CHAPITRE I : GENERALITES
32
I.5.2.1 Contexte naturel
D’un point de vue géomorphologique, le facies du littoral adjacent de l’AMP du PNTaza est
très accidenté et rocheux, taillé dans les roches intrusives, les schistes, les grès et les argiles du
massif d’El Aouana (PNTaza, 2003). L’AMP du PNTaza comprend des formations géologiques
diverses ; on ressence des promontoires (Cap Afia ; Cap El Aouana), des îlots (îlot de Ziama ;
îlot de Mensouriah ; îlot Hadjret Tafalkout) des îles (îles El Aouana), des petites baies (baie
d’El Aouana ; baie des Aftis ; baie de Taza ; baie de la grotte merveilleuse), des criques (criques
de Ziama Mensouriah) et des falaises (PNTaza, 2003).
Le relief sous-marin présente plusieurs faciès sédimentaires (sables ; sables envasés ; vases
sableuses ; vases) et est en majorité accidenté, il comporte des chutes de fond ou pentes très
franches et des canyons escarpés (Leclaire, 1972). Il se singularise par un plateau continental
peu étendu d’une largeur moyenne de 1,5 km et par une pente continentale. Selon Leclaire
(1972), à partir de l’isobathe -40 mètres, le fond devient très escarpé et représente des failles
très profondes, des pics très saillants et des hauteurs de chute importantes (PNTaza, 2003). Les
hauts fonds, Banc des Kabyles et Écueil de la Salamandre, forment des remontées brutales du
fond, ce dernier passant des - 100 m à - 50 m, et même à - 13 m, très rapidement (Kacher, 2010).
En matière de biodiversité, la partie marine du PNTaza abrite une faune et une flore
remarquables et plusieurs espèces animales et végétales avec un statut de protection, nous
citerons : le corail rouge Corallium rubrum, la patelle géante Patella ferruginea, la grande nacre
Pinna nobilis, le mérou brun Epinephelus marginatus, diverses espèces de dauphins et des
herbiers de posidonie Posidonia oceanica.
I.5.3 Contexte socio-économique
L’étude socioéconomique pour la future AMP de PNTaza, conduite par Chakour (2012) a
démontré qu’en l’absence de tissu industriel, les populations locales préfèrent valoriser leurs
ressources naturelles locales à travers l’agriculture, l’artisanat et la pêche et plus
particulièrement la pêche artisanale avec une prédominance de petits métiers. Il est toutefois à
signaler que les difficultés économiques de la population locale mettent de nombreux pêcheurs
plaisanciers en concurrence déloyale avec les pêcheurs professionnels. Ces plaisanciers pêchent
illégalement avec les mêmes engins utilisés par les professionnels et ciblent ainsi les mêmes
espèces en commercialisant leurs prises au même marché (Kacher, 2010).
Par ailleurs, bien que la région ait également une vocation touristique, la pratique de cette
activité requiert beaucoup de financements et de savoir-faire, raison pour laquelle elle reste
encore une activité secondaire dans la région.
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I.5.2.1 Contexte naturel
D’un point de vue géomorphologique, le facies du littoral adjacent de l’AMP du PNTaza est
très accidenté et rocheux, taillé dans les roches intrusives, les schistes, les grès et les argiles du
massif d’El Aouana (PNTaza, 2003). L’AMP du PNTaza comprend des formations géologiques
diverses ; on ressence des promontoires (Cap Afia ; Cap El Aouana), des îlots (îlot de Ziama ;
îlot de Mensouriah ; îlot Hadjret Tafalkout) des îles (îles El Aouana), des petites baies (baie
d’El Aouana ; baie des Aftis ; baie de Taza ; baie de la grotte merveilleuse), des criques (criques
de Ziama Mensouriah) et des falaises (PNTaza, 2003).
Le relief sous-marin présente plusieurs faciès sédimentaires (sables ; sables envasés ; vases
sableuses ; vases) et est en majorité accidenté, il comporte des chutes de fond ou pentes très
franches et des canyons escarpés (Leclaire, 1972). Il se singularise par un plateau continental
peu étendu d’une largeur moyenne de 1,5 km et par une pente continentale. Selon Leclaire
(1972), à partir de l’isobathe -40 mètres, le fond devient très escarpé et représente des failles
très profondes, des pics très saillants et des hauteurs de chute importantes (PNTaza, 2003). Les
hauts fonds, Banc des Kabyles et Écueil de la Salamandre, forment des remontées brutales du
fond, ce dernier passant des - 100 m à - 50 m, et même à - 13 m, très rapidement (Kacher, 2010).
En matière de biodiversité, la partie marine du PNTaza abrite une faune et une flore
remarquables et plusieurs espèces animales et végétales avec un statut de protection, nous
citerons : le corail rouge Corallium rubrum, la patelle géante Patella ferruginea, la grande nacre
Pinna nobilis, le mérou brun Epinephelus marginatus, diverses espèces de dauphins et des
herbiers de posidonie Posidonia oceanica.
I.5.3 Contexte socio-économique
L’étude socioéconomique pour la future AMP de PNTaza, conduite par Chakour (2012) a
démontré qu’en l’absence de tissu industriel, les populations locales préfèrent valoriser leurs
ressources naturelles locales à travers l’agriculture, l’artisanat et la pêche et plus
particulièrement la pêche artisanale avec une prédominance de petits métiers. Il est toutefois à
signaler que les difficultés économiques de la population locale mettent de nombreux pêcheurs
plaisanciers en concurrence déloyale avec les pêcheurs professionnels. Ces plaisanciers pêchent
illégalement avec les mêmes engins utilisés par les professionnels et ciblent ainsi les mêmes
espèces en commercialisant leurs prises au même marché (Kacher, 2010).
Par ailleurs, bien que la région ait également une vocation touristique, la pratique de cette
activité requiert beaucoup de financements et de savoir-faire, raison pour laquelle elle reste
encore une activité secondaire dans la région.
