CHAPITRE IV. DISCUSSION
27
Le cycle saisonnier de la surface foliaire dépend de la variation de la longueur et du nombre
des feuilles, qui est liée au rythme saisonnier de leur chute et de leur formation. En effet, selon
Wittmann (1984), la croissance des feuilles est ralentie en automne, tandis que le printemps et l'été
sont les périodes les plus favorables au développement végétatif de la plante, d'où les valeurs
élevées des longueurs maximales des feuilles observées à ces périodes.
Les variations du coefficient A dépendent de l'action de l'hydrodynamisme et du broutage par
des herbivores, tels que l'oursin Paracentrotus lividus qui assimile les épiphytes des feuilles
et le sparidé Sarpa salpa qui se nourrit directement des feuilles de Posidonia oceanica (L.) Delile.
Les valeurs élevées de ce coefficient en été reflètent l'importance de la pression de broutage
à cette saison (Wittmann et al., 1981; Pergent., 1987; Gobert., 2002).
En conclusion, les variations des différents paramètres phénologiques sur la période allant d'avril
2015 à juillet 2016 montrent clairement l'influence des conditions hydrodynamiques,
de l'ensoleillement et de la pression de prédation dans la baie de la Revellata (Calvi).
La diminution des paramètres biométriques tels que la biomasse des faisceaux, des épiphytes,
l’indice foliaire, la longueur maximale des feuilles, ainsi que d’autre paramètres qui en découlent
tels que le rapport E/F, la surface foliaire et le coefficient A, mesurés entre 3m et 37m
de profondeur est lié à la réduction de la lumière et la température (Pirc., 1985). Les valeurs
maximales sont conformes à ce qui a été décrit par Gobert (2002), qui révèle les maximas à 10m
de profondeur. Ces schémas de variation ont déjà été signalés par différents auteurs (Cinelli et al.,
1984 ; Pergent., 1987 ; Sanchez-lizazo.,1993 ; Boumaza., 1995).
IV.2. Variations des concentrations en ETs dans les rhizomes de Posidonia oceanica (L.)
Delile
L'assimilation des ETs dans les rhizomes de Posidonia oceanica (L.) Delile se fait par deux voies:
l'absorption par les feuilles à partir de la colonne d'eau puis la translocation vers les rhizomes,
et l’absorption par les racines dans l'eau interstitielle (Luy et al., 2012). Par conséquent, il est
important de prendre en compte l’état et la nature des sédiments marins dans la discussion
des résultats obtenus.
IV.2.1. Concentrations des éléments traces entre Stareso et Plateau des Chèvres :
La comparaison de nos résultats avec ceux de Richir et Gobert (2014) sur les feuilles
de posidonies révèle que certains éléments ont une affinité à s’accumuler dans les rhizomes plutôt
que dans les feuilles. Cela confirme également ce que Richir et al. (2013) ont révélé dans leur
étude expérimentale de la compartimentalisation des ETs dans les tissus de Posidonia oceanica
(L.) Delile.
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Le cycle saisonnier de la surface foliaire dépend de la variation de la longueur et du nombre
des feuilles, qui est liée au rythme saisonnier de leur chute et de leur formation. En effet, selon
Wittmann (1984), la croissance des feuilles est ralentie en automne, tandis que le printemps et l'été
sont les périodes les plus favorables au développement végétatif de la plante, d'où les valeurs
élevées des longueurs maximales des feuilles observées à ces périodes.
Les variations du coefficient A dépendent de l'action de l'hydrodynamisme et du broutage par
des herbivores, tels que l'oursin Paracentrotus lividus qui assimile les épiphytes des feuilles
et le sparidé Sarpa salpa qui se nourrit directement des feuilles de Posidonia oceanica (L.) Delile.
Les valeurs élevées de ce coefficient en été reflètent l'importance de la pression de broutage
à cette saison (Wittmann et al., 1981; Pergent., 1987; Gobert., 2002).
En conclusion, les variations des différents paramètres phénologiques sur la période allant d'avril
2015 à juillet 2016 montrent clairement l'influence des conditions hydrodynamiques,
de l'ensoleillement et de la pression de prédation dans la baie de la Revellata (Calvi).
La diminution des paramètres biométriques tels que la biomasse des faisceaux, des épiphytes,
l’indice foliaire, la longueur maximale des feuilles, ainsi que d’autre paramètres qui en découlent
tels que le rapport E/F, la surface foliaire et le coefficient A, mesurés entre 3m et 37m
de profondeur est lié à la réduction de la lumière et la température (Pirc., 1985). Les valeurs
maximales sont conformes à ce qui a été décrit par Gobert (2002), qui révèle les maximas à 10m
de profondeur. Ces schémas de variation ont déjà été signalés par différents auteurs (Cinelli et al.,
1984 ; Pergent., 1987 ; Sanchez-lizazo.,1993 ; Boumaza., 1995).
IV.2. Variations des concentrations en ETs dans les rhizomes de Posidonia oceanica (L.)
Delile
L'assimilation des ETs dans les rhizomes de Posidonia oceanica (L.) Delile se fait par deux voies:
l'absorption par les feuilles à partir de la colonne d'eau puis la translocation vers les rhizomes,
et l’absorption par les racines dans l'eau interstitielle (Luy et al., 2012). Par conséquent, il est
important de prendre en compte l’état et la nature des sédiments marins dans la discussion
des résultats obtenus.
IV.2.1. Concentrations des éléments traces entre Stareso et Plateau des Chèvres :
La comparaison de nos résultats avec ceux de Richir et Gobert (2014) sur les feuilles
de posidonies révèle que certains éléments ont une affinité à s’accumuler dans les rhizomes plutôt
que dans les feuilles. Cela confirme également ce que Richir et al. (2013) ont révélé dans leur
étude expérimentale de la compartimentalisation des ETs dans les tissus de Posidonia oceanica
(L.) Delile.
