Généralités
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2. Les inondations provoquées par des facteurs liés à l’effet de l’homme : ces inondations sont
liées à l’urbanisation anarchique, la défaillance des réseaux d’assainissement, la collecte des eaux
pluviales, et le gonflement des oueds par les décombres et les débris. C’est le cas de :
 La ville de TIARET inondée presque à chaque hiver ;
 La plaine du MZAB où des inondations se produisent tous les 02 à 03 ans.
3. Les inondations produites dans des régions présentant un environnement topographique
défavorable Comme le cas des villes traversées par des oueds (BORDJ BOU ARRERIDJ, OUED
R’HIOU, BECHAR, BAYADH et SIDI BEL ABBES) ; des villes situées au pied d’une montagne
(AIN DEFLA, BATNA, MEDEA).
1.4.2 Evaluation du risque d’inondation en Algérie
L’Algérie a connu une évolution de son système de gouvernance de gestion des risques.
Elle est passée d’une approche basée sur la réponse aux catastrophes à une vision plus élargie qui
comprend la gestion, l’anticipation et la réduction des risques. Cette évolution prend en compte
les leçons tirées des catastrophes de grande envergure qui ont frappé le pays (REVUE PAR LES
PAIRS ALGÉRIE, 2019).
Outre ses missions de secours, d’interventions et d’assistance, la DGPC (Direction
Générale de la Protection Civile) a procédé à la mise en place d’une cartographie des zones
inondables relativement précise permettant d’évaluer le risque d’inondation en Algérie, à prendre
en compte dans le cadre du plan local d’urbanisme. La DGPC a constitué, par ailleurs, une base
de données sur le risque d’inondation pour la période entre 1921 et 2021. Les données collectées
ont fait ressortir que huit wilayas sont à risque extrême d’inondations et 22 autres à haut risque.
Les wilayas les plus sujettes aux inondations sont : Chlef, suivie d’Alger, Tébessa, M’Sila,
Ghardaïa, Sidi Bel Abbès, Skikda, Batna avec un risque extrême alors que les wilayas d’Annaba,
Tlemcen, Aïn Témouchent, Sétif, Oum El Bouaghi, El Bayadh, sont classées comme des régions
« à très haut risque ». En outre, l’analyse classe Tamanrasset, Biskra, Béjaïa, Tizi-Ouzou, Jijel,
Béchar, Constantine, Oran, El Taref, Médéa, Djelfa, Mascara comme wilayas à « haut risque ».
Il est à noter que la majorité des études réalisées sur les inondations se concentrent
beaucoup plus sur la vulnérabilité et pas sur étude de l’étendu de cette Aléa.
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