4 ème partie
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
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4.5. Etat de l’art
Les changements les plus rapides et les plus spectaculaires dans la morphologie des plages
se produisent pendant les tempêtes (Ferreira et al., 2010). Les principales variables des tempêtes
sont les paramètres des vagues (notamment la hauteur significative « Hs »), la durée de la
tempête (D), la période calme (I), le niveau de la mer et l'onde de tempête. Lorsqu'une ou
plusieurs de ces variables atteignent un niveau critique (seuil), des changements majeurs sont
attendus sur les systèmes côtiers étudiés.
Dans la littérature et selon (Armaroli et al., 2012), il n'existe pas de définition unique et
normalisée de la "tempête marine" car de nombreuses méthodes peuvent être appliquées pour
isoler un événement extrême à partir d'un ensemble de données sur les vagues. Chaque méthode
diffère des autres par les variables utilisées dans l'analyse et la façon dont elles sont reliées les
unes aux autres. En outre, les configurations géographiques spécifiques du bassin où les
tempêtes marines doivent être identifiées jouent un rôle important.
La définition des seuils de tempête au-dessus desquels on peut s'attendre à des changements
morphologiques importants ou à des dommages aux structures urbaines, n'est pas décrite de
manière cohérente dans la littérature scientifique et de tels seuils n'ont pas encore été définis
pour plusieurs pays Africains et même Européens (Haerens et al., 2012), y compris l’Algérie.
Ainsi, il est surprenant de constater que les valeurs seuils des variables hydrodynamiques dans
une tempête côtière sont rarement définies.
La définition du seuil est une question importante en ce qui concerne la prévention des
conséquences négatives des tempêtes, car elle représente la première étape dans le
développement de prédictions précises des impacts des tempêtes. Cela facilite la mise en œuvre
de mesures stratégiques et opérationnelles pour une planification et une gestion côtières
adéquates visant à prévenir les risques, telles que la cartographie des risques, le développement
de systèmes d'alerte, etc. (Del Río et al., 2012). Nous considérons que la fixation de conditions
seuils constitue un outil utile pour distinguer les événements tempétueux ayant un potentiel
d'érosion plus important des autres. (Ojeda et al., 2017) énoncent que le seuil Hs d'une tempête
doit être défini en fonction des caractéristiques locales du régime de vagues déjà bien déterminé.
Les impacts successifs des tempêtes dans la même région côtière sont courants, mais leurs
effets cumulatifs sont mal compris (Morton, 2002). En fait, les effets cumulatifs de groupes de
tempêtes, même d'intensité mineure, peuvent souvent dépasser l'impact d'une seule tempête
sévère (Claudino-Sales et al., 2008; Ferreira, 2006; Musereau et al., 2007). Par conséquent, le
nombre de tempêtes annuelles (fréquence) ne reflète pas nécessairement l'énergie totale des
tempêtes annuelles (Sabatier, 2009).
Une des méthodes pour définir un tel seuil de tempête est d'évaluer la vulnérabilité de la côte
pendant les tempêtes en reliant les événements de changement morphologique mineur et majeur
et de dommages, avec le forçage hydrodynamique respectif afin de définir des seuils critiques
pour les paramètres hydrodynamiques notamment Hs.
En principe, le seuil pour un changement morphologique significatif devrait dépendre des
paramètres qui ont une influence importante sur la morphologie et les fonctions de la plage. Ces
fonctions sont diverses, selon le type de côte : par exemple, les usages récréatifs de la plage
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