiques semblent être les principaux facteurs influençant cette espèce
(Turk & Vukovic, 2000 ; Shili et al., 2002 ; Barsanti et al., 2007). En général, C. nodosa,
qui préfère les eaux chaudes, semble favorisée par le réchauffement climatique global
(Boudouresque et al., 2009). Dans certaines parties de la Méditerranée, C. nodosa a
bénéficié de la régression de Posidonia oceanica pour se développer (Montefalcone et al.,
2007). Inversement, les herbiers à C. nodosa jouent un rôle dans la dynamique des
peuplements à Posidonies en favorisant leur installation : d’une part en leur préparant un
humus indispensable à leur nutrition, et d’autre part, en piégeant les boutures ou les jeunes
plants de P. oceanica (Molinier et Picard, 1952). Toutefois, cette dynamique peut avoir
des conséquences, car les rôles des deux espèces peuvent être très différents, notamment
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Etude des caractéristiques structurelles de Cymodocea nodosa (Ucria) Ascherson (1870) dans la baie de Bou Ismaïl - 25/71

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