4 ème partie
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
139
Introduction
La méthodologie adoptée pour le traitement et l'extraction de la position du trait de côte et
la construction de la base de données, afin de déterminer le taux net de déplacement du trait de
côte, est celle utilisée par plusieurs auteurs (Ayadi et al., 2016; Kermani et al., 2016; Liu et al.,
2011; Manca et al., 2013; Moore, 2000; Moussaid et al., 2015; Shoshany and Degani, 1992).
Après avoir digitalisé tous les supports cartographiques (photos aériennes et images
satellites) déjà pris en compte dans notre étude (voir sections 2.3) une extraction des traits de
côte a été opérée afin de calculer les taux d'érosion/accrétion du littoral.
4.1. Extraction des traits de côte
Une fois les traits de côte digitalisés pour chacune des dates considérées dans ce travail
(Figure IV.1), tous les traits de côte en question, nécessaires à cette étude, étaient au format
shapefile sous Arcgis.
La géo-database a ensuite été créée dans le logiciel Arcgis à partir de ces vecteurs littoraux.
Cette dernière a été analysée avec le Digital Shoreline Analysis System (DSAS).
Dans notre étude, le DSAS a été réalisé en quatre étapes (Thieler et al., 2005) : (1) la
préparation des traits de côte, (2) la création d'une ligne de base, (3) la génération de transects,
et (4) le calcul du taux de changement du trait de côte .
Le taux de changement du trait de côte le long des plages de la baie d'Alger a été calculé sur
345 transects générés perpendiculairement à la ligne de base à des intervalles de 20 m (Figure
IV.1). Les transects ont été numérotés de 01 à 345, le transect 01 étant situé à l'extrémité NordEst de la plage de Tamentfoust-Est, le transect 345 à l'extrémité Ouest de celle de Mazela.
4.2. Calcul des taux d'érosion/accrétion
Différentes techniques d'analyse de données peuvent être utilisées pour calculer les taux
d'érosion/accrétion du littoral (Thieler et al., 2009).
Au cours de cette étude, plusieurs approches statistiques ont été utilisées pour déterminer les
taux de changement du trait de côte, notamment le Net Shoreline Movement (NSM), l’End Point
Rate (EPR), Linear Regression Rate (LRR) et Weighted Linear Regression Rate (WLR) (Ayadi
et al., 2016; Himmelstoss, 2009; Moussaid et al., 2015; Natesan et al., 2015).
L’End Point Rate (EPR) est simplement calculé en divisant la distance (en mètres) séparant
deux rivages par le nombre d'années entre les dates des deux rivages (Équation IV.1) :
𝐸𝑃𝑅 =
𝐷 1 − 𝐷 2
𝑡 1 − 𝑡 0
Équation IV.1
Où :
D1 et D2 :distance séparant le rivage et la ligne de base.
t0 et t1 :les dates des deux positions du rivage.
Précédent

Evolution morpho-dynamique de la baie d’Alger: observation et modélisation hydrodynamique et sédimentaire - 160/232

Suivant