Généralités
5
Généralités
Ce chapitre vise à établir le cadre et l'importance de l'étude sur la contribution au cycle annuel
des flux air-mer en CO2 et l'évaluation de l'état de l'eutrophisation. Cette section offre une vue
d'ensemble du contexte global et des enjeux associés à ces domaines de recherche.
Cette connaissance approfondie des flux air-mer en CO2 est essentielle pour évaluer l'état
actuel du système climatique et anticiper ses évolutions futures. Les océans, en tant que
réservoirs naturels de carbone, ont la capacité d'absorber une partie du CO2 atmosphérique, ce
qui atténue temporairement son impact sur le climat. Cependant, cette absorption accrue de
CO2 a des conséquences sur les propriétés chimiques de l'eau de mer, entraînant une
acidification des océans qui affecte les organismes marins et les écosystèmes.
Parallèlement, il est tout aussi important d'évaluer l'état de l'eutrophisation dans les
écosystèmes marins. L'eutrophisation résulte généralement de l'apport excessif de nutriments
d'origine humaine, tels que les nitrates et les phosphates, dans les eaux côtières. Cela peut
entraîner une prolifération d'algues nuisibles, une réduction de l'oxygène dissous dans l'eau et
des perturbations majeures de l'équilibre écologique.
En combinant l'étude des flux air-mer en CO2 et l'évaluation de l'eutrophisation, cette
recherche contribuera à une meilleure compréhension des interactions complexes entre
l'atmosphère, l'océan et les écosystèmes côtiers. Elle fournira des informations précieuses
pour la prise de décision et la mise en place de mesures de gestion durables visant à atténuer
les effets néfastes des activités humaines sur l'environnement marin.
1.1 Cycle du Carbone :
L’océan contient cinquante fois plus de CO 2 que l’atmosphère et seize fois plus que la
biosphère continentale , c’est donc l’océan qui régule le cycle du carbone à la surface de la
terre (Roy-Barman and Jeandel, 2011). La méditerranée, a été identifiée comme étant une
importante zone de stockage du carbone anthropique (Palmiéri et al., 2014).
Les échanges air-mer de CO2 sont contrôlés par des processus physiques et biologiques,
nommés respectivement « pompe physique ou de solubilité » et « pompe biologique » de
carbone :
Précédent

Contribution à l’étude du cycle annuel des flux air-mer en CO2 et l’évaluation de l’état de l’eutrophisation dans la baie de Bou Ismail - 16/86

Suivant