Chapitre I : Synthèse bibliographique
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4.3. Les paramètres de la pollution particulaire
a. Turbidité
La turbidité minérale est définie comme « l'expression de propriétés optiques dans
lesquelles la lumière est diffusée et absorbée plutôt que transmise en ligne droite à
travers l’échantillon ». Une telle diffusion se produit en raison de l'interaction de la
lumière avec tout ce qui est en suspension sur les particules de l'échantillon.
Des solutions avec la même concentration de solides en suspension, mais différentes
compositions ne diffusent pas nécessairement la même quantité de lumière.
(HALMANN, M.M., 1996).
b. Matières en suspension (MES)
Les MES sont des particules en suspension très fines qui trouble à l’eau. Elle varie
notamment selon les saisons et le régime d’écoulement des eaux. Ces substances
altèrent la clarté de l'eau, réduisent l'incidence de la lumière et réduisent la
photosynthèse. Il peut également affecter la respiration des poissons. Par ailleurs, les
matières en suspension peuvent accumuler des quantités élevées de matières toxiques
(métaux, pesticides, huiles minérales, hydrocarbures aromatiques polycycliques). Les
matières en suspensions sont exprimées en mg/l. (PNUE/OMS/UNESCO/OMM.,
1992).
c. Matières volatiles sèches (MVS)
C’est la fraction organique de MES, appelés « volatiles » car elles sont mesurées en
volatilisant les MES dans un four. La mesure des MVS permet de distinguer la partie
organique de MES de la partie minérale. Les MVS ne représentent que les particules de
biomasse, vivante ou morte, ainsi que certaines particules organiques n’intervenant pas
dans le processus de dépollution :
Sa valeur a des conséquences sur le dimensionnement du réacteur biologique
(l’optimisation du volume du réacteur nécessite de travailler avec des valeurs élevées,
mais limitées en raison de la capacité hydraulique du clarificateur situé à l’aval).
La biomasse en suspension des boues activées pouvant facilement être estimée par une
mesure de matières volatiles en suspension.
Le volume du bassin d’aération nécessaire au traitement d’une masse journalière de
DBO peut ainsi être calculé en fixant la valeur de la charge massique et la concentration
de MVS dans le bassin d’aération (ALEM, SL., 2016).
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Efficacité des traitements des effluents urbains au niveau de la station d’épuration de Beni Messous - 24/90

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