Résultats et Discussion
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La présence de phénotypes bactériens testés pour être résistants aux métaux pourrait refléter
l’accumulation des métaux par leur hôte et donc la contamination du milieu (Kaluzhnaya et
Itskovich, 2014). Des études antérieures avaient notées que les fréquences élevées de germes
résistants aux métaux rencontrés dans un site donné sont liées aux pressions de sélection
exercées par les métaux lourds au sein de ce site (Al-Jebouri, 1985; Diaz-Ravina et al.,
1994).
Cette étude a montré que la souche de staphylocoque est une bactéries multi-résistante. Aussi,
des études réalisées par Fariaet al. (2009) et Harakeh et al. (2006)rapportent que les
souches de staphylocoques isolées des eaux de mer, des eaux usées et des eaux potables sont
multi-résistantes aux antibiotiques et aux métaux lourds. De même, dans l’étude de Chitour
et al., (2018) presque la totalité des staphylocoques étudiés ont été résistantes aux cuivre et
cadmium.
Concernant, Pseudomonas aeruginosa, Perronet al. (2004) ont montré que la présence de
zinc sélectionne des souches de P. aeruginosa résistantes à la fois à différents métaux : Zn,
Cd et Co et à l’imipenème, antibiotique de la famille des béta-lactamines. Cette double
résistance implique le système de régulation à deux composants CzcR/CzcS qui en présence
du métal va d’une part, induire l’expression de la pompe à efflux CzcCBA permettant l’efflux
du Zn, Cd et Co et d’autre part réprimer l’expression de la porine OprD, responsable
notamment de l’entrée de l’imipenème dans la cellule (PERRON et al., 2004). Même effet
sur la résistance à l’imipénème a été observé en présence du cuivre (Caille et al.(2007).
Pseudomonas aeruginosa a montré une tolérance maximale aux métaux lourds. Ce
résultat est en accord avec ceux de Leedjaru et al. (1996) qui ont rapporté que
Pseudomonas aeruginosa contient au moins quatre transporteurs d'efflux de zinc ou de
cadmium ou de plomb et deux transporteurs chimiosmotiques Cadmium, Zinc et Cobalt
(CZC).
De plus, dans une étude deNamadi et al (2016), il a été montré que la réduction des métaux
lourds par chaque isolat bactérien dans les eaux usées d’une raffinerie a révélé que P.
aeruginosa est le meilleur isolat tolérant aux métaux lourds, suivi de P. vulgaris, E. coli, K.
pneumoniae et S. aureus. Pseudomonas aeruginosa a montré une élimination de 100% du
cadmium des eaux usées de cette raffinerie.
D’après ces résultats obtenus, des données sur l’état de la résistance aux métaux
lourds retrouvées chez deux espèces de poissons très consommées en Algérie à savoir la
sardine et le rouget de vase ont été obtenues. Ces données contribuent à la compréhension du
maintien et de la dissémination de la résistance aux agents antimicrobiens en environnement
et son impact sur la santé humaine et animale. Par ailleurs, ces bactéries multirésistantes
peuvent avoir un grand intérêt biotechnologique, on peut l’exploiter dans la détoxification ou
bien la bioremédiation des eaux ou des sols contaminés par les métaux lourds. Cela est
rapporté par Chellaiah (2018), qui a montré que P. aeruginosa peut être utilisé comme
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Evaluation et isolement des bactéries résistantes aux métaux lourds à partir de poissons et leur potentiel à éliminer le chrome - 49/91

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