19
3- Les paramètres biométriques
3-1-A 10 m de profondeur
Les biomasses sèches des épiphytes et des feuilles montrent des variations cycliques saisonnières
similaires. La corrélation entre ces deux paramètres est très forte (r=0,81) et s’explique par le fait
que les feuilles servent de substrat pour l’installation des épiphytes. Le maximum de biomasse
foliaire est mesuré en période estivale qui coïncide avec la longueur maximale des feuilles; ces
résultats sont en accord avec les observations de Gobert (2002). Les minima de biomasse foliaire
sont mesurés en hiver et s’expliquent par la chute des feuilles sénescentes et le renouvellement des
faisceaux à la fin août (Gobert., 2002). Une fois tombées, les feuilles sénescentes (plus âgées) et
fort épiphytées laissent place à des feuilles jeunes peu épiphytées.
La surface foliaire est de même très corrélée avec la biomasse des épiphytes (r=0,80) puisque
l’installation de ces derniers dépend directement de la surface de colonisation disponible. La
diminution de la surface foliaire à la fin de la période estivale suite à la chute des feuilles et au
renouvellement des faisceaux s’exprime par la forte corrélation entre ces deux paramètres (r=0,92).
L’altération physique des feuilles exprimée par le coefficient A est due au broutage des herbivores
et à l’hydrodynamisme. Les valeurs maximales sont calculées en été. Ce résultat est en accord avec
celui des observations de Jadot et al (2002) qui montre que les maxima de coefficient A coïncident
avec une occurrence du poisson Sarpa salpa à 10 m de profondeur en été au niveau de la baie de
Calvi. En hiver, les adultes de Sarpa salpa se déplacent et migrent vers les grandes profondeurs
(Peirano et al., 2001). La pression de broutage par Sarpa salpa sur les feuilles de P. oceanica est
importante. En effet, cette espèce peut consommer 15% de la biomasse foliaire de l'herbier
(Havelange et al., 1997). L’altération des feuilles en hiver est principalement due aux tempêtes
(Gobert, 2002).
La biomasse foliaire est très corrélée avec l’intensité lumineuse (lux et PAR avec r=0,72; r=0,75 ;
respectivement). Elle présente une faible corrélation avec la température (r=0,45). La surface
foliaire est également corrélée au PAR (r=0,71).
3-2-Le long de profil bathymétrique:
En général, les paramètres biométriques diminuent avec la profondeur (p<0,05) (Figure 7). Cette
diminution est liée à la diminution de la lumière et de la température avec la profondeur. La
croissance de l’herbier est influencée en premier temps par la lumière (Pirc., 1986). Dans la baie
de Calvi, les maxima de l’ensemble des paramètres biométriques se mesurent à 10 m de
profondeur. Ce résultat est en accord avec de celui de Soullard et al (1994).
3- Les paramètres biométriques
3-1-A 10 m de profondeur
Les biomasses sèches des épiphytes et des feuilles montrent des variations cycliques saisonnières
similaires. La corrélation entre ces deux paramètres est très forte (r=0,81) et s’explique par le fait
que les feuilles servent de substrat pour l’installation des épiphytes. Le maximum de biomasse
foliaire est mesuré en période estivale qui coïncide avec la longueur maximale des feuilles; ces
résultats sont en accord avec les observations de Gobert (2002). Les minima de biomasse foliaire
sont mesurés en hiver et s’expliquent par la chute des feuilles sénescentes et le renouvellement des
faisceaux à la fin août (Gobert., 2002). Une fois tombées, les feuilles sénescentes (plus âgées) et
fort épiphytées laissent place à des feuilles jeunes peu épiphytées.
La surface foliaire est de même très corrélée avec la biomasse des épiphytes (r=0,80) puisque
l’installation de ces derniers dépend directement de la surface de colonisation disponible. La
diminution de la surface foliaire à la fin de la période estivale suite à la chute des feuilles et au
renouvellement des faisceaux s’exprime par la forte corrélation entre ces deux paramètres (r=0,92).
L’altération physique des feuilles exprimée par le coefficient A est due au broutage des herbivores
et à l’hydrodynamisme. Les valeurs maximales sont calculées en été. Ce résultat est en accord avec
celui des observations de Jadot et al (2002) qui montre que les maxima de coefficient A coïncident
avec une occurrence du poisson Sarpa salpa à 10 m de profondeur en été au niveau de la baie de
Calvi. En hiver, les adultes de Sarpa salpa se déplacent et migrent vers les grandes profondeurs
(Peirano et al., 2001). La pression de broutage par Sarpa salpa sur les feuilles de P. oceanica est
importante. En effet, cette espèce peut consommer 15% de la biomasse foliaire de l'herbier
(Havelange et al., 1997). L’altération des feuilles en hiver est principalement due aux tempêtes
(Gobert, 2002).
La biomasse foliaire est très corrélée avec l’intensité lumineuse (lux et PAR avec r=0,72; r=0,75 ;
respectivement). Elle présente une faible corrélation avec la température (r=0,45). La surface
foliaire est également corrélée au PAR (r=0,71).
3-2-Le long de profil bathymétrique:
En général, les paramètres biométriques diminuent avec la profondeur (p<0,05) (Figure 7). Cette
diminution est liée à la diminution de la lumière et de la température avec la profondeur. La
croissance de l’herbier est influencée en premier temps par la lumière (Pirc., 1986). Dans la baie
de Calvi, les maxima de l’ensemble des paramètres biométriques se mesurent à 10 m de
profondeur. Ce résultat est en accord avec de celui de Soullard et al (1994).
