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III.3. Le phytoplancton
La connaissance de la composition des populations phytoplanctoniques et de leur
organisation taxonomique est une information très importante et un véritable outil de
diagnostic pour comprendre le fonctionnement des écosystèmes.
La composition du phytoplancton est différente selon la saison. Les phytoplanctons plus
petits et flagellés qui coulent moins facilement sont davantage présents lors de la floraison.
De plus, les diatomées dominent dans des eaux turbulentes et riches en nutriments tandis que
les dinoflagellés sont davantage associés aux eaux stratifiées et moins riches en nutriments
(Morales, J. S, 2014).
Dans le cadre de notre étude, une estimation quantitative et qualitative du phytoplancton au
niveau de la ferme conchylicole a été effectués au niveau des stations échantillonnées.
L'observation des caractéristiques morphologiques du phytoplancton identifié dans les
stations échantillonnées, nous a permis de recenser 44genres, regroupant plusieurs espèces.
Seules les Diatomées et Dinophycées ont été totalement identifiées. Les premières
comprennent 29 espèces et les secondes 14 espèces.
Et d’autres espèces que nous avons rencontrés appartenant au genres Silicofalegellés,
Cryptophycées, Chlorophycées.
On note la prédominance nette des Diatomées dont les espèces sont près de trois fois plus
nombreuses que celles des Dinophycées. Sauf en été où ces dernières supplantent parfois les
Diatomées.
Mais le genre et le nombre des espèces varient plus ou moins fortement d'une station à l'autre.
Sur le plan quantitatif, la différence est encore plus marquée : les Diatomées sont plus
abondantes que les Dinophycées (nombre moyen de cellules par litre, par une seule station :
280 880 Diatomées et 1 040 Dinophycées).
On remarquera que plus de la moitié des espèces sont des Diatomées pennées.
Pour les eaux algériennes, cette richesse taxinomique, concorde avec celle les travaux
quantitatifs de KRÙGER (1950). BERNARD et BERTOLDO (1958) et BUCALOSSI
(1960), d'autre part l'étude d'ensemble du microplancton par TELLAI (1964), celle d'un
cycle annuel du phytoplancton et de sa répartition verticale par LALAMITALEB (1971),
celle des Dinoflagellés par PINCEMIN (1966), et un certain nombre de travaux de F.
BERNARD dont nous retiendrons l'un des plus récents (BERNARD et TALEB, 1970 in
Djemaoun, L. 2018) s'adressant aux Diatomés et Coccolithophorides, comme les figures 3.9,
3.10 les démontrent ci-dessous.
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