3 ème partie
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
130
3.12. Evolution du niveau du fond marin
En second lieu, et à l’aide de l’outil ‘Morphology’ du module ST, une estimation de ‘bed
level change’ a été menée afin de pouvoir identifier les zones de dépôt, de stabilité et d’érosion.
3.12.1.
Configuration des conditions aux limites
Un maximum de 02 m/jour de changement du niveau du fond marin a été considéré avec un
feedback sur l'hydrodynamique, la propagation des vagues et le calcul du transport
sédimentaire.
Les trois frontières de notre modèle, le Nord, l'Est et l'Ouest, sont réglées sur ‘zero sediment
flow gradient for outflow, zero bed change for inflow’.
3.12.2.
Description et interprétation des résultats
Dans le cas normal des événements, si une partie du matériel de la plage est emportée par
les vagues pendant une saison météorologique sévère, les matériaux perdus sont redéposés
pendant la prochaine saison de beau temps et l'équilibre de la plage est maintenu (Komar, 1998).
Les vagues plus hautes et les tempêtes plus fréquentes qui se produisent pendant les mois d'hiver
sont responsables du recul des plages, tandis que les conditions plus calmes favorisent la
progradation du littoral (Splinter et al., 2012).
Dans son ensemble, l'évolution du fond marin (accumulation, érosion et stabilité) reflète le
taux de transport de sédiments (en termes d’intensité et de direction) prévalant dans une zone,
qui à son tour traduit la réponse des sédiments marins à la vitesse orbitale des particules et au
courant marin qui les transporte.
Il apparaît très logique dans les résultats que les scénarios relatifs aux événements peu
énergétique (Hs, 50% et Hs, 75%) ont une contribution positive de niveau du fond marin (en
favorisant l’accumulation des sédiments) par rapport aux évènements tempétueux puisque le
taux de transport sédimentaire devient de plus en plus important à mesure que l'intensité du
courant augmente (Tableau III.14). Notons également que cette règle n'est pas totalement
valable car on pourrait constater une action constructive des houles très énergétiques dans
certaines zones et une action destructrice des houles peu énergétiques ailleurs. De plus, il ne
faut pas négliger le fait que la modélisation numérique de ces phénomènes peut comporter des
inexactitudes importantes.
A Mazela, une action érosive dominante des fortes houles de NNE est clairement observée
par rapport aux houles de ONO qui sont dissipées par le port de plaisance ‘Marina’. Ainsi, pour
une houle Hs, 20 ans de NNE (Figure III.21), une érosion moyenne d'environ -0,045 m a été
enregistrée entre 0,5 et 01 m de profondeur, pendant que l'autre secteur favorisait une très faible
accumulation d'environ +0,006 m (Figure III.20). On retiendra également que la seule
différence de réponse de fond marin entre Alger plage et Mazela réside dans le fait que la
première a subi une érosion remarquable causée par les houles de secteur NNE pour tous les
scénarios examinés (Hs, 50% à Hs, 100 ans).
A la différence de ces deux dernières plages (Mazela et Alger plage), la plage de Frégate a
souffert d'une érosion remarquable causée par les fortes houles de secteur ONO par rapport à
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
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3.12. Evolution du niveau du fond marin
En second lieu, et à l’aide de l’outil ‘Morphology’ du module ST, une estimation de ‘bed
level change’ a été menée afin de pouvoir identifier les zones de dépôt, de stabilité et d’érosion.
3.12.1.
Configuration des conditions aux limites
Un maximum de 02 m/jour de changement du niveau du fond marin a été considéré avec un
feedback sur l'hydrodynamique, la propagation des vagues et le calcul du transport
sédimentaire.
Les trois frontières de notre modèle, le Nord, l'Est et l'Ouest, sont réglées sur ‘zero sediment
flow gradient for outflow, zero bed change for inflow’.
3.12.2.
Description et interprétation des résultats
Dans le cas normal des événements, si une partie du matériel de la plage est emportée par
les vagues pendant une saison météorologique sévère, les matériaux perdus sont redéposés
pendant la prochaine saison de beau temps et l'équilibre de la plage est maintenu (Komar, 1998).
Les vagues plus hautes et les tempêtes plus fréquentes qui se produisent pendant les mois d'hiver
sont responsables du recul des plages, tandis que les conditions plus calmes favorisent la
progradation du littoral (Splinter et al., 2012).
Dans son ensemble, l'évolution du fond marin (accumulation, érosion et stabilité) reflète le
taux de transport de sédiments (en termes d’intensité et de direction) prévalant dans une zone,
qui à son tour traduit la réponse des sédiments marins à la vitesse orbitale des particules et au
courant marin qui les transporte.
Il apparaît très logique dans les résultats que les scénarios relatifs aux événements peu
énergétique (Hs, 50% et Hs, 75%) ont une contribution positive de niveau du fond marin (en
favorisant l’accumulation des sédiments) par rapport aux évènements tempétueux puisque le
taux de transport sédimentaire devient de plus en plus important à mesure que l'intensité du
courant augmente (Tableau III.14). Notons également que cette règle n'est pas totalement
valable car on pourrait constater une action constructive des houles très énergétiques dans
certaines zones et une action destructrice des houles peu énergétiques ailleurs. De plus, il ne
faut pas négliger le fait que la modélisation numérique de ces phénomènes peut comporter des
inexactitudes importantes.
A Mazela, une action érosive dominante des fortes houles de NNE est clairement observée
par rapport aux houles de ONO qui sont dissipées par le port de plaisance ‘Marina’. Ainsi, pour
une houle Hs, 20 ans de NNE (Figure III.21), une érosion moyenne d'environ -0,045 m a été
enregistrée entre 0,5 et 01 m de profondeur, pendant que l'autre secteur favorisait une très faible
accumulation d'environ +0,006 m (Figure III.20). On retiendra également que la seule
différence de réponse de fond marin entre Alger plage et Mazela réside dans le fait que la
première a subi une érosion remarquable causée par les houles de secteur NNE pour tous les
scénarios examinés (Hs, 50% à Hs, 100 ans).
A la différence de ces deux dernières plages (Mazela et Alger plage), la plage de Frégate a
souffert d'une érosion remarquable causée par les fortes houles de secteur ONO par rapport à
