4 ème partie
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
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Comme la période précédente, les résultats de l'analyse statistique obtenus pour tous les
transects montrent une alternance de zones d'érosion et d'accrétion (Figure IV.3). Or, cette foisci, la moyenne totale d'évolution (EPR) a été clairement dominé par l'érosion avec un taux de
récession moyen (EPR) de - 0,38 m/an.
Le maximum d'érosion (érosion forte et très forte) se manifeste sur les plages du Bateau
cassé, Stamboul et Sirène II, avec des valeurs d’évolution moyennes (EPR) de -2,11, -1,78 et
-0,81 m/an respectivement, tandis que le maximum d'accrétion est enregistré sur la plage de
Mazela avec une valeur moyenne d’évolution (EPR) de +1,13 m/an.
Nous pouvons clairement constater qu'au niveau des deux plages du Bateau cassé et de
Stamboul, le taux d'érosion est sérieusement élevé, et ceci est fortement dû à la construction du
barrage d'el Hamiz qui a réduit de manière significative le débit solide alimentant ces deux
plages.
Ce barrage d’el Hamiz est situé dans la commune de l’Arbatache, Khmis el Khechna, wilaya
de Boumerdès et couvert une superficie de 220 km² environ de terre riche et fertile. Il est destiné
pour créer un réservoir permettant la régularisation des crues du Hamiz et l’irrigation de la
Mitidja orientale. Ce barrage a été édifie en 1964, il a été restauré à la fin des années 80, mis en
opération dans le début des années 90.
4.3.3. Période 1999-2015
Durant cette période, tous les transects générés tout au long de notre baie ont montré une
accrétion à l'exception des transects n° 71-77 et 331-345 correspondant respectivement à Alger
plage et Mazela qui ont subi une érosion (Figure IV.4).
Le taux d’évolution moyen (EPR) sur la plupart des plages de notre baie n’est pas vraiment
significatif et varie entre +0.2 et +1.01 m/an excepté pour la plage de la Verte rive qui a connu
une accrétion autour de +1.3 m/an.
Contrairement à la période précédente, on note au niveau de la plage de Mazela (qui
connaissait déjà une accrétion conséquente) une forte érosion de l'ordre de -2.13 m/an, qui
pourrait être due à la construction d’endiguement d’oued el Harrach durant cette période.
Parmi les éléments scientifiques pouvant expliquer cette stabilité, voire cette faible accrétion
avec une évolution totale moyenne (EPR) = + 0,12 m / an sur l'ensemble de la zone d'étude
durant cette période, on peut citer principalement le rôle protecteur des ouvrages de protection
qui ont été implantés au niveau des plages de la Sirène II et de la Verte rive.
Il est à souligner que durant ces deux dernière période (1972-1999 et 1999-2015), et suite à
la surexploitation du site, principalement due à l'urbanisation anarchique, les dunes sont
devenues des formes absentes. Cependant, quelques traces subsistent au niveau de la plage du
Bateau cassé. Ces ‘traces’ de dunes subissent une dégradation très avancée et sont en voie
d'extinction.
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