Introduction
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Le rejet massif et brutal de polluants toxiques (les métaux lourds) dans
l’environnement, constitue un risque écologique important pour la faune et la flore,
ainsi qu’un danger réel pour la santé de l’homme. La dégradation de l'environnement
due à la pollution, est générale et concerne tous les milieux (air, eau et sol).
Les bactéries disposent de nombreux mécanismes de résistance, plus ou moins
efficaces contre les molécules toxiques auxquelles elles sont naturellement confrontées
dans leur environnement, en particulier certains métaux lourds et antibiotiques.
La dissémination de cette résistance bactérienne aux antibiotiques et aux métaux
lourds, est une préoccupation majeure en santé publique puisqu'elle s'est développée
très rapidement. Elle a dépassé le cadre clinique pour devenir une problématique
écologique touchant différente compartiments dont le compartiment aquatique (De
Forest et al., 2007, Croteau et al., 2005). Ce dernier compartiment, par la pression de
sélection exercée, verra la dissémination de cette résistance aux agents antimicrobiens
dans les sédiments et les biotes.
Pour faire face à la persistance
de métaux lourds dans l’environnement, les
bactéries ont élaborées plusieurs mécanismes qui leur permettent de persister et/ou de
croitre, ces mécanismes étant, dans plusieurs cas, véhiculés par des plasmides (Silver,
1996).
Barcina et al., (1997) et Arana et al.,(1997) ont montré que les bactéries
porteuses de plasmides survivent mieux que les bactéries démunies. La possibilité du
transfert de leur caractère de résistance dans l’environnement extérieur a inquiété la
communauté scientifique, à cause des risques écologiques et sanitaires soupçonnés.
Plusieurs études, ont été réalisées afin d’évaluer et de caractériser la résistance aux
métaux lourds et aux antibiotiques chez les bactéries dans différents compartiments y
compris le milieu aquatique (Endo et al., 2002, Martinez et al., 2009).
En plus, de cette valeur écologique et environnementale, cette étude nous
permettra d’isoler des bactéries ayant un potentiel de tolérance à ces métaux et qui
peuvent être utilisées pour le traitement des effluents synthétiques chargés en chrome.
Le choix de ce métal est dû au besoin de traitement des effluents issus de tanneries ou
d’entreprises métallurgique et à sa toxicité.
Dans ce contexte, l’objectif de notre étude a été divisé en deux parties :
1/ Evaluation et caractérisation de la résistance aux métaux lourds et aux antibiotiques
associés chez des bactéries isolées à partir de poissons d’habitats différents.
2/ Application des bactéries résistantes isolées à l’élimination du chrome VI
Le premier chapitre de notre étude sera consacré à l’étude bibliographique qui
rassemble d’une part des généralités sur les métaux lourds dans le milieu marin et
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Le rejet massif et brutal de polluants toxiques (les métaux lourds) dans
l’environnement, constitue un risque écologique important pour la faune et la flore,
ainsi qu’un danger réel pour la santé de l’homme. La dégradation de l'environnement
due à la pollution, est générale et concerne tous les milieux (air, eau et sol).
Les bactéries disposent de nombreux mécanismes de résistance, plus ou moins
efficaces contre les molécules toxiques auxquelles elles sont naturellement confrontées
dans leur environnement, en particulier certains métaux lourds et antibiotiques.
La dissémination de cette résistance bactérienne aux antibiotiques et aux métaux
lourds, est une préoccupation majeure en santé publique puisqu'elle s'est développée
très rapidement. Elle a dépassé le cadre clinique pour devenir une problématique
écologique touchant différente compartiments dont le compartiment aquatique (De
Forest et al., 2007, Croteau et al., 2005). Ce dernier compartiment, par la pression de
sélection exercée, verra la dissémination de cette résistance aux agents antimicrobiens
dans les sédiments et les biotes.
Pour faire face à la persistance
de métaux lourds dans l’environnement, les
bactéries ont élaborées plusieurs mécanismes qui leur permettent de persister et/ou de
croitre, ces mécanismes étant, dans plusieurs cas, véhiculés par des plasmides (Silver,
1996).
Barcina et al., (1997) et Arana et al.,(1997) ont montré que les bactéries
porteuses de plasmides survivent mieux que les bactéries démunies. La possibilité du
transfert de leur caractère de résistance dans l’environnement extérieur a inquiété la
communauté scientifique, à cause des risques écologiques et sanitaires soupçonnés.
Plusieurs études, ont été réalisées afin d’évaluer et de caractériser la résistance aux
métaux lourds et aux antibiotiques chez les bactéries dans différents compartiments y
compris le milieu aquatique (Endo et al., 2002, Martinez et al., 2009).
En plus, de cette valeur écologique et environnementale, cette étude nous
permettra d’isoler des bactéries ayant un potentiel de tolérance à ces métaux et qui
peuvent être utilisées pour le traitement des effluents synthétiques chargés en chrome.
Le choix de ce métal est dû au besoin de traitement des effluents issus de tanneries ou
d’entreprises métallurgique et à sa toxicité.
Dans ce contexte, l’objectif de notre étude a été divisé en deux parties :
1/ Evaluation et caractérisation de la résistance aux métaux lourds et aux antibiotiques
associés chez des bactéries isolées à partir de poissons d’habitats différents.
2/ Application des bactéries résistantes isolées à l’élimination du chrome VI
Le premier chapitre de notre étude sera consacré à l’étude bibliographique qui
rassemble d’une part des généralités sur les métaux lourds dans le milieu marin et
