Résultats et discussion
103
4.3.4 Inondation de Bab El Oued
D’après la direction générale de la protection civile, le 10 novembre 2001, Alger a connu
la plus terrible inondation de son histoire (la crue centennale), au niveau de Bab El Oued, Oued
Koriche et Hammamet qui a fait 870 morts et plus de 10000 familles sinistrées. Par ailleurs, au
niveau d’autres quartiers de Bab El Oued, des pluies exceptionnelles et intenses de 211 mm
pendant 24 heures (sur une étendue de 40 km²) ont provoqué la crue d’Oued M’kecel qui a causé
723 morts, 1300 familles sinistrés et 311 blessés (Tableau 10). La hauteur de l’eau est arrivée
jusqu’à 8 mètres par endroits.
La principale cause de cette catastrophe réside dans le régime pluviométrique annuel
irrégulier et son évolution défavorable, ce qui est bien illustré dans Figure 38 qui indique que cette
période a été très Humide avec un SPI supérieure à 2. L’imperméabilisation accrue du sol due à la
sécheresse et le non-respect par l’urbanisation des normes environnementales et les constructions
anarchiques sur le lit des oueds sont aussi parmi les principales causes de cette catastrophe
nationale (TABET HELAL et al., 2012).
Tableau 10: Inondation de Bab El Oued
Date
10 Novembre 2001
Communes
Bab El Oued, El Hammamet, Oued Koriche, Alger Centre
Type d’inondation
Pluies et crues d’oued M’kecel
Nombre de sinistrés
Plus de 11000
Nombre de morts
1593
Synthèse générale
L'intensification du risque d'inondation dans la région d'Alger découle d'une combinaison
de plusieurs facteurs interdépendants. Tout d'abord, la croissance urbaine exponentielle, avec un
taux d'urbanisation de 1,27% par an à partir de 2010, est directement liée à l'augmentation
démographique et à l'exode rural. Cette urbanisation rapide a entraîné une imperméabilisation des
sols, limitant leur capacité à absorber les fortes précipitations. Parallèlement, le climat de la région,
caractérisé par des précipitations inversement proportionnelles à leur durée, a un impact majeur
sur ce phénomène. Les fortes pluies sur une période de temps réduite augmentent le risque
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4.3.4 Inondation de Bab El Oued
D’après la direction générale de la protection civile, le 10 novembre 2001, Alger a connu
la plus terrible inondation de son histoire (la crue centennale), au niveau de Bab El Oued, Oued
Koriche et Hammamet qui a fait 870 morts et plus de 10000 familles sinistrées. Par ailleurs, au
niveau d’autres quartiers de Bab El Oued, des pluies exceptionnelles et intenses de 211 mm
pendant 24 heures (sur une étendue de 40 km²) ont provoqué la crue d’Oued M’kecel qui a causé
723 morts, 1300 familles sinistrés et 311 blessés (Tableau 10). La hauteur de l’eau est arrivée
jusqu’à 8 mètres par endroits.
La principale cause de cette catastrophe réside dans le régime pluviométrique annuel
irrégulier et son évolution défavorable, ce qui est bien illustré dans Figure 38 qui indique que cette
période a été très Humide avec un SPI supérieure à 2. L’imperméabilisation accrue du sol due à la
sécheresse et le non-respect par l’urbanisation des normes environnementales et les constructions
anarchiques sur le lit des oueds sont aussi parmi les principales causes de cette catastrophe
nationale (TABET HELAL et al., 2012).
Tableau 10: Inondation de Bab El Oued
Date
10 Novembre 2001
Communes
Bab El Oued, El Hammamet, Oued Koriche, Alger Centre
Type d’inondation
Pluies et crues d’oued M’kecel
Nombre de sinistrés
Plus de 11000
Nombre de morts
1593
Synthèse générale
L'intensification du risque d'inondation dans la région d'Alger découle d'une combinaison
de plusieurs facteurs interdépendants. Tout d'abord, la croissance urbaine exponentielle, avec un
taux d'urbanisation de 1,27% par an à partir de 2010, est directement liée à l'augmentation
démographique et à l'exode rural. Cette urbanisation rapide a entraîné une imperméabilisation des
sols, limitant leur capacité à absorber les fortes précipitations. Parallèlement, le climat de la région,
caractérisé par des précipitations inversement proportionnelles à leur durée, a un impact majeur
sur ce phénomène. Les fortes pluies sur une période de temps réduite augmentent le risque
