3 ème partie
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
93
3.5. Discussions des résultats
Le point d’extraction des paramètres météo-marins étant situé au large de la zone d’étude
(baie d’Alger), le climat des vagues présente une variabilité annuelle et interannuelle distincte
tout au long de la période examinée. Ici, nous avons considéré des séries de données sur une
année entière sans tenir compte de la saisonnalité.
Comme on pouvait s'y attendre, la variabilité des estimations est plus élevée pour les valeurs
de retour cinquantennales et centennales que pour les valeurs de retour décennales car il s’agit
d’extrapolation. Il est à noter aussi, que la valeur de retour annuel est également obtenue sur la
base d’une extrapolation vu que le paramètre d'échelle σ doit être plus grand que 0 (σ > 0).
Tout d'abord, on constate qu'il existe de grandes variabilités selon l'approche choisie pour
l'analyse des valeurs extrêmes. Il est intéressant d'observer qu'il n'y a pas de biais systématique
concernant les méthodes.
L'approche des POT’s sous-estime -relativement- les niveaux de retour de telle sorte que
même le niveau de retour centennal ne franchit pas l'observation la plus élevée (Hs = 7,37 m)
dans les données et le plus grand niveau de retour centennal est signalé comme étant de 6.93 m
lorsqu'on ajuste notre série de données avec la distribution GPD avec un seuil de 4.3 m et 03 h
d’indépendance (Tableau III.4).
Il est montré aussi que l’inclusion d’intervalle d’indépendance de 48 h dans le modèle GPD
a permis d’obtenir des niveaux de retour plus faible que le modèle GPD avec un intervalle
d’indépendance de 03 h (100% des cas), avec 6.74 et 6.93 m pour la période de retour
centennale, respectivement.
Concernant l’influence du choix du seuil des POT’s, il a été constaté que les deux seuils 03
et 4.3 m étaient correctement établi, ceci s’explique par la très grande convergence des résultats
obtenus à la base de ces deux derniers.
Le grand nombre d'observations ayant un Hs plus au moins faible que les maximums annuels
dans les séries de données utilisées dans l'analyse conduit à une sous-estimation dans la
méthode des POT’s, alors que le modèle GEV et GUM ont estimé 7,54 et 8,41 m comme niveaux
de retour de 100 ans respectivement.
L'estimation GEV tend à bien reproduire la valeur centennale mais présente les mêmes
caractéristiques de sous-estimation de la valeur cinquantennale puisque cette dernière (7.31 m)
ne franchit pas l’observation la plus élevée (7.37 m) de notre série de 29 ans.
Pour la période de retour décennale, GUM projette une valeur de 6,84 m qui est presque
comparable à l'estimation correspondante de GPD pour la période de 100 ans.
Quant aux niveaux de retour annuels, biannuels et quinquennaux, les résultats issus de
l’approche AM (pour les deux distributions : GEV et GUM) montrent une surestimation
évidente par rapport aux données maximales mesurées de même à l’approche, ce qui pourrait
être dû au grand nombre d'observations ayant des valeurs Hs très élevées des AM.
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
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3.5. Discussions des résultats
Le point d’extraction des paramètres météo-marins étant situé au large de la zone d’étude
(baie d’Alger), le climat des vagues présente une variabilité annuelle et interannuelle distincte
tout au long de la période examinée. Ici, nous avons considéré des séries de données sur une
année entière sans tenir compte de la saisonnalité.
Comme on pouvait s'y attendre, la variabilité des estimations est plus élevée pour les valeurs
de retour cinquantennales et centennales que pour les valeurs de retour décennales car il s’agit
d’extrapolation. Il est à noter aussi, que la valeur de retour annuel est également obtenue sur la
base d’une extrapolation vu que le paramètre d'échelle σ doit être plus grand que 0 (σ > 0).
Tout d'abord, on constate qu'il existe de grandes variabilités selon l'approche choisie pour
l'analyse des valeurs extrêmes. Il est intéressant d'observer qu'il n'y a pas de biais systématique
concernant les méthodes.
L'approche des POT’s sous-estime -relativement- les niveaux de retour de telle sorte que
même le niveau de retour centennal ne franchit pas l'observation la plus élevée (Hs = 7,37 m)
dans les données et le plus grand niveau de retour centennal est signalé comme étant de 6.93 m
lorsqu'on ajuste notre série de données avec la distribution GPD avec un seuil de 4.3 m et 03 h
d’indépendance (Tableau III.4).
Il est montré aussi que l’inclusion d’intervalle d’indépendance de 48 h dans le modèle GPD
a permis d’obtenir des niveaux de retour plus faible que le modèle GPD avec un intervalle
d’indépendance de 03 h (100% des cas), avec 6.74 et 6.93 m pour la période de retour
centennale, respectivement.
Concernant l’influence du choix du seuil des POT’s, il a été constaté que les deux seuils 03
et 4.3 m étaient correctement établi, ceci s’explique par la très grande convergence des résultats
obtenus à la base de ces deux derniers.
Le grand nombre d'observations ayant un Hs plus au moins faible que les maximums annuels
dans les séries de données utilisées dans l'analyse conduit à une sous-estimation dans la
méthode des POT’s, alors que le modèle GEV et GUM ont estimé 7,54 et 8,41 m comme niveaux
de retour de 100 ans respectivement.
L'estimation GEV tend à bien reproduire la valeur centennale mais présente les mêmes
caractéristiques de sous-estimation de la valeur cinquantennale puisque cette dernière (7.31 m)
ne franchit pas l’observation la plus élevée (7.37 m) de notre série de 29 ans.
Pour la période de retour décennale, GUM projette une valeur de 6,84 m qui est presque
comparable à l'estimation correspondante de GPD pour la période de 100 ans.
Quant aux niveaux de retour annuels, biannuels et quinquennaux, les résultats issus de
l’approche AM (pour les deux distributions : GEV et GUM) montrent une surestimation
évidente par rapport aux données maximales mesurées de même à l’approche, ce qui pourrait
être dû au grand nombre d'observations ayant des valeurs Hs très élevées des AM.
