Partie I. Etude bibliographique
Chapitre 1. Les Magnoliophytes Marines
3
1. Généralités sur les Magnoliophytes marines
1. 1. Présentation
Les Magnoliophytes ou phanérogames marines (seagrasses en anglais) sont des
Angiospermes aquatiques, c'est-à-dire des plantes à fleurs confinées à l'environnement
marin. Elles constituent un groupe de plantes qui vivent complètement submergées en eau
salée, ancrées sur le substrat et capables, dans ces conditions, de croître et de se
reproduire. Cette capacité est rendue possible grâce à des adaptations morphologiques et
physiologiques particulières qui leur permettent de prospérer dans un environnement
marin parfois hostile (Den Hartog, 1970).
1. 2. Taxonomie et classification phylogénétique
Les taxons des phanérogames marines appartiennent aux monocotylédones de la sousclasse des Alismatidae (ordre des Alismatale). Ils forment un groupe polyphylétique et
non un groupe taxonomique : les genres appartiennent à plusieurs familles (Arber, 1920 ;
Sculthorpe, 1967 ; Den Hartog, 1970 ; Les et al., 1997).
Du fait de leurs origines indépendantes, chacune d’entre elles présente des caractéristiques
uniques, conséquence de leur cheminement évolutif vers le milieu marin (Waycott et al.,
2004).
Entre 60 et 72 espèces de phanérogames marines sont recensées à l’échelle du globe
réparties au sein de 13 genres et 6 familles (Den Hartog, 1970 ; Short et al., 2007, 2011)
(Figure 1).
L'incertitude sur le nombre précis d'espèces de phanérogames marines est due à leur
évolution particulière et unique. En effet, leur adaptation à la vie marine est survenue
après une période d'évolution sur terre et est relativement récente, ce qui rend difficile leur
classification et leur dénombrement exacts (Waycott et al., 2018).
Dans l’objectif d’une gestion conservatoire à long terme de ces espèces, il est important
de prendre en compte leur évolution et leur complexité taxonomique. Il est par conséquent
essentiel de s'appuyer sur des critères d'identification partagés (angiospermes) et récents
pour éviter les erreurs de classification. Car la classification de certaines espèces peut être
remise en question à mesure que la recherche évolue (Green et Short, 2003 ; Kilminster et
Chapitre 1. Les Magnoliophytes Marines
3
1. Généralités sur les Magnoliophytes marines
1. 1. Présentation
Les Magnoliophytes ou phanérogames marines (seagrasses en anglais) sont des
Angiospermes aquatiques, c'est-à-dire des plantes à fleurs confinées à l'environnement
marin. Elles constituent un groupe de plantes qui vivent complètement submergées en eau
salée, ancrées sur le substrat et capables, dans ces conditions, de croître et de se
reproduire. Cette capacité est rendue possible grâce à des adaptations morphologiques et
physiologiques particulières qui leur permettent de prospérer dans un environnement
marin parfois hostile (Den Hartog, 1970).
1. 2. Taxonomie et classification phylogénétique
Les taxons des phanérogames marines appartiennent aux monocotylédones de la sousclasse des Alismatidae (ordre des Alismatale). Ils forment un groupe polyphylétique et
non un groupe taxonomique : les genres appartiennent à plusieurs familles (Arber, 1920 ;
Sculthorpe, 1967 ; Den Hartog, 1970 ; Les et al., 1997).
Du fait de leurs origines indépendantes, chacune d’entre elles présente des caractéristiques
uniques, conséquence de leur cheminement évolutif vers le milieu marin (Waycott et al.,
2004).
Entre 60 et 72 espèces de phanérogames marines sont recensées à l’échelle du globe
réparties au sein de 13 genres et 6 familles (Den Hartog, 1970 ; Short et al., 2007, 2011)
(Figure 1).
L'incertitude sur le nombre précis d'espèces de phanérogames marines est due à leur
évolution particulière et unique. En effet, leur adaptation à la vie marine est survenue
après une période d'évolution sur terre et est relativement récente, ce qui rend difficile leur
classification et leur dénombrement exacts (Waycott et al., 2018).
Dans l’objectif d’une gestion conservatoire à long terme de ces espèces, il est important
de prendre en compte leur évolution et leur complexité taxonomique. Il est par conséquent
essentiel de s'appuyer sur des critères d'identification partagés (angiospermes) et récents
pour éviter les erreurs de classification. Car la classification de certaines espèces peut être
remise en question à mesure que la recherche évolue (Green et Short, 2003 ; Kilminster et
