Chapitre I
Généralités
13
3.1 Sixièmerapport du GIEC 2023 :
Le réchauffement climatique global est en progression. Les activités anthropiques impactent
les systèmes climatiques par une augmentation significative des émissions de gaz à effet de
serre et surtout l’urbanisation. En effet, 70 % des émissions anthropiques de carbone
proviennent des zones urbaines. Durant ces dernières décennies, plusieurs études ont été
effectuées sur les effets du changement climatique sur les différents systèmes terrestres
(Hzami, 2021).
Le 6éme rapport d'évaluation du GIEC confirme que les risques liés au changement
climatique (tels que les vagues de chaleur, les précipitations extrêmes, les sécheresses, la
fonte de la cryosphère et les modifications dans le comportement de nombreuses espèces) ont
augmenté pour une même intensité de réchauffement par rapport au 5éme rapport d'évaluation
de 2014, ces risques, qu'ils soient liés au climat ou non, deviendront plus graves et plus
fréquents, ce qui compliquera davantage leur gestion.
La température à la surface du globe était de 1,09 [0,95 à 1,20]°C plus élevée en 2011-2020
qu'en 1850-1900, avec des augmentations plus importantes sur les terres (1,59 [1,34 à
1,83]°C) que sur les océans (0,88 [0,68 à 1,01]°C). Au cours des deux premières décennies du
XXIe siècle (2001-2020), la température à la surface du globe était supérieure de 0,99 [0,84 à
1,10] °C à celle de la période 1850-1900. La température à la surface du globe a augmenté
plus rapidement depuis 1970 qu'au cours de toute autre période de 50 ans au cours des 2000
dernières années au moins(Lee et al., 2023).
Les impacts prédominants constatés en Méditerranée vont de l'augmentation de la température
de l'air (+1,5 °C par rapport à 1850) à l'acidification croissante des eaux marines, en passant
par l'élévation de la température de la mer (+0,29 à +0,44 °C par décennie). En outre, on note
une augmentation de la fréquence et de l'intensité des épisodes de sécheresse.
4 Élévation du niveau de la mer (ENM) :
Il est clair que l'influence humaine a réchauffé l'atmosphère, les océans et les terres. Le niveau
moyen mondial de la mer a augmenté de 0,20 [0,15 à 0,25] m entre 1901 et 2018. Le taux
moyen d'élévation du niveau de la mer était de 1,3 [0,6 à 2,1] mm par an entre 1901 et 1971,
de 1,9 [0,8 à 2,9] mm par an entre 1971 et 2006, et de 3,7 [3,2 à 4,2] mm par an entre 2006 et
2018 (degré de confiance élevé). L'influence humaine a très probablement été le principal
moteur de ces augmentations depuis au moins 1971 (Lee et al., 2023).
L’élévation du niveau de la mer méditerranée (jusqu’à +1 m en moyenne en 2100 dans le pire
scénario), elle est irréversible au moins à l’échelle du siècle ou du millénaire et ce quel que
soit le scenario d’atténuation envisagé.
Les conséquences du changement climatique et de la hausse du niveau de la mer risquent
donc d’être dramatiques pour certaines régions du globe. Ces conséquences doivent, dans la
mesure du possible, être prises en compte dans les calculs, bien que l’évolution de la
trajectoire des tempêtes qui pourrait affecter considérablement les houles de projet sont
difficiles à évaluer. Néanmoins les calculs de dimensionnement notamment concernant les
ouvrages de protection pour lutter contre les franchissements doivent dès à présent tenir
compte de l’élévation du niveau de la mer en plus des surcote habituellement utilisées (Jarry,
2009).
Généralités
13
3.1 Sixièmerapport du GIEC 2023 :
Le réchauffement climatique global est en progression. Les activités anthropiques impactent
les systèmes climatiques par une augmentation significative des émissions de gaz à effet de
serre et surtout l’urbanisation. En effet, 70 % des émissions anthropiques de carbone
proviennent des zones urbaines. Durant ces dernières décennies, plusieurs études ont été
effectuées sur les effets du changement climatique sur les différents systèmes terrestres
(Hzami, 2021).
Le 6éme rapport d'évaluation du GIEC confirme que les risques liés au changement
climatique (tels que les vagues de chaleur, les précipitations extrêmes, les sécheresses, la
fonte de la cryosphère et les modifications dans le comportement de nombreuses espèces) ont
augmenté pour une même intensité de réchauffement par rapport au 5éme rapport d'évaluation
de 2014, ces risques, qu'ils soient liés au climat ou non, deviendront plus graves et plus
fréquents, ce qui compliquera davantage leur gestion.
La température à la surface du globe était de 1,09 [0,95 à 1,20]°C plus élevée en 2011-2020
qu'en 1850-1900, avec des augmentations plus importantes sur les terres (1,59 [1,34 à
1,83]°C) que sur les océans (0,88 [0,68 à 1,01]°C). Au cours des deux premières décennies du
XXIe siècle (2001-2020), la température à la surface du globe était supérieure de 0,99 [0,84 à
1,10] °C à celle de la période 1850-1900. La température à la surface du globe a augmenté
plus rapidement depuis 1970 qu'au cours de toute autre période de 50 ans au cours des 2000
dernières années au moins(Lee et al., 2023).
Les impacts prédominants constatés en Méditerranée vont de l'augmentation de la température
de l'air (+1,5 °C par rapport à 1850) à l'acidification croissante des eaux marines, en passant
par l'élévation de la température de la mer (+0,29 à +0,44 °C par décennie). En outre, on note
une augmentation de la fréquence et de l'intensité des épisodes de sécheresse.
4 Élévation du niveau de la mer (ENM) :
Il est clair que l'influence humaine a réchauffé l'atmosphère, les océans et les terres. Le niveau
moyen mondial de la mer a augmenté de 0,20 [0,15 à 0,25] m entre 1901 et 2018. Le taux
moyen d'élévation du niveau de la mer était de 1,3 [0,6 à 2,1] mm par an entre 1901 et 1971,
de 1,9 [0,8 à 2,9] mm par an entre 1971 et 2006, et de 3,7 [3,2 à 4,2] mm par an entre 2006 et
2018 (degré de confiance élevé). L'influence humaine a très probablement été le principal
moteur de ces augmentations depuis au moins 1971 (Lee et al., 2023).
L’élévation du niveau de la mer méditerranée (jusqu’à +1 m en moyenne en 2100 dans le pire
scénario), elle est irréversible au moins à l’échelle du siècle ou du millénaire et ce quel que
soit le scenario d’atténuation envisagé.
Les conséquences du changement climatique et de la hausse du niveau de la mer risquent
donc d’être dramatiques pour certaines régions du globe. Ces conséquences doivent, dans la
mesure du possible, être prises en compte dans les calculs, bien que l’évolution de la
trajectoire des tempêtes qui pourrait affecter considérablement les houles de projet sont
difficiles à évaluer. Néanmoins les calculs de dimensionnement notamment concernant les
ouvrages de protection pour lutter contre les franchissements doivent dès à présent tenir
compte de l’élévation du niveau de la mer en plus des surcote habituellement utilisées (Jarry,
2009).
