4 ème partie
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
157
Il convient de noter qu'en mer méditerranée, plusieurs études (Amarouche et al., 2020;
Armaroli et al., 2012; Bertotti et al., 2012; Bosom and Jiménez, 2011; Jiménez et al., 2009;
Katz and Mushkin, 2013; Maouche et al., 2009; Sartini et al., 2017; Sulis et al., 2017) ont porté
sur l'évaluation des vagues extrêmes, des événements de tempête de vagues et des tsunamis
éventuels. Sur la côte centrale algérienne, comme présenté par (Maouche et al., 2009), plusieurs
grandes accumulations de blocs ont été soupçonnées d'être le résultat d'une tempête
catastrophique ou d'un tsunami.
Dans le même contexte et en se basant sur les travaux de (Sartini et al., 2017), les niveaux
de retour les plus élevés des hauteurs de houle extrêmes sont estimés dans le bassin
méditerranéen algérien. En guise du Tableau IV.1, voici quelques exemples sur les hauteurs
significatives des houles les plus extrêmes observées tout au long des côtes algériennes.
Tableau IV.1 : Classement décroissant de Hs lors des tempêtes historiques des 30 dernières
années survenant dans l'ensemble du bassin algérien.
Baie
Date
Hs (m)
Hsd (°)
Tp (s)
U10 (m/s)
U10d (°)
El Kala
19/01/2005
8.91
333
13.39
21.6
322
Mostaganem
20/01/2013
8.2
272
12.14
22.8
266
Bejaia
30/12/2004
7.74
04
13.23
14.6
346
Alger
08/03/2007
7.37
04
10.82
20.6
08
Zemmouri
08/03/2007
6.98
347
9.48
20.2
348
Bousmail
08/03/2007
6.85
02
10.55
21.2
358
S'agissant de la contribution des ondes de marée dans le seuillage des tempêtes, et à la
lumière des résultats obtenus dans la section 1.13.4 révélant que, en moyenne, la marée de viveeau est de 25-30 cm et la marée de morte-eau de 5-15 cm (Dahmani et al., 2021), le présent
phénomène n'a pas été pris en compte au cours de cette étude puisque leur effet est considéré
comme faible.
Notons toutefois que dans cette étude, nous avons tenu compte de la recommandation de
(Mathiesen et al., 1994), selon laquelle le choix de la valeur seuil de la théorie des valeurs
extrêmes (EVT) utilisée dans la méthode POT doit être basé sur les informations
météorologiques de la zone d'étude et le nombre de données au-dessus du seuil choisi doit être
inférieur au nombre d'événements de tempête, car la valeur observée doit être indépendante.
Par conséquent, les valeurs seuils (u) déjà discutées dans la section 3.4 doivent être supérieures
à la valeur Hscr choisie pour caractériser les événements de tempête (mineurs ou majeurs),
comme présenté dans la section suivante 4.10.2.
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
157
Il convient de noter qu'en mer méditerranée, plusieurs études (Amarouche et al., 2020;
Armaroli et al., 2012; Bertotti et al., 2012; Bosom and Jiménez, 2011; Jiménez et al., 2009;
Katz and Mushkin, 2013; Maouche et al., 2009; Sartini et al., 2017; Sulis et al., 2017) ont porté
sur l'évaluation des vagues extrêmes, des événements de tempête de vagues et des tsunamis
éventuels. Sur la côte centrale algérienne, comme présenté par (Maouche et al., 2009), plusieurs
grandes accumulations de blocs ont été soupçonnées d'être le résultat d'une tempête
catastrophique ou d'un tsunami.
Dans le même contexte et en se basant sur les travaux de (Sartini et al., 2017), les niveaux
de retour les plus élevés des hauteurs de houle extrêmes sont estimés dans le bassin
méditerranéen algérien. En guise du Tableau IV.1, voici quelques exemples sur les hauteurs
significatives des houles les plus extrêmes observées tout au long des côtes algériennes.
Tableau IV.1 : Classement décroissant de Hs lors des tempêtes historiques des 30 dernières
années survenant dans l'ensemble du bassin algérien.
Baie
Date
Hs (m)
Hsd (°)
Tp (s)
U10 (m/s)
U10d (°)
El Kala
19/01/2005
8.91
333
13.39
21.6
322
Mostaganem
20/01/2013
8.2
272
12.14
22.8
266
Bejaia
30/12/2004
7.74
04
13.23
14.6
346
Alger
08/03/2007
7.37
04
10.82
20.6
08
Zemmouri
08/03/2007
6.98
347
9.48
20.2
348
Bousmail
08/03/2007
6.85
02
10.55
21.2
358
S'agissant de la contribution des ondes de marée dans le seuillage des tempêtes, et à la
lumière des résultats obtenus dans la section 1.13.4 révélant que, en moyenne, la marée de viveeau est de 25-30 cm et la marée de morte-eau de 5-15 cm (Dahmani et al., 2021), le présent
phénomène n'a pas été pris en compte au cours de cette étude puisque leur effet est considéré
comme faible.
Notons toutefois que dans cette étude, nous avons tenu compte de la recommandation de
(Mathiesen et al., 1994), selon laquelle le choix de la valeur seuil de la théorie des valeurs
extrêmes (EVT) utilisée dans la méthode POT doit être basé sur les informations
météorologiques de la zone d'étude et le nombre de données au-dessus du seuil choisi doit être
inférieur au nombre d'événements de tempête, car la valeur observée doit être indépendante.
Par conséquent, les valeurs seuils (u) déjà discutées dans la section 3.4 doivent être supérieures
à la valeur Hscr choisie pour caractériser les événements de tempête (mineurs ou majeurs),
comme présenté dans la section suivante 4.10.2.
