CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSIONS
100
Concernant les SSMs du PNTaza, une approche participative incluant les parties prenantes clés
pour la mise en place de ces SSMs a été adoptée. Cette approche participative s’est matérialisée
la mise en place de groupes de concertation intersectoriels (comité de pilotage, groupe de
planification), qui ont permis d’après les témoignages recueillis auprès des représentants des
directions, de discuter du projet en amont, de contribuer de manière plus effective à sa
planification et mise en œuvre et d’anticiper d’éventuels conflits. En effet, tel que déclaré par
les gestionnaires des SSMs, l’absence d’une réglementation spécifique à ces SSMs aurait pu
être un frein pour leur mise en place, cependant l’approche participative adoptée a permis
d’ouvrir le dialogue avec les autorités concernées pour l’exploitation du DPM.
Les plongeurs également associés dès le début du projet ont exprimé le souhait d’être
davantage impliqués et consultés pour la gestion de l’AMP. L’équipe du projet ont d’ailleurs
déclaré que les plongeurs, en tant qu’experts des fonds marins de Jijel, ont joué un rôle clé dans
l’identification des sites pour l’implémentation des SSMs et la sélection des espèces figurant
sur les panneaux d’information.
Les interviewés ont également souligné le fait que le comité de pilotage ayant été présidé par
le Secrétaire général de la Wilaya a permis d’assurer la présence de tous les acteurs lors des
séances de travail. Néanmoins, l’équipe du projet a déclaré que la participation des parties
prenantes n’était pas homogène et estime qu’il s’agit davantage d’une question de volonté et de
profil de la personne que du secteur qu’elle représente. Ce même constat a été fait par d’autres
parties prenantes qui estiment qu’une implication plus efficace du secteur du tourisme et des
gestionnaires des SSMs aurait assuré une meilleure promotion des SSMs. L’entretien avec le
Directeur du tourisme a révélé qu’il n’a été impliqué dans l’équipe des SSMs qu’à la fin du
projet, ceci peut expliquer le manque d’implication.
Bien que ces ateliers participatifs aient contribué à l’évolution des visions, sur le terrain,
l’adoption d’une approche participative reste embryonnaire ou presque inexistante, en raison
de la rupture du contact. D’ailleurs, la majorité des parties prenantes impliquées ne souhaite pas
adopter l’approche participative dans les projets futurs, car ils considèrent que cela ralentira le
processus au lieu de le faciliter.
III.2.1.3 Modèle de gestion : exclusif ou cogestion ?
Sur les 82 % des SSMs situés dans une AMP 41 % d’entre eux ont été initiés par les
gestionnaires de l’AMP ou future AMP à l’instar des sentiers sous-marin du Parc national de
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Concernant les SSMs du PNTaza, une approche participative incluant les parties prenantes clés
pour la mise en place de ces SSMs a été adoptée. Cette approche participative s’est matérialisée
la mise en place de groupes de concertation intersectoriels (comité de pilotage, groupe de
planification), qui ont permis d’après les témoignages recueillis auprès des représentants des
directions, de discuter du projet en amont, de contribuer de manière plus effective à sa
planification et mise en œuvre et d’anticiper d’éventuels conflits. En effet, tel que déclaré par
les gestionnaires des SSMs, l’absence d’une réglementation spécifique à ces SSMs aurait pu
être un frein pour leur mise en place, cependant l’approche participative adoptée a permis
d’ouvrir le dialogue avec les autorités concernées pour l’exploitation du DPM.
Les plongeurs également associés dès le début du projet ont exprimé le souhait d’être
davantage impliqués et consultés pour la gestion de l’AMP. L’équipe du projet ont d’ailleurs
déclaré que les plongeurs, en tant qu’experts des fonds marins de Jijel, ont joué un rôle clé dans
l’identification des sites pour l’implémentation des SSMs et la sélection des espèces figurant
sur les panneaux d’information.
Les interviewés ont également souligné le fait que le comité de pilotage ayant été présidé par
le Secrétaire général de la Wilaya a permis d’assurer la présence de tous les acteurs lors des
séances de travail. Néanmoins, l’équipe du projet a déclaré que la participation des parties
prenantes n’était pas homogène et estime qu’il s’agit davantage d’une question de volonté et de
profil de la personne que du secteur qu’elle représente. Ce même constat a été fait par d’autres
parties prenantes qui estiment qu’une implication plus efficace du secteur du tourisme et des
gestionnaires des SSMs aurait assuré une meilleure promotion des SSMs. L’entretien avec le
Directeur du tourisme a révélé qu’il n’a été impliqué dans l’équipe des SSMs qu’à la fin du
projet, ceci peut expliquer le manque d’implication.
Bien que ces ateliers participatifs aient contribué à l’évolution des visions, sur le terrain,
l’adoption d’une approche participative reste embryonnaire ou presque inexistante, en raison
de la rupture du contact. D’ailleurs, la majorité des parties prenantes impliquées ne souhaite pas
adopter l’approche participative dans les projets futurs, car ils considèrent que cela ralentira le
processus au lieu de le faciliter.
III.2.1.3 Modèle de gestion : exclusif ou cogestion ?
Sur les 82 % des SSMs situés dans une AMP 41 % d’entre eux ont été initiés par les
gestionnaires de l’AMP ou future AMP à l’instar des sentiers sous-marin du Parc national de
