3 ème partie
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
113
3.9.3. Description et interprétation des résultats
La Figure III.14 et la Figure III.15 représentent le climat des vagues dans notre zone d'étude
en exposant la propagation et la transformation de ces dernières (ondes de gravité) du large à la
côte. On observe une diminution de l'énergie des vagues au fur et à mesure que la vague évolue
vers la côte pour toutes les plages de la baie d’Alger, et les deux directions sélectionnées (292.5°
et 22.5°). Cette diminution de l'énergie de la vague est due essentiellement au phénomène de
réfraction (voir Tableau III.11).
L’analyse de ces résultats, élaborés pour les deux directions des houles les plus dominantes,
révèle que celles-ci influencent différemment le rivage des plages de la baie d’Alger.
En effet, compte tenu de l’étendu du site, la partie orientale de la baie d’Alger principalement
représentée par les plages Tamentfoust-Est, Ondines Nord, Ondines Sud, Alger plage, Frégate
et Stamboul, est abritée à la fois naturellement par le cap Matifou et artificiellement par le port
de Tamentfoust des agitations provenant du secteur NNE (22.5°). Pour ces plages, les valeurs
de Hs réfractées (Pour toutes les profondeurs indiquées dans le Tableau III.11) venant de secteur
ONO (292,5°) sont nettement supérieures à celles provenant de secteur NNE (22.5°).
En dépit de la morphologie de la baie, les résultats de la propagation de la houle montrent
également que les agitations provenant du secteur NNE (22.5°) impactent davantage la plage
Sirène II et Mazela (qui se situent au centre de la baie d’Alger) plutôt que la partie orientale se
trouvant quant à elle abritée des agitations venant de ce secteur.
Par ailleurs, le degré d'exposition des plages du Bateau cassé et de la Verte rive est similaire,
étant donné que les valeurs Hs réfractées provenant des deux secteurs (292,5° et 22,5°) sont
pratiquement identiques pour des grandes valeurs de Hs.
Il est à noter que la contribution des deux phénomènes de réfraction et de shaoling
(présentant avec le phénomène de déferlement l’un des paramètres de dissipation des vagues
les plus importants) est donnée par la formule (CERC, 1984b) ci-après (Équation III.17) :
Kr.Ks=H / H0
Équation III.17
A titre illustratif, et à la profondeur h = 05 m, la houle annuelle venant de secteur ONO n’a
perdu que 67, 40, 30, 27, 30 et 24% de son énergie au niveau des plages de Tamentfoust-Est,
Ondines Nord, Ondines Sud, Alger plage, Frégate et Stamboul, respectivement (Figure III.14).
Tandis que pour la même hauteur de la houle annuelle (Hs = 3.63 m) venant au large de secteur
NNE, on note une perte d’énergie de cette dernière de l’ordre de 86, 79, 76, 74, 66 et 63 % pour
les susdites plages, respectivement (Figure III.15).
Dans le même contexte, au niveau de la plage de Sirène II et de Mazela, et en comparaison
avec les 05 plages de la partie orientale de la baie d’Alger, la perte d’énergie de la houle de
secteur ONO a été notable et a atteint 45 et 50 %, respectivement. En revanche, il est observé
que 35 et 25% de perte d'énergie de la houle de secteur NNE pour ces deux plages,
respectivement.
Il est à noter également qu’au niveau des plages de Bateau cassé et de Verte rive, la houle
centennale (Hs = 6,74 m) a conservé presque la moitié de son énergie à h =05 m, et ce
indépendamment de la provenance de la houle (ONO ou NNE).
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
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3.9.3. Description et interprétation des résultats
La Figure III.14 et la Figure III.15 représentent le climat des vagues dans notre zone d'étude
en exposant la propagation et la transformation de ces dernières (ondes de gravité) du large à la
côte. On observe une diminution de l'énergie des vagues au fur et à mesure que la vague évolue
vers la côte pour toutes les plages de la baie d’Alger, et les deux directions sélectionnées (292.5°
et 22.5°). Cette diminution de l'énergie de la vague est due essentiellement au phénomène de
réfraction (voir Tableau III.11).
L’analyse de ces résultats, élaborés pour les deux directions des houles les plus dominantes,
révèle que celles-ci influencent différemment le rivage des plages de la baie d’Alger.
En effet, compte tenu de l’étendu du site, la partie orientale de la baie d’Alger principalement
représentée par les plages Tamentfoust-Est, Ondines Nord, Ondines Sud, Alger plage, Frégate
et Stamboul, est abritée à la fois naturellement par le cap Matifou et artificiellement par le port
de Tamentfoust des agitations provenant du secteur NNE (22.5°). Pour ces plages, les valeurs
de Hs réfractées (Pour toutes les profondeurs indiquées dans le Tableau III.11) venant de secteur
ONO (292,5°) sont nettement supérieures à celles provenant de secteur NNE (22.5°).
En dépit de la morphologie de la baie, les résultats de la propagation de la houle montrent
également que les agitations provenant du secteur NNE (22.5°) impactent davantage la plage
Sirène II et Mazela (qui se situent au centre de la baie d’Alger) plutôt que la partie orientale se
trouvant quant à elle abritée des agitations venant de ce secteur.
Par ailleurs, le degré d'exposition des plages du Bateau cassé et de la Verte rive est similaire,
étant donné que les valeurs Hs réfractées provenant des deux secteurs (292,5° et 22,5°) sont
pratiquement identiques pour des grandes valeurs de Hs.
Il est à noter que la contribution des deux phénomènes de réfraction et de shaoling
(présentant avec le phénomène de déferlement l’un des paramètres de dissipation des vagues
les plus importants) est donnée par la formule (CERC, 1984b) ci-après (Équation III.17) :
Kr.Ks=H / H0
Équation III.17
A titre illustratif, et à la profondeur h = 05 m, la houle annuelle venant de secteur ONO n’a
perdu que 67, 40, 30, 27, 30 et 24% de son énergie au niveau des plages de Tamentfoust-Est,
Ondines Nord, Ondines Sud, Alger plage, Frégate et Stamboul, respectivement (Figure III.14).
Tandis que pour la même hauteur de la houle annuelle (Hs = 3.63 m) venant au large de secteur
NNE, on note une perte d’énergie de cette dernière de l’ordre de 86, 79, 76, 74, 66 et 63 % pour
les susdites plages, respectivement (Figure III.15).
Dans le même contexte, au niveau de la plage de Sirène II et de Mazela, et en comparaison
avec les 05 plages de la partie orientale de la baie d’Alger, la perte d’énergie de la houle de
secteur ONO a été notable et a atteint 45 et 50 %, respectivement. En revanche, il est observé
que 35 et 25% de perte d'énergie de la houle de secteur NNE pour ces deux plages,
respectivement.
Il est à noter également qu’au niveau des plages de Bateau cassé et de Verte rive, la houle
centennale (Hs = 6,74 m) a conservé presque la moitié de son énergie à h =05 m, et ce
indépendamment de la provenance de la houle (ONO ou NNE).
