Conclusion
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Conclusion
La synthèse des travaux portant sur la diversité des peuplements macroalgaux infrallitoraux des
côtes algériennes a révèlé une flore algale à affinité teméprée / chaude (R/P : 2.9) avec, au total
526 taxons, dont les Rhodophyta constituent le groupe dominant (328 taxons).
L’évaluation écologique des peuplements macroalgaux infralittoraux des côtes algéroises a
permis de révéler une meilleure qualité écologiques des eaux marines côtières dans la partie
Ouest de la région algéroise, tandis que la partie centre à Est seraient de moindre qualité. Il
apparait également, que cette tendance suivrait le degré d’anthropisation des différentes parties
de la côte : de bons statuts écologiques sont souvent enregistrés au niveau des sites les plus
éloignés par rapport aux agglomérations (ex. : Ténès, Aïn Tagoraït, Bérard, île Agueli, etc.)
tandis que les sites qui en sont les plus proches seraient à statut modéré / médiocre (ex. : Aïn
Bénian, Bab El Oued, Bordj El-Kiffan, etc.)
Ce constat est souvent corrélé avec le nombre de taxons opportunistes qui semble être élevé au
niveau des sites les plus anthropisés, où d’ailleurs, de faibles valeurs de rapport ESGI / ESGII
sont enregistrées : les taxons ESGI étant pour la plupart résistants, avec des exigences
écologiques, sont par conséquent faiblement représentés dans le cas d’importants stress
anthropiques, lesquels restent favorables au développement de taxons fragiles avec de très
faibles exigences écologiques, à l’exemple des espèces filamenteuses et/ou foliacées (ESGII A
et B).
La codominance des ESGI et des ESGII est souvent synonyme de masses d’eau moyennement
pollués ; ce cas de figure se traduit souvent par une importante contribution du groupe des
espèces calcaires (ESG IC) tolérantes aux perturbations du milieu.
Les valeurs de l’indice d’évaluation écologique (EEI-c) sont grossièrement à proportionnalité
inverse par rapport à l’indice MALUSI, autrement dit, un meilleur rapport de qualité écologique
(EQR/EEI-c) pour un faible degré de stress anthropique, à l’exception des sites de Bou Ismaïl
(1994), qui étaient visiblement à l’époque, écologiquement meilleurs, eu égard aux récentes
observations (2022) qui font état du contraire, mais aussi de Aïn Bénian (2020), où c’est plutôt
le EQR/CARLIT qui est le plus significatif de l’important stress subi sur cette partie de la côte.
Les différentes observations pourraient amener à supposer l’existance d’un écotone au niveau
de Sidi Fredj / Aïn Bénian, matérialisé par une abondance (T) et une dominance (%R) élevés,
qui marquerait la zone de transition entre une côte de bonne qualité écologique (partie ouest),
moins anthropisée, vers une côte (partie centre et est) de moindre qualité écologique, et soumise
à de multiples stress.
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