3 ème partie
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
136
3.13. Conclusion intermédiaire
La validation de ce modèle numérique MIKE 21/3 FM (en effectuant des mesures sur site de
la vitesse des courants et du flux de sédiments) nous a permis de mieux définir ces repères
réalistes, donc d'un degré de précision très adéquat.
La morphologie des fonds marins interagissant avec les agents hydrodynamiques (les
courants côtiers et la houle), les zones d’accrétion ou d’érosion varient en fonction de ses
évolutions. Dans ce but, une modélisation numérique intégrée (couplée) appuyée par des
enquêtes de terrain ont été réalisée à partir de plusieurs scénarios de la houle au large.
Le climat de vagues qui prévaut dans notre région combine les houles et les mers de vent
(les vagues) avec une nette dominance des mers de vent. Le rôle des vents locaux en tant que
force motrice qui génère des vagues dans notre zone d'étude est incontestable.
Pour tous les cas de figure, on observe une diminution de l'énergie des vagues à mesure que
celle-ci se rapproche de la côte. Cette diminution de l'énergie des vagues est due essentiellement
au phénomène de réfraction et minoritairement au phénomène de diffraction provoqué par les
deux caps (cap Matifou à l’Est et la pointe de Pescade à l’Ouest).
En résumé, il apparait que les courants côtiers (notamment le courant de dérive), le taux du
transport sédimentaire et les changements morphologiques des petits-fonds des plages de la
baie d’Alger ont profondément impactés par le secteur de provenance (ONO ou NNE) et la
hauteur significative des vagues.
Il apparait que la houle peut avoir un effet notable sur les courants en doublant les vitesses
ou même en inversant la direction des courants littoraux. Notre étude met également en
évidence que les houles frontales par rapport une plage donnée sont plus intenses et sont donc
potentiellement plus énergétiques que les houles obliques par rapport à la même plage.
Le schéma géomorphologique classique de l'évolution des fonds marins selon (Komar, 1998)
n'a pas été entièrement respecté sur certaines plages. L'hétérogénéité granulométrique des
sédiments constituant les plages, l'influence de l'artificialisation du littoral et la non-linéarité
des processus hydro-sédimentaires peuvent constituer des éléments de réponse solides, mais
comme nos simulations mettent en scène des cas extrêmes ayant une très faible probabilité
d'être observés dans la réalité, il est très difficile de se prononcer sur le fait qu'ils soient
réellement les mécanismes conduisant à ces résultats.
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
136
3.13. Conclusion intermédiaire
La validation de ce modèle numérique MIKE 21/3 FM (en effectuant des mesures sur site de
la vitesse des courants et du flux de sédiments) nous a permis de mieux définir ces repères
réalistes, donc d'un degré de précision très adéquat.
La morphologie des fonds marins interagissant avec les agents hydrodynamiques (les
courants côtiers et la houle), les zones d’accrétion ou d’érosion varient en fonction de ses
évolutions. Dans ce but, une modélisation numérique intégrée (couplée) appuyée par des
enquêtes de terrain ont été réalisée à partir de plusieurs scénarios de la houle au large.
Le climat de vagues qui prévaut dans notre région combine les houles et les mers de vent
(les vagues) avec une nette dominance des mers de vent. Le rôle des vents locaux en tant que
force motrice qui génère des vagues dans notre zone d'étude est incontestable.
Pour tous les cas de figure, on observe une diminution de l'énergie des vagues à mesure que
celle-ci se rapproche de la côte. Cette diminution de l'énergie des vagues est due essentiellement
au phénomène de réfraction et minoritairement au phénomène de diffraction provoqué par les
deux caps (cap Matifou à l’Est et la pointe de Pescade à l’Ouest).
En résumé, il apparait que les courants côtiers (notamment le courant de dérive), le taux du
transport sédimentaire et les changements morphologiques des petits-fonds des plages de la
baie d’Alger ont profondément impactés par le secteur de provenance (ONO ou NNE) et la
hauteur significative des vagues.
Il apparait que la houle peut avoir un effet notable sur les courants en doublant les vitesses
ou même en inversant la direction des courants littoraux. Notre étude met également en
évidence que les houles frontales par rapport une plage donnée sont plus intenses et sont donc
potentiellement plus énergétiques que les houles obliques par rapport à la même plage.
Le schéma géomorphologique classique de l'évolution des fonds marins selon (Komar, 1998)
n'a pas été entièrement respecté sur certaines plages. L'hétérogénéité granulométrique des
sédiments constituant les plages, l'influence de l'artificialisation du littoral et la non-linéarité
des processus hydro-sédimentaires peuvent constituer des éléments de réponse solides, mais
comme nos simulations mettent en scène des cas extrêmes ayant une très faible probabilité
d'être observés dans la réalité, il est très difficile de se prononcer sur le fait qu'ils soient
réellement les mécanismes conduisant à ces résultats.
