Chapitre I
Généralités
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1. Historique des recherches algologiques en Algérie
L'étude des macroalgues en Algérie remonte à près de deux siècles et a connu un développement
significatif grâce à différents travaux, qui ont jeté les bases de la connaissance de la flore algale
de la côte algérienne.
D’après BAUDRIMONT (1971 ; in MOUSLI, 1985), les plus anciennes recherches
algologiques, en Algérie, remontent à 1799, notamment par DESFONTAINES.
D’importants travaux d'exploration et de documentation des macroalgues remontent à la
première moitié du XIXe siècle, réalisés par des scientifiques tels que MONTAGNE, qui n’est
autre que l’un des pionniers de la discipline en Algérie. En effet, entre 1838 et 1849,
MONTAGNE a entrepris des études dans différents sites côtiers algériens, notamment Alger,
Bab El Oued, Ras Acrata (Aïn Bénian) et Bordj El-Bahri. Au fil du temps, d'autres chercheurs
et botanistes ont contribué à l'expansion de cette connaissance en explorant de nouvelles zones
côtières et en identifiant de nouvelles espèces d'algues.
Au fil du temps, d'autres chercheurs et botanistes ont contribué à l'expansion de cette
connaissance en explorant de nouvelles zones côtières et en identifiant de nouvelles espèces
d'algues. Parmi eux, DEBRAY (1897) a mené des recherches approfondies sur la flore algale
algérienne dans plusieurs sites du centre et de l'ouest algérien, notamment Oran, Tipaza, Sidi
Fredj et Bologhine, fournissant un catalogue des algues de l'Algérie ; ses travaux ont permis de
documenter de nombreuses espèces d'algues le long de la côte algérienne, ainsi que leur
diversité morphologique et des aspects écologiques et physiologiques.
Au XXe siècle, de nouveaux chercheurs ont également brillé par leurs contributions
significatives à l'étude des algues en Algérie. Parmi eux, SAUVAGEAU 1912, s’illustre par
son étude des Cystoseires de Cherchell, ou encore LEMOINE (1914 ; 1924 ; 1957) et SEURAT
(1927, 1933) par leurs travaux notamment sur les côtes ouest, mais aussi HAMEL (1924 ; 1930 ;
1931 ; 1937 ; 1938 ; 1939) ayant fourni de précieuses informations sur la diversité, la biologie
et l’écologie de bon nombre d’espèces de nos côtes.
Cependant, le plus grand apport dans l'étude des algues marines en Algérie revient à J.
FELDMANN et G. FELDMANN (1931 ; 1933 ; 1937 ; 1938 ; 1942 ; 1943 ; 1947 ; 1951 ;
1961). Leurs travaux exhaustifs ont permis d'identifier de nouvelles espèces, de préciser leurs
biologies, de décrire leurs caractéristiques morphologiques et de comprendre leurs écologies
ainsi que la répartition géographique. J. FELDMANN s'est particulièrement intéressé à la
région de Cherchell, comme en témoigne son travail de 1931. Une étude détaillée des
Ceramiacées récoltées dans l’est, le centre et l’ouest de l’Algérie a été faite par FELDMANNMAZOYER (1936 ; 1938 ; 1940 ; 1941 ; 1942 ; 1949 ; in OULD AHMED, 1994).
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