4 ème partie
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
147
Les taux d’accrétions les plus élevés ont été observés au niveau d’Alger plage, Mazela,
Sirène II et Frégate avec une vitesse d’avancée moyenne de trait de côte (EPR) de +4.71, +4.63,
+3.22, +3.11 m/an, respectivement. Quant au reste des plages, le taux d'accrétion des plages en
question présente une tendance d’accumulation modérée, avec une moyenne totale d'évolution
(EPR) = + 0,81 m/an.
Il est précieux de signaler que même au cours de cette courte période considérée parfois
comme étant peu-représentative, et indépendamment de l'impact des agents hydrodynamiques
et la géomorphologie côtière et sous-marine (plateau continental, canyons sous-marins … etc.)
sur la cinématique de la ligne de rivage, nous pouvons clairement témoigner que le bilan
sédimentaire positif dans notre zone d’étude (durant cette période) est principalement dû à la
contribution positive des infrastructures de protection littoral, quel que soit le type de ces
dernières (ouvrages longitudinaux ou transversaux).
4.3.5. Période 1959-2022
Les résultats de l'analyse globale de l'évolution de la position du trait de côte au cours des
63 dernières années (1959-2022) ont révélé que 40 % des plages de la baie d'Alger ont subi un
recul (et les 60 % restants ont été marqués par une accumulation). Il est à noter que l’accrétion
des plages a légèrement dominé la récession puisque le taux moyen d’évolution calculé par la
méthode EPR est de +0,69 m/an (Figure IV.6).
Pour les 40 % des plages qui ont subi une érosion, le recul maximal (NSM) observé est de
-71,57 m et -69,3 m ce qui correspond à un taux d'évolution maximal (EPR) de -1,13 et -1,1
m/an, respectivement sur les plages de Mazela et Stamboul.
Concernant les plages faisant l'objet d'une accrétion, l'avancée maximale du trait de côte est
enregistrée au niveau de la plage d'Ondine Sud avec une valeur de NSM = +113 m correspondant
à un taux d'évolution maximal (EPR) de +1,8 m/an.
Au cours des 63 dernières années, on constate que 50% des plages en récession (Stamboul
et Bateau cassé) se trouvent aux abords de l'embouchure de l'oued el Hamiz qui représentait la
principale source d'apports solides alimentant ces plages adjacentes. Ainsi, la construction du
barrage d'el Hamiz a immédiatement bouleversé le bilan sédimentaire positif de ces plages en
bilan négatif (déficit sédimentaire).
Dans le même contexte, le bilan sédimentaire déficitaire de la plage de Mazela, pourrait
s’expliquer par la construction des endiguements d’oued el Harrach en (fin de 20
e siècle). En
revanche, la construction de la ‘Marina’ à l'extrémité Ouest de cette plage, ayant déjà contribué
à l'engraissement de cette plage en retenant (par le biais de sa jetée secondaire) une bonne
quantité de sédiments transportés longitudinalement par le courant de dérive (voir section 3.10).
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
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Les taux d’accrétions les plus élevés ont été observés au niveau d’Alger plage, Mazela,
Sirène II et Frégate avec une vitesse d’avancée moyenne de trait de côte (EPR) de +4.71, +4.63,
+3.22, +3.11 m/an, respectivement. Quant au reste des plages, le taux d'accrétion des plages en
question présente une tendance d’accumulation modérée, avec une moyenne totale d'évolution
(EPR) = + 0,81 m/an.
Il est précieux de signaler que même au cours de cette courte période considérée parfois
comme étant peu-représentative, et indépendamment de l'impact des agents hydrodynamiques
et la géomorphologie côtière et sous-marine (plateau continental, canyons sous-marins … etc.)
sur la cinématique de la ligne de rivage, nous pouvons clairement témoigner que le bilan
sédimentaire positif dans notre zone d’étude (durant cette période) est principalement dû à la
contribution positive des infrastructures de protection littoral, quel que soit le type de ces
dernières (ouvrages longitudinaux ou transversaux).
4.3.5. Période 1959-2022
Les résultats de l'analyse globale de l'évolution de la position du trait de côte au cours des
63 dernières années (1959-2022) ont révélé que 40 % des plages de la baie d'Alger ont subi un
recul (et les 60 % restants ont été marqués par une accumulation). Il est à noter que l’accrétion
des plages a légèrement dominé la récession puisque le taux moyen d’évolution calculé par la
méthode EPR est de +0,69 m/an (Figure IV.6).
Pour les 40 % des plages qui ont subi une érosion, le recul maximal (NSM) observé est de
-71,57 m et -69,3 m ce qui correspond à un taux d'évolution maximal (EPR) de -1,13 et -1,1
m/an, respectivement sur les plages de Mazela et Stamboul.
Concernant les plages faisant l'objet d'une accrétion, l'avancée maximale du trait de côte est
enregistrée au niveau de la plage d'Ondine Sud avec une valeur de NSM = +113 m correspondant
à un taux d'évolution maximal (EPR) de +1,8 m/an.
Au cours des 63 dernières années, on constate que 50% des plages en récession (Stamboul
et Bateau cassé) se trouvent aux abords de l'embouchure de l'oued el Hamiz qui représentait la
principale source d'apports solides alimentant ces plages adjacentes. Ainsi, la construction du
barrage d'el Hamiz a immédiatement bouleversé le bilan sédimentaire positif de ces plages en
bilan négatif (déficit sédimentaire).
Dans le même contexte, le bilan sédimentaire déficitaire de la plage de Mazela, pourrait
s’expliquer par la construction des endiguements d’oued el Harrach en (fin de 20
e siècle). En
revanche, la construction de la ‘Marina’ à l'extrémité Ouest de cette plage, ayant déjà contribué
à l'engraissement de cette plage en retenant (par le biais de sa jetée secondaire) une bonne
quantité de sédiments transportés longitudinalement par le courant de dérive (voir section 3.10).
