1 ère partie
Cadre Général et Présentation du Site d’étude
27
Les tempêtes peuvent quelques fois y prendre des envergures ≪ océaniques ≫, en raison de
coups de vent particulièrement violents qui traversent le bassin, parmi celles-ci : Hs = 8,33 m et
Ts = 11,7 s enregistré à la bouée littorale de Banyuls ;8 m et 13 s enregistré à la bouée d’Ashdod
en Palestine (Bowman and Goldsmith, 1983); sur le littoral d’Emilia Romagna au NO de la
mer adriatique, des vagues de 5,6 m de Hs ont déjà été enregistrées (Ciavola et al., 2007) ; En
Bulgarie, des vagues de Hs = 4 m furent mesurées près de Varna ; en Catalogne espagnole, la
bouée du Cap Tortosa enregistra des vagues de Hs ≈ 6 m (Mendoza and Jiménez, 2006) ; tandis
que dans le Golfe du Lion la tempête de décembre 1997 atteignit ≈ 7 m de Hs.
Sur ces sites précités (Jiménez et al., 2009) ont constaté que les périodes de retour annuelles
des tempêtes Hs ≈ 4 m et il semblerait que seuls les mois froids d’hiver soient propices aux
tempêtes et aux très fortes houles (incluant parfois certains mois à la fin de l’automne et au
début du printemps).
La période significative des vagues (Ts) en Méditerranée est généralement très courte
(Ts < 10 s) en raison de la surface possible d’action des vents, le fetch, qui se trouve toujours
limité par les formes des bassins internes qui ne permettront jamais le développement des
vagues de longueurs d’ondes maximales équivalentes à celles qui se forment au milieu des
océans (Baumann, 2017). Mais certaines zones sont sujettes à des houles plus longues que
d’autres.
1.5.2. Les surcôtes en Méditerranée
Du fait de champs de vent puissant heurtant la côte, auxquels se rajoutent des contextes
dépressionnaires, les surcôtes en Méditerranée peuvent atteindre des valeurs très importantes.
Par exemple, trois surcôtes (NM soustrait de l’effet de la marée astronomique)
de tempête > à 0,5 m ont été enregistrées dans le port de Barcelone entre 1992 et 2004
(Mendoza, 2008), et des surcôtes au-delà de 1 m ont été enregistrées en Italie sur la côte
d’Emilie Romagne (Armaroli et al., 2009). Les surcôtes dans le Golfe du Lion dépasseraient 1
m d’après de nombreuses observations visuelles au niveau des infrastructures portuaires et de
canaux, mais un maximum de ≈ 0.85 m a de nos jours été enregistré dans le port de Sète lors de
la tempête de 1997.
De plus, les fortes houles, bien qu’exceptionnelles, ont des conséquences irréversibles sur
l’érosion et la submersion du littoral. Au cours de la tempête de 1982, des vents supérieurs à
180 km/h sur le littoral languedocien ont ainsi créé des surcôtes atteignant 1,5 m NGF et levant
une houle dévastatrice, rompant par endroits les cordons dunaires (Sabatier, 2009).
1.5.3. Les tempêtes et les cyclones en Méditerranée « Medicanes »
La Méditerranée est une mer à microtidales, où les tempêtes peuvent frapper la côte pendant
plusieurs heures ou plus longtemps, et pas seulement pendant les grandes marées (IPCC, 2022).
Medicane (Mediterranean + Hurricane) consiste en une tempête de type tropical sur la mer
Méditerranée (Figure I.19). Le système est décrit comme une structure nuageuse arrondie
présentant une zone de nuages libres au centre. En outre, il est associé à des vents cycloniques
forts, à de fortes précipitations et à un noyau chaud (Businger and Reed, 1989).
Cadre Général et Présentation du Site d’étude
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Les tempêtes peuvent quelques fois y prendre des envergures ≪ océaniques ≫, en raison de
coups de vent particulièrement violents qui traversent le bassin, parmi celles-ci : Hs = 8,33 m et
Ts = 11,7 s enregistré à la bouée littorale de Banyuls ;8 m et 13 s enregistré à la bouée d’Ashdod
en Palestine (Bowman and Goldsmith, 1983); sur le littoral d’Emilia Romagna au NO de la
mer adriatique, des vagues de 5,6 m de Hs ont déjà été enregistrées (Ciavola et al., 2007) ; En
Bulgarie, des vagues de Hs = 4 m furent mesurées près de Varna ; en Catalogne espagnole, la
bouée du Cap Tortosa enregistra des vagues de Hs ≈ 6 m (Mendoza and Jiménez, 2006) ; tandis
que dans le Golfe du Lion la tempête de décembre 1997 atteignit ≈ 7 m de Hs.
Sur ces sites précités (Jiménez et al., 2009) ont constaté que les périodes de retour annuelles
des tempêtes Hs ≈ 4 m et il semblerait que seuls les mois froids d’hiver soient propices aux
tempêtes et aux très fortes houles (incluant parfois certains mois à la fin de l’automne et au
début du printemps).
La période significative des vagues (Ts) en Méditerranée est généralement très courte
(Ts < 10 s) en raison de la surface possible d’action des vents, le fetch, qui se trouve toujours
limité par les formes des bassins internes qui ne permettront jamais le développement des
vagues de longueurs d’ondes maximales équivalentes à celles qui se forment au milieu des
océans (Baumann, 2017). Mais certaines zones sont sujettes à des houles plus longues que
d’autres.
1.5.2. Les surcôtes en Méditerranée
Du fait de champs de vent puissant heurtant la côte, auxquels se rajoutent des contextes
dépressionnaires, les surcôtes en Méditerranée peuvent atteindre des valeurs très importantes.
Par exemple, trois surcôtes (NM soustrait de l’effet de la marée astronomique)
de tempête > à 0,5 m ont été enregistrées dans le port de Barcelone entre 1992 et 2004
(Mendoza, 2008), et des surcôtes au-delà de 1 m ont été enregistrées en Italie sur la côte
d’Emilie Romagne (Armaroli et al., 2009). Les surcôtes dans le Golfe du Lion dépasseraient 1
m d’après de nombreuses observations visuelles au niveau des infrastructures portuaires et de
canaux, mais un maximum de ≈ 0.85 m a de nos jours été enregistré dans le port de Sète lors de
la tempête de 1997.
De plus, les fortes houles, bien qu’exceptionnelles, ont des conséquences irréversibles sur
l’érosion et la submersion du littoral. Au cours de la tempête de 1982, des vents supérieurs à
180 km/h sur le littoral languedocien ont ainsi créé des surcôtes atteignant 1,5 m NGF et levant
une houle dévastatrice, rompant par endroits les cordons dunaires (Sabatier, 2009).
1.5.3. Les tempêtes et les cyclones en Méditerranée « Medicanes »
La Méditerranée est une mer à microtidales, où les tempêtes peuvent frapper la côte pendant
plusieurs heures ou plus longtemps, et pas seulement pendant les grandes marées (IPCC, 2022).
Medicane (Mediterranean + Hurricane) consiste en une tempête de type tropical sur la mer
Méditerranée (Figure I.19). Le système est décrit comme une structure nuageuse arrondie
présentant une zone de nuages libres au centre. En outre, il est associé à des vents cycloniques
forts, à de fortes précipitations et à un noyau chaud (Businger and Reed, 1989).
