Conclusion
70
L’objectif de cette étude était l’évaluation et la caractérisation de la résistance aux
métaux lourds et aux antibiotiques des bactéries isolées à partir de poissons
marins ayant des habitats différents: Sardina pilchardus (la sardine commune) et
Mullus barbatus (le rouget de vase) ainsi que l’isolement et l’application de
certaines souches résistantes dans l’élimination du chrome.
Les résultats obtenus
dans cette étude ont révélé que :
➢ La résistance aux métaux lourds chez la flore totale était globalement faible à
moyenne pour le plomb, le cuivre et le zinc et faible pour le cadmium et le
mercure alors qu’une sensibilité totale a été observée pour le chrome.
➢ La résistance aux métaux lourds chez les coliformes totaux était
globalement faible à moyenne à l’exception du troisième échantillon du
rouget qui a montré la présence d’un taux important de coliformes résistants
au Hg, Cu, Zn et Cr.
➢ L’analyse statistique des résultats des taux de résistance aux métaux lourds
obtenus chez la Sardine et le Rouget a montré une différence statistiquement
non significative entre les deux poissons. Bien que, le rouget est connu pour
accumuler davantage les métaux toxiques. Ces résultats corroborent les
résultats de Touahir(2017) concernant la résistance aux antibiotiques selon
l’habitat du poisson.
➢ La plupart des souches étaient multirésistantes aux métaux lourds et
présentent une résistance associée aux antibiotiques.
Cette étude a permis d’évaluer l’état de la résistance aux métaux lourds dans
les différents sites afin de comprendre la dissémination de la résistance dans
l’environnement d’une part, et a également permis d’isoler des souches multirésistantes aux métaux dans un intérêt biotechnologique à savoir le traitement des
rejets industriels et la bioremédiation d’autre part.
Trois souches (Serratia odorifera, Pseudomonas aeruginosa et Staphylococcus
aureus) ont été testées pour leur potentiel à éliminer le chrome VI dans différentes
conditions opératoires à savoir la concentration initiale du chrome, l’inoculum et le
pH en suivant la croissance bactérienne et la concentration du chrome. Les résultats
ont montré :
➢ L’augmentation de l’inoculum favorise la cinétique microbienne et
l’élimination du chrome surtout dans les premières 24h, ceci serait dû à la
réduction de la phase de latence et à la disponibilité des sites d’adsorption du
chrome.
➢ La concentration initiale du chrome a un effet négatif sur la cinétique
microbienne. Bien que nos souches ont toléré les 200mg/l.
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L’objectif de cette étude était l’évaluation et la caractérisation de la résistance aux
métaux lourds et aux antibiotiques des bactéries isolées à partir de poissons
marins ayant des habitats différents: Sardina pilchardus (la sardine commune) et
Mullus barbatus (le rouget de vase) ainsi que l’isolement et l’application de
certaines souches résistantes dans l’élimination du chrome.
Les résultats obtenus
dans cette étude ont révélé que :
➢ La résistance aux métaux lourds chez la flore totale était globalement faible à
moyenne pour le plomb, le cuivre et le zinc et faible pour le cadmium et le
mercure alors qu’une sensibilité totale a été observée pour le chrome.
➢ La résistance aux métaux lourds chez les coliformes totaux était
globalement faible à moyenne à l’exception du troisième échantillon du
rouget qui a montré la présence d’un taux important de coliformes résistants
au Hg, Cu, Zn et Cr.
➢ L’analyse statistique des résultats des taux de résistance aux métaux lourds
obtenus chez la Sardine et le Rouget a montré une différence statistiquement
non significative entre les deux poissons. Bien que, le rouget est connu pour
accumuler davantage les métaux toxiques. Ces résultats corroborent les
résultats de Touahir(2017) concernant la résistance aux antibiotiques selon
l’habitat du poisson.
➢ La plupart des souches étaient multirésistantes aux métaux lourds et
présentent une résistance associée aux antibiotiques.
Cette étude a permis d’évaluer l’état de la résistance aux métaux lourds dans
les différents sites afin de comprendre la dissémination de la résistance dans
l’environnement d’une part, et a également permis d’isoler des souches multirésistantes aux métaux dans un intérêt biotechnologique à savoir le traitement des
rejets industriels et la bioremédiation d’autre part.
Trois souches (Serratia odorifera, Pseudomonas aeruginosa et Staphylococcus
aureus) ont été testées pour leur potentiel à éliminer le chrome VI dans différentes
conditions opératoires à savoir la concentration initiale du chrome, l’inoculum et le
pH en suivant la croissance bactérienne et la concentration du chrome. Les résultats
ont montré :
➢ L’augmentation de l’inoculum favorise la cinétique microbienne et
l’élimination du chrome surtout dans les premières 24h, ceci serait dû à la
réduction de la phase de latence et à la disponibilité des sites d’adsorption du
chrome.
➢ La concentration initiale du chrome a un effet négatif sur la cinétique
microbienne. Bien que nos souches ont toléré les 200mg/l.
