Conclusion générale
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Conclusion générale
L’objectif de ce travail était d’évaluer l’évolution spatio-temporelle du littoral de la baie
d’El Djamila dans le but de la prévision des risques auxquels s’expose cette partie du littoral
et de l’adaptation.
La modélisation hydrodynamique basée sur l'utilisation du logiciel de Mike 21 a permis de
simuler les différents phénomènes réels tels que l’action de la houle, les courants et le
transport sédimentaire. Les résultats obtenus paraissent réalistes, ils montrent clairement une
forte action des houles et des vagues au niveau de la zone des Sidi Fredj. La modélisation de
la dynamique sédimentaire montre que le transport sédimentaire annuel est dirigé vers l’ouest
avec un maximum d’accumulation situé dans la partie ouest au voisinage du port de Sidi Fredj
à cause des ouvrages de protection.
Etude de l’évolution du traits de côte par l'utilisation du logiciel ArcGIS (outil de DSAS),
pour l’évaluation de la cinématique du trait de côte a permis ; de créer des bases de données,
de faire des comparaisons statistiques, de ressortir avec des résultats concernant l’évolution
géomorphologique de la zone d’étude entre 2007 et 2022 dans le temps et dans l’espace ainsi
que de mettre en évidence et quantifier les processus géologiques à l’origine de ces
modifications géomorphologiques, tels que l’érosion et l’accrétion. En effet, les résultats
obtenus nous informent que pour la période considérée la tendance générale observée à
l’échelle de la baie est qu’elle subit une accrétion, il ya un fort engraissement de son littorale
qui peut atteindre 245,9 m. La baie d’El Djamila a enregistré un recul de son littoral de 1 à 15
m/an à échelle de la baie. Cela pourrait être du aux fortes actions d’hydrodynamique qui
existent dans ces plages, en effet, elle est exposée à toutes les directions principales des houles
et au blocage du transit sédimentaire par un épi au niveau du port de Sidi Fredj. Néanmoins, la
partie centrale des plages de Sidi Fredj semble plus vulnérable, elle subit une érosion qui peut
atteindre -7.6m/a. En effet, les houles en provenance du secteur Ouest, génèrent un transport
longitudinal vers l’Est dans la zone de Moretti avec un débit de 2488 m
3 /an /m, ce qui
provoque l’érosion de cette partie. Une tendance de perte de sédiments vers le large engendré
pars des courants de retours avec un taux de 2240 m
3 /an /m est constatée.
L'étude de la submersion marine dans la baie d'El Djamila est une composante essentielle de
la gestion des risques côtiers et de la protection de l'environnement. Les résultats obtenus de
la simulation de différents scénarios de submersion marine révèlent que l’élévation du niveau
marin conjuguée à une fréquence accrue des houles de tempêtes provoquerait des inondations
considérables. La cartographie des zones inondables révèle que 567.8 ha de sa superficie
présenteraient un risque de submersion avec un niveau d'inondation 2 m ; de 610.1 ha pour
un niveau de submersion 3 m et de 958.7 ha pour le niveau de submersion 4 m.
En ce qui concerne les prévisions des risques, il est important de noter que le changement
climatique, qui a comme conséquence la montée du niveau de la mer et une amplification de
la fréquence des tempêtes, augmente la vulnérabilité du littoral de la baie d'El Djamila aux
risques côtiers. Pour faire face à ces défis, des mesures d'adaptation sont nécessaires. Cela
peut inclure la construction de structures de protection côtière telles que des brise-lames, des
digues ou des épis, qui peuvent atténuer l'impact des vagues et réduire l’érosion. Une
stratégie de retrait qui consiste à abandonner les terres menacées lorsque les conditions
deviennent intolérables, à déplacer et reloger les populations des zones les plus vulnérables.
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