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Conclusion
Conclusion
Cette étude a eu comme objective d’isoler, identifier et cribler des microalgues pouvant avoir
une efficacité épuratoire dans le traitement des eaux usées aquacoles. Pour cela, des échantillons
d’eaux usées prélevés à deux endroits de différente salinité (eaux douces et eaux saumâtres) ont
servi d’inoculant pour isoler les souches des microalgues.
Dans un premier temps, une caractérisation physicochimique des échantillons prélevés a été
effectuée. Bien que les performances de traitement des eaux usées urbaines de la STEP de
Chenoua soient approuvées pour les indicateurs de pollution majeurs (DCO, DBO, MES), la
pollution phosphorée et –avec un degré moins– la pollution azotée échappe au procédé de
traitement ce qui résulte en des teneurs relativement élevés de ces éléments. Par ailleurs,
l’analyse des deux échantillons a montré que celui du bassin biologique est caractérisé par une
forte charge particulaire et des concentrations élevées d’azote total et ammoniacal par rapport
aux autres éléments azotés et phosphorés. Néanmoins, l’échantillon du décanteur secondaire a
été moins chargé de particules en suspension et a contenu des teneurs modérées d’azote total et
de silicate, et des concentrations relativement faibles des autres éléments nutritifs. L’analyse
physicochimique de l’échantillon de la ferme marine du CNRDPA, classé comme étant une eau
saumâtre à salée, a une forte charge de matières en suspension, une concentration élevée de
silicate et des concentrations moyennes à faibles respectivement pour NT et PT, et pour les
autres éléments nutritifs. La composition variable des trois échantillons en composés azotés et
phosphorés, en MES et en termes de salinité pourrait permettre donc d’isoler des microalgues
de divers groupes taxonomiques.
La stratégie d’isolement a permis d’obtenir des dizaines d’isolats de microalgues appartenant
aux groupes des cyanobactéries, des algues vertes et des diatomées. Parmi cette collection, cinq
isolats de microalgues, vraisemblablement affiliées au genre Chlorella, ont été purifiés avec
succès et sélectionnées pour le traitement d’une eau d’élevage du Tilapia. Cet effluent, qui a
subi un autoclavage pour éliminer tous les microorganismes endogènes, est caractérisé par une
faible salinité (permettant de la classé comme une eau douce), une faible DCO (38,4 mg/l), des
concentrations élevées de NT, NH4 et SiO2 (29,75, 24,56 et 17,91 µmol/l respectivement) et
des faibles concentrations des autres éléments nutritifs (PO4, PT, NO2 et NO3).
Les isolats de microalgues sélectionnés ont montré une croissance bonne à modérée sur cette
eau d’élevage (DOmax à 750 nm de 1,37 pour l’isolat 4 et une DOmin de 0,67 pour l’isolat 1 après
34 jours de traitement). Les cinq isolats ont exhibé des faibles vitesses de croissance et longues
Conclusion
Conclusion
Cette étude a eu comme objective d’isoler, identifier et cribler des microalgues pouvant avoir
une efficacité épuratoire dans le traitement des eaux usées aquacoles. Pour cela, des échantillons
d’eaux usées prélevés à deux endroits de différente salinité (eaux douces et eaux saumâtres) ont
servi d’inoculant pour isoler les souches des microalgues.
Dans un premier temps, une caractérisation physicochimique des échantillons prélevés a été
effectuée. Bien que les performances de traitement des eaux usées urbaines de la STEP de
Chenoua soient approuvées pour les indicateurs de pollution majeurs (DCO, DBO, MES), la
pollution phosphorée et –avec un degré moins– la pollution azotée échappe au procédé de
traitement ce qui résulte en des teneurs relativement élevés de ces éléments. Par ailleurs,
l’analyse des deux échantillons a montré que celui du bassin biologique est caractérisé par une
forte charge particulaire et des concentrations élevées d’azote total et ammoniacal par rapport
aux autres éléments azotés et phosphorés. Néanmoins, l’échantillon du décanteur secondaire a
été moins chargé de particules en suspension et a contenu des teneurs modérées d’azote total et
de silicate, et des concentrations relativement faibles des autres éléments nutritifs. L’analyse
physicochimique de l’échantillon de la ferme marine du CNRDPA, classé comme étant une eau
saumâtre à salée, a une forte charge de matières en suspension, une concentration élevée de
silicate et des concentrations moyennes à faibles respectivement pour NT et PT, et pour les
autres éléments nutritifs. La composition variable des trois échantillons en composés azotés et
phosphorés, en MES et en termes de salinité pourrait permettre donc d’isoler des microalgues
de divers groupes taxonomiques.
La stratégie d’isolement a permis d’obtenir des dizaines d’isolats de microalgues appartenant
aux groupes des cyanobactéries, des algues vertes et des diatomées. Parmi cette collection, cinq
isolats de microalgues, vraisemblablement affiliées au genre Chlorella, ont été purifiés avec
succès et sélectionnées pour le traitement d’une eau d’élevage du Tilapia. Cet effluent, qui a
subi un autoclavage pour éliminer tous les microorganismes endogènes, est caractérisé par une
faible salinité (permettant de la classé comme une eau douce), une faible DCO (38,4 mg/l), des
concentrations élevées de NT, NH4 et SiO2 (29,75, 24,56 et 17,91 µmol/l respectivement) et
des faibles concentrations des autres éléments nutritifs (PO4, PT, NO2 et NO3).
Les isolats de microalgues sélectionnés ont montré une croissance bonne à modérée sur cette
eau d’élevage (DOmax à 750 nm de 1,37 pour l’isolat 4 et une DOmin de 0,67 pour l’isolat 1 après
34 jours de traitement). Les cinq isolats ont exhibé des faibles vitesses de croissance et longues
