Synthèse Bibliographique
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Dans les systèmes aquatiques, la toxicité des dérivés solubles du chrome varie en
fonction de la température, du pH, de la dureté de l'eau ainsi que des espèces
d'organismes aquatiques concernés. Les chromates ont une bonne solubilité dans
l'eau, mais dans le milieu naturel, ils se transforment aisément, en présence de
matières organiques oxydables, en composés de chrome(III), lesquels sont stables et
de moindre hydro-solubilité
La concentration maximale acceptable dans l'eau potable est de 50 µg/L selon
l'OMS (2004). Dans les eaux douces (rivières, lacs, eaux souterraines) : OMS IPCS
(1988) :1 à 10 μg/L.
I.3.1.3. Toxicité du chrome
Le chrome comme les autres métaux lourds est l'un des polluants les plus persistants
dans l'environnement, sa présence dans l'air; le sol et l'eau est connue comme une
source de menace croissante pour l'environnent et la santé humaine. Le chrome
métal et le chrome trivalent ne sont pas toxiques. Cependant, et à cause de sa
solubilité, le chrome hexavalent, qui se retrouve en interaction avec beaucoup
d'organismes aquatiques et terrestres sans oublier l'homme, peut entraîner des
inflammations des muqueuses et des ulcères, est cancérigène (Xu et al., 2014 ). Les
organes où la concentration en chrome est la plusélevée sont le foie, les reins, la rate
et les os (Kushwaha et al., 2012).Le chrome (VI) à également, un effet toxique sur
les bactéries saprophytes et nitrifiantes; sur les champignons filamenteux, les algues
et sur le phytoplancton par l’altération du matériel cellulaire, du métabolisme et des
réactions physiologiques (Thatoi et al., 2014).
I.3.1.4. Elimination du chrome
I.3.1.4.1. Les techniques physico-chimiques
Plusieurs procédés ont été utilisés pour l'élimination et la récupération du chrome.
Nous distinguons les procédés physico-chimiques représentés par : l'électro-osmose
et la migration électrolytique (Pamukcu,1992), les procédés membranaires : ultra et
nanofiltration (Husnain et al., 2016), l’adsorption (Jain et al., 2010), l'échange
d'ions et les résines (Li et Xue,1001) et les procédés biologiques basées sur
l’utilisation de microorganismes in situ ou dans un bioréacteur (Monachese et aL,
2012).
I.3.1.4.2 Les procédés biologiques
Certaines bactéries peuvent réduire le Cr (VI) en aérobiose : ex
Thermus
scotoductus SA01. D'autres peuvent la réaliser en anaérobiose c'est le cas de
Aerococcus sp(Srinath et al, 2001). Plusieurs études ont montré la capacité de
souches à Gram négatif à réduire le Cr (VI) à savoir : Providenciasp (Thacker,
2006);Serratiamarcescens(Campos,
2005);Pseudomonas
putida(Ishibashi,
1990),Thiobacillusferrooxidans(Sisti,
1996)
et
Ochrobactrumintermedium
CrT-
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