Chapitre 1 TELEDETECTION & CARTOGRAPHIE DU TRAIT DE CÔTE
1.1.4 La ligne de référence adoptée
Limite de référence indéniable en tant que séparation linéaire entre deux domaines,
terrestre et maritime, le trait de côte est pourtant une notion ambiguë tant le passage
de l’un vers l’autre est progressif dans l’espace et mobile dans le temps [43]. Le littoral
présente de nombreuses ondulations à certains endroits où la démarcation du littoral et
l’identification des modifications du littoral devraient être très difficiles. Le littoral est
facile à définir mais la démarcation est très difficile puisque le niveau de l’eau change
constamment [8]. Le choix de la ligne de référence d’un littoral est une considération
primordiale dans la cartographie du littoral [52]. Cette référence du rivage (indicateur du
littoral) doit être identifiée pour déterminer l’érosion côtière. Par ailleurs, selon [6], la
ligne de référence de l’érosion est généralement le bord supérieur d’une falaise, le rebord
de la dune côtière, la ligne de végétation, ou une crête de plage. Si aucune de ces lignes
de référence n’est pas présente, la ligne des plus hautes eaux (HWL) est souvent utilisée.
(Figure 1.2)
Figure 1.2 – Exemples de proxys de la position du trait de côte.
1.2 METHODOLOGIE
La méthodologie utilisée est résumée dans la (Figure 1.3). L’approche comprend les
étapes suivantes :
1) choix d’une ligne de référence ;
2) rectification géométrique des mosaics des deux dates différentes ;
3) digitalisation du trait de côte et estimation des erreurs ;
4) étude de la cinématique du trait de côte et de l’évolution des surfaces des plages.
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