4 ème partie
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
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À titre exemplaire, l’EPR est calculé en divisant la distance entre la position du trait de côte
initiale (année 1959) et la plus récente (année 2022) par le temps écoulé (63 ans).
L'avantage principal de l'EPR est sa facilité de calcul et les exigences minimales pour les
données d’entrée (deux traits de côte) (Dang Van and Pham Thi Phuong, 2008).
Le Net Shoreline Movement (NSM) est simplement la distance (en mètres) entre l'ancienne
et la nouvelle position du rivage pour chaque transect. Il indique une distance et non un taux.
La valeur négative de l'EPR et du NSM indique une érosion, tandis qu'une valeur positive
dénote une accumulation.
4.3. Analyse diachronique de la cinématique du trait de côte
Les résultats de cette étude sont compilés et rapportés dans la Figure IV.2, Figure IV.3,
Figure IV.4, Figure IV.5 et Figure IV.6. Ils précisent les évolutions maximales et minimales du
trait de côte (EPR) pour les périodes : 1959-1972, 1972-1999, 1999-2015, 2015-2022 et 19592022.
Enfin, il faudrait encore ajouter que les évolutions spatio-temporelles très prononcées du
trait de côte -étroitement liées à la forte anthropisation- durant toute la période examinée (63
ans) ont justifié le choix de ces dates.
4.3.1. Période 1959-1972
La lecture des résultats statistiques obtenus durant cette période (13 ans) sur l'ensemble de
la zone d'étude montre que le trait de côte oscille entre avancement-recul (Figure IV.2).
Les rivages présentant une récession sont localisés au niveau des plages d’Ondines Sud,
Stamboul et Bateau cassé, tandis que les rivages en accrétion sont observés sur le reste des
plages (07 plages).
Un taux d'érosion maximal de -1,36 m/an (EPR) est observé sur la plage de Stamboul avec
un NSM = -17,68 m. En revanche, une forte accrétion ayant un taux net de +2,3 m/an est
localisée sur la plage de Verte rive.
Cette accumulation de sable (observée au niveau de la plage de la Verte rive) est
vraisemblablement due à la contribution positive de deux sources d'apport sédimentaire
apportées par oued el Harrach et oued el Hamiz (cette plage est située entre ces deux oueds).
Durant cette période qui est relativement ancienne, au vu de la situation, il est très difficile
de prononcer avec exactitude les éléments scientifiques qui peuvent justifier ces taux
d'accrétion et surtout d’érosion puisqu'il n'existait ni le barrage d'el Hamiz ni les ouvrages de
protections littorales ni aussi une forte urbanisation sur la bande côtière. Mais nous pouvons
aisément ajouter que l'accrétion et l'érosion sont des phénomènes naturels qui peuvent se
produire n'importe quand et n'importe où, évidemment lorsque certaines conditions climatiques
et géomorphologiques sont réunies.
Néanmoins, une évolution moyenne totale (EMT) aux environs de + 0,49 m/an résume
amplement la contribution négative de l'occupation du littoral sur le bilan sédimentaire. Selon
(Bouhmadouche, 1993) l'état d'évolution positif que nous pourrions qualifier de naturel,
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