Conclusion générale
144
L'objectif de cette étude était d'analyser les possibles conséquences des changements
climatiques et des activités humaines sur la zone côtière de la grande baie de Zemmouri. Les
résultats de cette étude ont mis en évidence une vulnérabilité significative, tant sur le plan
environnemental que socio-économique, de cette région face à ces influences.
Dans la baie de Zemmouri, l'étude hydrodynamique a mis en évidence que les houles en
provenance des secteurs Nord-Est, Ouest et Est-Nord-Est sont les plus dominants sur
l'ensemble du littoral de Zemmouri avec des fréquences d’apparition respective de 18.09%,
19.28% et 15.84% avec une hauteur significative de 2.5 à 4 m qui montre un état de la mer
“forte“ selon l’échelle de douglas, cette configuration favorise efficacement le déplacement de
sédiments à différentes échelles spatiotemporelles.
En ce qui concerne la cartographie de l'évolution du trai de côte dans la baie de Zemmouri,
cette tâche a été exécutée en utilisant le logiciel ArcGIS conjointement avec DSAS,
également connu sous le nom de « Digital Shoreline Analysis System », version 4.3.
L'analyse temporelle de l'évolution de la dynamique côtière a révélé que ce littoral a subi une
forte pression au fil des décennies, principalement due aux activités de développement, en
particulier l'urbanisation et le tourisme. Ces activités ont perturbé le fonctionnement hydrosédimentaire du système côtier, entraînant une sévère érosion des plages à un rythme moyen
de recul d'environ -0.9 m/an sur la période de 1972 à 2022. Ces plages étaient pourtant
considérées comme un atout économique majeur pour le tourisme balnéaire de la région, et
également comme une réserve essentielle pour le réajustement des profils de plage en cas
d'érosion. Cette érosion a entraîné une perte de 242 ha de sa surface d'évolution. L’état
environnemental actuel de ce littoral est gravement altéré, ce qui laisse présager des défis
considérables en termes d'adaptation en cas d'élévation du niveau de la mer, à moins que des
mesures concrètes ne soient prises pour le préserver de ce phénomène inévitable.
Une tendance longitudinale a été révélée. Dans lequel, la zone Est marquée par une
progradation avec des taux moyens d’accumulation de +0.35m/an, la zone centrale est
caractérisée par des taux de recul côtière varient de -0,09 à -0,59 m/ an, ce qui équivaut à une
perte de terre allant de -4,62 m à -29,38 m. Dans la zone Ouest, le trait de côte montre une
situation de recul avancée avec des taux de recul moyens allant de -0,89 à -1.07 m/an.
Pour l’analyse des évènements extrêmes les données de houles ont été extraites de la base de
données www.waveclimate.com, la série de données traitée est composé de 87 664 mesures
pour chacun des trois paramètres de houle (Hs, Tp, Dp). A l’aide des méthodes de prédiction
des évènements extrêmes POT et GEV, nous avons calculé les hauteurs de houle associées à
des périodes de retour allant jusqu'à 1000 ans. Nous avons observé que la direction Nord-Est
présente la plus faible probabilité de générer une houle extrême pour les deux méthodes. En
revanche, les directions les plus enclines à provoquer des hauteurs de houle plus élevées sont
le Nord, le Nord-Nord-Est et l'ouest pour la distribution Gumbel (GEV), ainsi que le Nord, le
Nord-Nord-Ouest et le Nord-Ouest pour la distribution de Weibull (GEV), et enfin le Nord,
l'Est-Nord-Est et le Nord-Nord-Ouest pour la méthode POT. Une comparaison des deux
méthodes a été réalisée, et les résultats révèlent que la méthode POT nécessite un nombre plus
élevé de points que la méthode GEV, mais cette dernière produit des résultats supérieurs
d'environ une dizaine de centimètres.
L'analyse des résultats obtenus grâce au modèle des vagues MIKE 21 a révélé que la forme du
fond marin du plateau continental de la baie de Zemmouri présente une certaine irrégularité.
En outre, ce modèle a souligné que la région étudiée est influencée par les vagues provenant
des directions 315°N, 45°N et 360°N, générant ainsi des courants de dérive parallèles à la côte
et des courants de retour perpendiculaires à la côte. La répartition des sédiments le long de la
144
L'objectif de cette étude était d'analyser les possibles conséquences des changements
climatiques et des activités humaines sur la zone côtière de la grande baie de Zemmouri. Les
résultats de cette étude ont mis en évidence une vulnérabilité significative, tant sur le plan
environnemental que socio-économique, de cette région face à ces influences.
Dans la baie de Zemmouri, l'étude hydrodynamique a mis en évidence que les houles en
provenance des secteurs Nord-Est, Ouest et Est-Nord-Est sont les plus dominants sur
l'ensemble du littoral de Zemmouri avec des fréquences d’apparition respective de 18.09%,
19.28% et 15.84% avec une hauteur significative de 2.5 à 4 m qui montre un état de la mer
“forte“ selon l’échelle de douglas, cette configuration favorise efficacement le déplacement de
sédiments à différentes échelles spatiotemporelles.
En ce qui concerne la cartographie de l'évolution du trai de côte dans la baie de Zemmouri,
cette tâche a été exécutée en utilisant le logiciel ArcGIS conjointement avec DSAS,
également connu sous le nom de « Digital Shoreline Analysis System », version 4.3.
L'analyse temporelle de l'évolution de la dynamique côtière a révélé que ce littoral a subi une
forte pression au fil des décennies, principalement due aux activités de développement, en
particulier l'urbanisation et le tourisme. Ces activités ont perturbé le fonctionnement hydrosédimentaire du système côtier, entraînant une sévère érosion des plages à un rythme moyen
de recul d'environ -0.9 m/an sur la période de 1972 à 2022. Ces plages étaient pourtant
considérées comme un atout économique majeur pour le tourisme balnéaire de la région, et
également comme une réserve essentielle pour le réajustement des profils de plage en cas
d'érosion. Cette érosion a entraîné une perte de 242 ha de sa surface d'évolution. L’état
environnemental actuel de ce littoral est gravement altéré, ce qui laisse présager des défis
considérables en termes d'adaptation en cas d'élévation du niveau de la mer, à moins que des
mesures concrètes ne soient prises pour le préserver de ce phénomène inévitable.
Une tendance longitudinale a été révélée. Dans lequel, la zone Est marquée par une
progradation avec des taux moyens d’accumulation de +0.35m/an, la zone centrale est
caractérisée par des taux de recul côtière varient de -0,09 à -0,59 m/ an, ce qui équivaut à une
perte de terre allant de -4,62 m à -29,38 m. Dans la zone Ouest, le trait de côte montre une
situation de recul avancée avec des taux de recul moyens allant de -0,89 à -1.07 m/an.
Pour l’analyse des évènements extrêmes les données de houles ont été extraites de la base de
données www.waveclimate.com, la série de données traitée est composé de 87 664 mesures
pour chacun des trois paramètres de houle (Hs, Tp, Dp). A l’aide des méthodes de prédiction
des évènements extrêmes POT et GEV, nous avons calculé les hauteurs de houle associées à
des périodes de retour allant jusqu'à 1000 ans. Nous avons observé que la direction Nord-Est
présente la plus faible probabilité de générer une houle extrême pour les deux méthodes. En
revanche, les directions les plus enclines à provoquer des hauteurs de houle plus élevées sont
le Nord, le Nord-Nord-Est et l'ouest pour la distribution Gumbel (GEV), ainsi que le Nord, le
Nord-Nord-Ouest et le Nord-Ouest pour la distribution de Weibull (GEV), et enfin le Nord,
l'Est-Nord-Est et le Nord-Nord-Ouest pour la méthode POT. Une comparaison des deux
méthodes a été réalisée, et les résultats révèlent que la méthode POT nécessite un nombre plus
élevé de points que la méthode GEV, mais cette dernière produit des résultats supérieurs
d'environ une dizaine de centimètres.
L'analyse des résultats obtenus grâce au modèle des vagues MIKE 21 a révélé que la forme du
fond marin du plateau continental de la baie de Zemmouri présente une certaine irrégularité.
En outre, ce modèle a souligné que la région étudiée est influencée par les vagues provenant
des directions 315°N, 45°N et 360°N, générant ainsi des courants de dérive parallèles à la côte
et des courants de retour perpendiculaires à la côte. La répartition des sédiments le long de la
