Chapitre V : Cinématique du trait de côte
166
V.6 Discussion des résultats
Pour les trois sites d’étude, nous observons des tendances érosives au cours de ces
trente dernières années, cette constatation montre que la dynamique spatio-temporelle de la
côte algéroise est soumise à des pressions qui agissent d’une manière inégale tout au long du
linéaire côtier ; ces pressions répondent à des facteurs naturels tels que : (la géomorphologie
des plages, les houles, les courants et les tempêtes ou des facteurs humains tels que
(l’urbanisation, les installations touristiques, les activités économiques sur la côte et
l’extraction du sable)(Sallaye, 2021).
En ce qui concerne Boumerdès ; l’accrétion modérée recensée est principalement due à
l’implantation des ouvrages de protection suite à une sévère érosion solutionnée en 1999 par
le LEM. Quant à l’érosion aux extrémités d’oued Tatareg ; les visites sur le terrain montrent
une variabilité d’une saison à une autre tout comme l’accumulation en haut de plage durant le
printemps. Les tendances d’érosion et d’accrétion diffèrent des résultats obtenus par les
travaux de Sallaye (2021), ceci est probablement dû aux erreurs associées à la manipulation
et/ou nombres de traits de côtes considérés.
La baie d’El-Djamila connait une accrétion à la plage Est de Sidi Fredj, ceci est
probablement dû au fait qu’elle soit abritée par la jetée principale du port ainsi que les
ouvrages de protection diminuent de la virulence de provenance nord à nord-est (Otmani,
2020), la partie centrale de la baie enregistre une érosion importante qui s’expliquerait par la
forte urbanisation et anthropisation engendrée par les constructions hôtelières, mais aussi par
l’exposition de son linéaire côtier qui est vulnérable au forçage hydrodynamique comme
constaté précédemment, ce dernier aborde la côte avec une obliquité favorisant un transport
longitudinal déplaçant ainsi les sédiments vers le port et la plage est de Sidi Fredj (en
progradation). Les résultats exprimant la cinématique du trait de côte obtenu dans notre étude
dans la baie d’El-Djamila concordent avec les résultats obtenus dans les travaux de (Otmani,
2020)
Pour la zone d’El Hamdania, l’érosion observée est potentiellement due aux forçages
naturels vus l’exposition de son linéaire ainsi qu’à sa morphologie sous-marine présentant de
grands fonds qui favorisent une dissipation d’énergie brutale, et contrairement aux deux autres
zones la plage d’El Hamdania ne subit pas l’anthropisation d’une manière directe, mais l’a
subie d’une manière indirecte par la diminution d’apport solide par oued Hachem suite à la
construction du barrage de Boukerdene qui est considéré comme un véritable piège a
sédiments destinés à l’alimentation de la plage (Amarni, 2021). Nous percevons d’ailleurs que
l’érosion est importante à son embouchure.
Conclusion :
Ce chapitre nous a permis de visualiser les tendances évolutives de nos zones d’études
au cours de la période d’étude, nous constatons que dans la première période analysée
l’érosion est importante en dépit de la faible pression anthropique locale, contrairement à la
deuxième période d’étude qui connait une forte anthropisation suite à la ségrégation des
années 2000. Cette dégradation entre les années 80 et 2000 est probablement liée aux
interactions des pressions hydrodynamiques avec la diminution des approvisionnements
sédimentaires issus des oueds et des vents terrestres ; ce déséquilibre est probablement dû aux
constructions des barrages et le développement des réseaux routiers et des agglomérations
urbaines.
166
V.6 Discussion des résultats
Pour les trois sites d’étude, nous observons des tendances érosives au cours de ces
trente dernières années, cette constatation montre que la dynamique spatio-temporelle de la
côte algéroise est soumise à des pressions qui agissent d’une manière inégale tout au long du
linéaire côtier ; ces pressions répondent à des facteurs naturels tels que : (la géomorphologie
des plages, les houles, les courants et les tempêtes ou des facteurs humains tels que
(l’urbanisation, les installations touristiques, les activités économiques sur la côte et
l’extraction du sable)(Sallaye, 2021).
En ce qui concerne Boumerdès ; l’accrétion modérée recensée est principalement due à
l’implantation des ouvrages de protection suite à une sévère érosion solutionnée en 1999 par
le LEM. Quant à l’érosion aux extrémités d’oued Tatareg ; les visites sur le terrain montrent
une variabilité d’une saison à une autre tout comme l’accumulation en haut de plage durant le
printemps. Les tendances d’érosion et d’accrétion diffèrent des résultats obtenus par les
travaux de Sallaye (2021), ceci est probablement dû aux erreurs associées à la manipulation
et/ou nombres de traits de côtes considérés.
La baie d’El-Djamila connait une accrétion à la plage Est de Sidi Fredj, ceci est
probablement dû au fait qu’elle soit abritée par la jetée principale du port ainsi que les
ouvrages de protection diminuent de la virulence de provenance nord à nord-est (Otmani,
2020), la partie centrale de la baie enregistre une érosion importante qui s’expliquerait par la
forte urbanisation et anthropisation engendrée par les constructions hôtelières, mais aussi par
l’exposition de son linéaire côtier qui est vulnérable au forçage hydrodynamique comme
constaté précédemment, ce dernier aborde la côte avec une obliquité favorisant un transport
longitudinal déplaçant ainsi les sédiments vers le port et la plage est de Sidi Fredj (en
progradation). Les résultats exprimant la cinématique du trait de côte obtenu dans notre étude
dans la baie d’El-Djamila concordent avec les résultats obtenus dans les travaux de (Otmani,
2020)
Pour la zone d’El Hamdania, l’érosion observée est potentiellement due aux forçages
naturels vus l’exposition de son linéaire ainsi qu’à sa morphologie sous-marine présentant de
grands fonds qui favorisent une dissipation d’énergie brutale, et contrairement aux deux autres
zones la plage d’El Hamdania ne subit pas l’anthropisation d’une manière directe, mais l’a
subie d’une manière indirecte par la diminution d’apport solide par oued Hachem suite à la
construction du barrage de Boukerdene qui est considéré comme un véritable piège a
sédiments destinés à l’alimentation de la plage (Amarni, 2021). Nous percevons d’ailleurs que
l’érosion est importante à son embouchure.
Conclusion :
Ce chapitre nous a permis de visualiser les tendances évolutives de nos zones d’études
au cours de la période d’étude, nous constatons que dans la première période analysée
l’érosion est importante en dépit de la faible pression anthropique locale, contrairement à la
deuxième période d’étude qui connait une forte anthropisation suite à la ségrégation des
années 2000. Cette dégradation entre les années 80 et 2000 est probablement liée aux
interactions des pressions hydrodynamiques avec la diminution des approvisionnements
sédimentaires issus des oueds et des vents terrestres ; ce déséquilibre est probablement dû aux
constructions des barrages et le développement des réseaux routiers et des agglomérations
urbaines.
