ChapitreIII
Résultats & Discussion
32
(respectivement 935,07%, 881,37% et 673,05%). En revanche, les valeurs minimales de R%
ESGI sont enregistrées à Lapérouse (Petit Banc), Bou Ismail (Front de mer), Aïn Benian (Ilot)
(respectivement 19%, 19,12% et 27,60%), alors que, c’est à Bérard, Bou Ismail (Front de mer)
et Ténès, que le R% ESGII est le plus faible (respectivement 38,20%, 43,22% et 49%).
En ce qui concerne les sous-groupes ESG, les indicateurs colorés (du Tableau 07) montrent une
relation inverse des recouvrements des IA / IB et IIA / IIB selon les sites : très souvent, lorsque
IIA, IIB sont importants, les valeurs de recouvrement d’IA et IB sont faibles ; c’est le cas, à
titre d’exemple, des stations de Bou Ismaïl (5 à 12), de Aïn Bénian Ilot et Fontaine (16 et 17),
ou encore Bab El Oued et Bordj El Kiffan (20, 21). Cela mettrait en évidence, entre autre, une
possible affinité entre cette tendance et le caractère anthropisé des sites précités (tous ou presque
se situant à l’intérieur ou à proximité de l’agglomération). Il est important aussi de remarquer
que le groupe des espèces calcaires (IC) suivrait la même tendance, à savoir des recouvrements
souvent corrélés à ceux des groupes IIA et IIB ; c’est du moins ce que montrent les sites
précédemment cités.
Les sites Ténès, Anse de Kouali, Aïn Tagouraït, et Bérard (1 à 4) connus pour être des endroits
éloignés des agglomérations, et par conséquent, loins de toute sorte de nuisances anthropiques
se distinguent par des %R ESG IA et IB élevés. Il est vrai que Cystoseira spp. occupent souvent
les premiers rangs dans ces endroits (R% : 70 à Ténès, 49.66 à l’Anse de Kouali, 33.33 à Aïn
Tagouraït, etc.).
Cystoseira amentacea var. stricta est une espèce vivace avec une valeur patrimoniale élevée,
(DELEPINE et al. 1987, BOUDOURESQUE et al. 1996, BOUDOURESQUE 2002 et
BULLERI et al. 2002).
Les peuplements de Cystoseira spp. sont considérés comme étant les plus sensibles à la
pollution (DĺEZ et al., 2012 ; PINEDO et al., 2007). En effet, les communautés dominées par
Cystoseira prospèrent dans des sites de référence non perturbés (ARÉVALO et al., 2007).
Les sites de Sidi Fredj, Ain Benian (Ilot) et Anse de Kouali présentent un recouvrement
important du groupe IC, caractérisé par l'espèce dominante Ellisolandia elongata
(recouvrements respectifs : 89,75%, 61,79%, 81,86 %). Cette espèce est connue pour être un
indicateur de pollution et elle présente une tolérance aux changements brutaux du biotope
(SERIDI, 2007).
Toutefois, des peuplements abondants de coralline peuvent également être présents dans des
zones totalement exemptes de pollution. Ellisolandia elongata constitue ainsi par exemple des
peuplements denses dans des stations où l’hydrodynamisme (très fort) ou l’éclairement (très
faible) élimine ses concurrents (Boudouresque 1971, 1984).
Résultats & Discussion
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(respectivement 935,07%, 881,37% et 673,05%). En revanche, les valeurs minimales de R%
ESGI sont enregistrées à Lapérouse (Petit Banc), Bou Ismail (Front de mer), Aïn Benian (Ilot)
(respectivement 19%, 19,12% et 27,60%), alors que, c’est à Bérard, Bou Ismail (Front de mer)
et Ténès, que le R% ESGII est le plus faible (respectivement 38,20%, 43,22% et 49%).
En ce qui concerne les sous-groupes ESG, les indicateurs colorés (du Tableau 07) montrent une
relation inverse des recouvrements des IA / IB et IIA / IIB selon les sites : très souvent, lorsque
IIA, IIB sont importants, les valeurs de recouvrement d’IA et IB sont faibles ; c’est le cas, à
titre d’exemple, des stations de Bou Ismaïl (5 à 12), de Aïn Bénian Ilot et Fontaine (16 et 17),
ou encore Bab El Oued et Bordj El Kiffan (20, 21). Cela mettrait en évidence, entre autre, une
possible affinité entre cette tendance et le caractère anthropisé des sites précités (tous ou presque
se situant à l’intérieur ou à proximité de l’agglomération). Il est important aussi de remarquer
que le groupe des espèces calcaires (IC) suivrait la même tendance, à savoir des recouvrements
souvent corrélés à ceux des groupes IIA et IIB ; c’est du moins ce que montrent les sites
précédemment cités.
Les sites Ténès, Anse de Kouali, Aïn Tagouraït, et Bérard (1 à 4) connus pour être des endroits
éloignés des agglomérations, et par conséquent, loins de toute sorte de nuisances anthropiques
se distinguent par des %R ESG IA et IB élevés. Il est vrai que Cystoseira spp. occupent souvent
les premiers rangs dans ces endroits (R% : 70 à Ténès, 49.66 à l’Anse de Kouali, 33.33 à Aïn
Tagouraït, etc.).
Cystoseira amentacea var. stricta est une espèce vivace avec une valeur patrimoniale élevée,
(DELEPINE et al. 1987, BOUDOURESQUE et al. 1996, BOUDOURESQUE 2002 et
BULLERI et al. 2002).
Les peuplements de Cystoseira spp. sont considérés comme étant les plus sensibles à la
pollution (DĺEZ et al., 2012 ; PINEDO et al., 2007). En effet, les communautés dominées par
Cystoseira prospèrent dans des sites de référence non perturbés (ARÉVALO et al., 2007).
Les sites de Sidi Fredj, Ain Benian (Ilot) et Anse de Kouali présentent un recouvrement
important du groupe IC, caractérisé par l'espèce dominante Ellisolandia elongata
(recouvrements respectifs : 89,75%, 61,79%, 81,86 %). Cette espèce est connue pour être un
indicateur de pollution et elle présente une tolérance aux changements brutaux du biotope
(SERIDI, 2007).
Toutefois, des peuplements abondants de coralline peuvent également être présents dans des
zones totalement exemptes de pollution. Ellisolandia elongata constitue ainsi par exemple des
peuplements denses dans des stations où l’hydrodynamisme (très fort) ou l’éclairement (très
faible) élimine ses concurrents (Boudouresque 1971, 1984).
