Introduction
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Introduction
Les zones côtières sont parmi les systèmes écologiques les plus productifs et représentent de ce
fait un intérêt majeur pour la société humaine. Cependant, elles sont gravement menacées par
la pression anthropique et l’élévation du niveau de la mer induite par le changement climatique
(CROOKS & TURNER, 1999).
Pour la gestion de ces écosystèmes, il est plus que nécessaire d’identifier les signaux
biologiques clés (impacts) qui indiquent l'intensité du stress anthropogène ou le niveau du statut
écologique : Les macrophytes forment la base structurale de la plupart des écosystèmes les plus
productifs au monde, montrent une affinité et un degré d’adaptation vis-à-vis de leurs
environnements et représentent, de ce fait, de bons indicateurs, ou bioindicateurs, sensibles à la
moindre variation de l’environnement (BLANDIN, 1986). Cette dernière pourrait être
quantifiée au moyen de différents attributs mesurables (métriques) qui, individuellement ou en
combinaison, peuvent être utilisés pour surveiller le fonctionnement des systèmes aquatiques
et en déduire l’état écologique (SCHRAMM, 1999 ; ORFANIDIS et al., 2001, 2003, 2011 ;
KRAUSE-JENSEN et al., 2007 ; SCANLAN et al., 2007 ; WELLS et al., 2007 ; JUANES et
al., 2008).
Les sociétés humaines tirent de nombreux bénéfices de la biodiversité et du fonctionnement des
écosystèmes (ressources biologiques, pollinisation, fertilité des sols...). Des pertes de
biodiversité peuvent ainsi provoquer des pertes de services écologiques (Pimm et al. 1995,
Vitousek et al. 1997, Loreau et al. 2001, 2002, Kinzig et al. 2002, Hooper et al. 2005). Les
invasions biologiques, en provoquant des extinctions d’espèces et des modifications
importantes du fonctionnement des écosystèmes, peuvent constituer un problème coûteux
(VITOUSEK et al. 1996, SAKAI et al. 2001, HOOPER et al. 2005). Il est ainsi nécessaire de
mieux comprendre les effets de la biodiversité sur le fonctionnement des écosystèmes, et en
particulier, les facteurs écologiques qui conditionnent le succès des invasions biologiques et les
impacts des introductions d’espèces sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes.
L'évaluation biologique de la qualité des eaux marines en Algérie avait commencé par l’étude
d’impact de la pollution sur la fraction algale des peuplements benthiques, ainsi que la mise en
évidence d’espèces ou groupes d’espèces indicatrices de pollution, selon leur disparition, ou
leur prolifération, en relation avec la qualité des eaux marines côtières - ex. : KADARIMEZIANE (1994), OULD-AHMED (1994).
Le présent travail est une contribution à l’étude de la diversité de la flore macroalgale
infralittorale des côtes centres (le grand Alger), ainsi qu’une bioévaluation de la qualité
écologique des masses d’eaux inféodées à cette région, en compilant plusieurs matrices de
données publiées dans le cadre de recherches doctorales, ou de thèses de Magister, afin d’en
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Contribution à l’étude de la diversité de la flore macroalgale infralittorale de la côte algéroise évaluation de la qualité écologique - 12/63

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