1 ère partie
Cadre Général et Présentation du Site d’étude
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Il est à noter que ces dépôts quaternaires constituent l'essentiel des affleurements rencontrés
dans les baies de Bou Ismail, d’Alger et de Zemmouri.
1.9. Stratigraphie de la région
La région algéroise a connu une très grande lacune de sédimentation au cours du Secondaire
et de base du Tertiaire (Éocène-Oligocène). Seuls le Primaire et le Mio-plio quaternaire y sont
représentés, mais la formation la plus importante est celle du Quaternaire (Glangeaud, 1952;
Maouche, 1987).
Le faciès du Quaternaire marin, largement représenté tout le long du littoral, présente
une succession de couches qui débutent par un calcaire coquillier (connue aussi sous le nom
de lumachelle), puis viennent ensuite un grès, les dépôts de plage (qui terminent
l’épisode marin) et enfin les dépôts dunaires, plus lapidifiés (terrasses plus récentes).
Les dépôts marins peuvent atteindre 10 mètres d’épaisseur alors que les dépôts éoliens
atteignent une trentaine de mètres d’épaisseur (Domzig, 2006).
1.10. Cadre sismique
Du point de vue tectonique, cette baie a été le siège d’une activité tectonique qui s’est
poursuivie jusqu’à une période récente. Cette tectonique, en relation avec le phénomène
eustatique, est responsable de l’individualisation de cette zone en plusieurs domaines.
Cependant, l’histoire tectonique du Tertiaire est très complexe et semble être à l’origine de
toutes les déformations orogéniques actuelles (Atroune, 2012).
La zone côtière algérienne et le Tell constituent des zones de forte sismicité. Des séismes
dévastateurs y ont été enregistrés. L’ampleur des dégâts est due non seulement à la magnitude
atteinte et au caractère superficiel des séismes, mais également au fait que la majeure partie de
la population algérienne y réside. L’activité sismique génère également des risques de tsunamis
(Otmani et al., 2020).
Récemment, (Maouche et al., 2009), ont présenté une synthèse des tsunamis historiques qui
auraient affecté la côte algérienne. Selon ces auteurs, les séismes auraient donné lieu à des
hauteurs de vagues :
➢ en 1365, jusqu’à 5 m à Alger.
➢ en 1773, 2 m à Tipaza,
➢ en 2003, 1 à 2 m sur la côte Baléares.
En outre, (Maouche et al., 2009) n’ont pas exclu que le transport de certains blocs d’environ
200 tonnes le long de la côte soit dû à des tsunamis ayant généré des vagues de 5 à 10 m de
hauteur.
Selon le rapport de vulnérabilité établie en 2013 par le ministère de l’aménagement du
territoire, de l’environnement et de la ville, il est proposé de retenir (Figure I.23) :
➢ Les séismes de référence de période de retour de 475 ans relatifs aux failles du Sahel et
de Blida ;
➢ La faille du Sahel semble être la plus dangereuse, sur une grande partie du secteur
algérois.
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