ChapitreIII
Résultats & Discussion
38
Les sites présentant un statut écologique modéré à médiocre voire mauvais, sont synonymes de
peuplements perturbés ou stressés, et la qualité écologique du milieu est relativement instable.
Cette observation peut être attribuée à la proximité des embouchures des oueds ainsi qu'à une
forte urbanisation côtière. Ces facteurs accroissent l'exposition à l'eutrophisation et entraînent
une augmentation de la turbidité de l'eau, ce qui limite l'accès de macrophytes benthiques
pérennes à la lumière. Cela favorise l'apparition de macroalgues opportunistes, en particulier
les Ulves, notamment Ulva lactuca (DUARTE, 1995 ; SCHRAMM, 1999 ; VIAROLI et al.,
2008).
La végétation thionitrophiles (ex. : Ulva spp. ; Pterocladia capillacea.) s’établie dans un
environnement altéré et/ou sujet à une pollution organique ; elle traduit une phase régressive
des communautés phytobenthiques même dans un environnement non pollué en compagnie
d’espèces opportunistes à l’exemple de Cladophora spp., Gigartina acicularis (FURNARI,
2009), qui occupent des milieux hautement stressés (AREVALO et al., 2007).
Les Ulvophyceae (ESG IIB) constituent les éléments physionomiquement les plus importants
des peuplements végétaux de milieux pollués de l'Infralittoral (GERBAL, 1994), qui supportent
de fortes concentrations en nitrates et phosphates (espèces thionitrophiles). Ces espèces sont
pour la plupart opportunistes, à croissance rapide et à durée de vie courte, d'où l'instabilité des
peuplements (AMANIEU et LASSERRE, 1982). Les Ulvophyceae sont considérées comme de
bons indicateurs pour déterminer l’eutrophisation du milieu (HO, 1981).
Les Fucales ont également un rôle important dans l’évaluation de la qualité des eaux marines.
Leurs caractéristiques biologiques font de ces macroalgues des espèces très vulnérables,
incapables de supporter de trop fortes perturbations du milieu. Elles sont toutes très sensibles à
la pollution et à la turbidité des eaux, ainsi qu’au surpâturage, comme en témoigne leur
régression dans toute la Méditerranée (BOUDOURESQUE et al., 1990). Une fois détruites, les
chances d’une restauration naturelle sont faibles.
Résultats & Discussion
38
Les sites présentant un statut écologique modéré à médiocre voire mauvais, sont synonymes de
peuplements perturbés ou stressés, et la qualité écologique du milieu est relativement instable.
Cette observation peut être attribuée à la proximité des embouchures des oueds ainsi qu'à une
forte urbanisation côtière. Ces facteurs accroissent l'exposition à l'eutrophisation et entraînent
une augmentation de la turbidité de l'eau, ce qui limite l'accès de macrophytes benthiques
pérennes à la lumière. Cela favorise l'apparition de macroalgues opportunistes, en particulier
les Ulves, notamment Ulva lactuca (DUARTE, 1995 ; SCHRAMM, 1999 ; VIAROLI et al.,
2008).
La végétation thionitrophiles (ex. : Ulva spp. ; Pterocladia capillacea.) s’établie dans un
environnement altéré et/ou sujet à une pollution organique ; elle traduit une phase régressive
des communautés phytobenthiques même dans un environnement non pollué en compagnie
d’espèces opportunistes à l’exemple de Cladophora spp., Gigartina acicularis (FURNARI,
2009), qui occupent des milieux hautement stressés (AREVALO et al., 2007).
Les Ulvophyceae (ESG IIB) constituent les éléments physionomiquement les plus importants
des peuplements végétaux de milieux pollués de l'Infralittoral (GERBAL, 1994), qui supportent
de fortes concentrations en nitrates et phosphates (espèces thionitrophiles). Ces espèces sont
pour la plupart opportunistes, à croissance rapide et à durée de vie courte, d'où l'instabilité des
peuplements (AMANIEU et LASSERRE, 1982). Les Ulvophyceae sont considérées comme de
bons indicateurs pour déterminer l’eutrophisation du milieu (HO, 1981).
Les Fucales ont également un rôle important dans l’évaluation de la qualité des eaux marines.
Leurs caractéristiques biologiques font de ces macroalgues des espèces très vulnérables,
incapables de supporter de trop fortes perturbations du milieu. Elles sont toutes très sensibles à
la pollution et à la turbidité des eaux, ainsi qu’au surpâturage, comme en témoigne leur
régression dans toute la Méditerranée (BOUDOURESQUE et al., 1990). Une fois détruites, les
chances d’une restauration naturelle sont faibles.
