20
Chapitre I
Généralités
termes de production de biomasse chaque espèce de microalgue possède de bonnes
caractéristiques pour éliminer certains polluants et produire une certaine quantité de biomasse.
De réduire les émissions de CO2 et de réutiliser les eaux usées de manière économique et
respectueuse de l'environnement.
I.2.3. Séquestration du CO2 en utilisant les microalgues :
La composition biochimique des microalgues comprend des protéines, des glucides, des
pigments et des lipides (Chen et Vaidyanathan, 2013). Les microalgues sont considérées comme
des "plantes" car leurs cellules subissent la photosynthèse pour la reproduction et la croissance.
Lors de la photosynthèse, les cellules des microalgues transforment le CO2 et l'eau en oxygène
et en énergie chimique grâce à une série de réactions chimiques complexes. Les deux
principales catégories de processus photosynthétiques sont les réactions sombres et les réactions
lumineuses. Les pigments des antennes photosynthétiques captent l'énergie solaire, qui est
ensuite utilisée pour diviser l'eau en électrons, protons et oxygène lors des réactions lumineuses.
Les porteurs d'énergie (ATP et NADPH) qui soutiennent les demandes métaboliques de
l'organisme sont ensuite créés à partir des électrons et des protons. Le cycle de Calvin utilise
l'énergie du NADPH et de l'ATP pour convertir le CO2 en glucides pendant les réactions
sombres dans le stroma (Markou et al, 2012). Le CO2 est utilisé pour carboxyler le ribulose1,5-bisphosphate en 3-phosphoglycérate, qui est impliqué dans la fixation du carbone et la
synthèse des glucides (Markou et al, 2012). Les microalgues sont très réactives à
l'environnement qui les entoure, ce qui peut influencer leur composition biochimique.
La quantité et la qualité de la lumière sont essentielles pour la photosynthèse et les processus
métaboliques dans les cellules de microalgues. Les variations de l'intensité lumineuse
influencent la composition en pigments, lipides, glucides et protéines des cellules de
microalgues (Khoeyi et al, 2012). Une faible intensité lumineuse (<100 µmol m
-2 s
-1 ) peut
ralentir la croissance des microalgues, tandis qu'une intensité lumineuse plus élevée (supérieure
à 100 µmol m
-2 s
-1 ) peut favoriser la croissance des microalgues. La faible quantité de poids sec
des cellules (0,305 g/L) enregistrée pour Nannocloropsissp. Était probablement due à la faible
intensité lumineuse (50 µmol m
-2 .s
-1 ) (Hu & Gao, 2006). En revanche, la culture de
Nannochloropsissp. À une intensité lumineuse élevée (170 µmol m
-2 s
-1 ) et aérée avec 2 % de
CO2 a donné une plus grande quantité de poids sec des cellules (3,5 g/L) (Pal et al, 2011). Chez
les diatomées, Chaetoceros cf. wighamii cultivé avec un apport de CO2 a montré une teneur en
biomasse plus élevée par rapport à ceux sans CO2 (Araujo& Garcia, 2005). Dans l'ensemble,
les variations de biomasse, de lipides, de glucides, de protéines et de chlorophylles peuvent être
Précédent

Isolement, purification et criblage des microalgues pour le traitement des eaux usées aquacoles - 35/132

Suivant