Résultats et discussion
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La Figure 37, la Figure 38 et la Figure 39 illustrent l’évolution de l'indice centré réduit
(SPI) en fonction des saisons hydrologiques. Une importante variabilité interannuelle du SPI pour
les deux saisons hydrologiques étudiées est observée.
Au cours de la période de recharge, qui s'étend d'octobre à mars, une alternance entre
périodes extrêmement humides, très humides, humides et normales est observée. Les périodes
extrêmement humides sont décelées notamment au cours des années 2010 et 1971, ainsi que dans
les années 1960 et 1984 (SPI = 2). Cette période de Recharge est également caractérisée par des
années très humides comme en 2010, de 2002 à 2005 ce qui est conforme avec les résultats de la
Figure 31 et les résultats de (NOUACEUR et al., 2013b). Ces observations indiquent une
variabilité importante des précipitations, avec des périodes de fortes pluies de courte durée et des
périodes de précipitations normales. Ces périodes normales contribuent à maintenir un équilibre
hydrologique stable. C’est notamment le cas des années 90.
Les SPI présentent une certaine tendance où, dans les années 70 et 80, le SPI était élevé,
puis a diminué dans les années 90 et 2000, pour augmenter à nouveau ces dernières décennies à
partir de 2010 (Figure 37). Cependant, à partie de l’année 1972, une nette diminution des périodes
extrêmement humides dans la saison de recharge et une augmentation des périodes de sécheresse
dans la saison d’étiage est visible, pour les trois stations (Figure 37, Figure 38 ,Figure 39). Avant
cette année, des pics de SPI supérieurs à 3 ont été observés. Au cours des années 2000 et de la
dernière décennie, la tendance à la sécheresse est devenue de plus en plus évidente (SPI= 1,5), tel
que confirmé par les résultats de TAIBI (2011), ce qui traduit un déficit important des totaux
pluviométriques. Des années particulièrement sèches se démarquent, notamment en 1982, 2004 et
2016, sur l'ensemble des stations étudiées Cette augmentation de la sécheresse contribue à accroître
le risque d'inondations lors des épisodes de précipitations intenses. Lorsque le sol est très sec en
raison de la saison d'étiage prolongée, il a du mal à absorber rapidement les fortes pluies, entraînant
un ruissellement accru et des risques accrus d'inondations.
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