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Chapitre III
Résultats et discussion
biomasse obtenues dans notre étude, sont faibles par rapport aux résultats des études
antérieures. En effet, le travail de Chen et al. (2020) a montré qu'une souche de
Chlorellasorokiniana cultivée dans des eaux usées porcines a atteint une biomasse élevée
(allant jusqu'à 5,45 g/l). De plus, les travaux de Bhatnagar et al. (2011) et de Wang et al. (2018)
ont révélé que plusieurs souches de microalgues ont affiché une productivité algale supérieure
à 3 g/l dans les eaux usées de volaille.
De même, la densité optique maximum (DOmax) varie de 0,666 à 1,365, ce qui indique (comme
nous l’avons déjà évoqué plus haut) un comportement différent de chaque isolat.
Le temps de croissance maximal est constant pour tous les isolats (34 jours) montrant ainsi la
tolérance des microalgues à poursuivre leur développement dans cette eau usée.
Le taux de croissance spécifique (µ) présente des valeurs proches pour les isolats 1, 5 et 2. Une
valeur minimale pour l’isolat 10 et une valeur intermédiaire pour l’isolat 4. Ces variations
indiquent des vitesses de croissance différentes entre les isolats ; Le taux croissance spécifique
de nos isolats de microalgues dans l’effluent du Tilapia variant entre 0,058 ± 0,103 j
-1 et 0,097
±0,118j
-1 . Ces valeurs sont inférieures à celles rapportées par Ferro et al. (2018), où les
microalgues ont montré un taux de croissance spécifique d'environ 0,98 j
-1 dans une eau usée
municipale. En outre, Zhou et al. (2011), ont rapporté des taux de croissance plus élevés aux
nôtres (de 0,455 à 0,472 j
-1
) pour des microalgues cultivées dans un effluent secondaire d’une
station d'épuration. Cette différence peut être attribuée à plusieurs facteurs, tels que les
caractéristiques spécifiques de l'effluent aquacole, les conditions de culture et les souches de
microalgues utilisées.
En concordance, le temps de doublement (dt) déterminé, suggère respectivement, que les isolats
1, 5 et 2 se reproduisent plus rapidement que les autres, avec des temps de doublement plus
courts. Le dt de nos isolats de microalgues affichant des durées plus longues à celles observées
dans l'étude menée par Santos-Ballardo et al. (2015). Dans cette dernière, le temps de
doublement de quatre espèces de microalgues (Chaetoceroscalibras, Isochrysisaffinisgalbana,
Nannochloropsisgaditana, Phaeodactylumtricornutum), cultivées dans le milieu de Guillard et
Ryther (1962), varie entre 2,1 ± 0,09 jours et 4,76 ± 0,59jours.
En analysant les taux de croissance spécifique et les temps de doublement, nous pouvons
conclure que les microalgues étudiées dans le traitement des eaux usées aquacoles présentent
une croissance relativement ralentie. Cette faiblesse de nos isolats pourrait être surmontée si
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