Chapitre I
Généralités
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de chute des particules ωs) et dynamiques (la hauteur des brisants Hb, la période des vagues
T) (Dehouck, 2006).
𝛺 =
𝐻 𝑏
𝜔 𝑠 𝑇
(1)
1.3.1 Plage dissipative (Ω > 6) :
Une plage est dite dissipative lorsque le sable est relativement fin et que cette plage est
soumise à des vagues énergétiques et courtes. Ces plages sont larges et caractérisées par une
vaste zone de surf où les déferlements glissants (spilling breakers) dissipent leur énergie
(Guza et Inman, 1975).
1.3.2 Plage réflective (Ω < 1) :
Une plage est dite réflective lorsque le sédiment est mixte à grossier et qu’elle est exposée aux
houles peu énergétiques (Hb <1m). On y observe des déferlements gonflants (surging
breakers) (Wright et Short, 1984).
1.3.3 Plage intermédiaire (1<Ω<6) :
Les plages intermédiaires sont les plus répandues avec un sédiment hétérogène, à
granulométrie variée, et soumises à un régime variable de la houle. Elles sont caractérisées
par la présence de barre(s) sédimentaire(s) tridimensionnelle(s) (Dehouck, 2006).
2 Hydrodynamique littoral :
L'hydrodynamique littorale est le résultat d'inter actions complexes entre états de mer,
courants et niveaux d'eau. La compréhension de ces phénomènes hydrodynamiques est par
ailleurs nécessaire à la gestion des zones côtières du fait de leur rôle dans le transport
sédimentaire (Amarouche, 2015).
2.1 La zonation hydrodynamique du littoral :
La délimitation du littoral et de la plage est réalisée en tenant compte des phénomènes
hydrodynamiques associés aux modifications des vagues au cours de leur déplacement :
2.1.1 La zone de swash (swash zone) :
La zone de swash correspond à la partie de la plage exposée au balayage successif de l’eau
des vagues. Dans la littérature française, elle est parfois nommée zone de jet de rive ou zone
de ressac. Ces termes restent cependant peu utilisés. La lancée d’eau vers la côte correspond
au jet de rive ou uprush, le retour de l’eau vers le large est appelé nappe de retrait ou
backwash. La zone de swash est située entre la ligne de rivage (shoreline) et la zone de
déferlement (surf zone). Chacune de ses limites varie dans le temps et dans l’espace et se
déplace sur l’estran en suivant les fluctuations du cycle tidal. La largeur de la zone de swash
est donc difficile à percevoir, d’autant plus que sa frontière avec la zone de surf est délicate à
identifier (Degryse-Kulkarni, 2003).
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