Chapitre IV : Résultats et discussions
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IV.3.2 Le plomb (Pb) :
Les concentrations saisonnières en plomb de l’ensemble des tissus des moules étudiées dans le site
de Figuier, de Boudouaou El Bahri, de Surcouf et du port d’Alger, respectivement, varient : de
0.1(gonade en automne) à 4.07 µg/g (glande digestive au printemps), de 1,46(reste de la chair en
automne) à 8,82 µg/g (glande digestive en automne), de 0.31(gonade en automne) à 4.90 µg/g
(reste de la chair en été) et de 1.61(gonade en été) à 17.15µg/g (branchie en automne).
L’observation de la Figure 36 montre que les concentrations en plomb dans les tissues des moules
de Figuier manifestent une variation très remarquable suivant les saisons. En effet, elles étaient
très élevées pendant l’été et le printemps avec des abondances maximales enregistrées dans les
glandes digestives, comparées à celles de l’hiver et de l’automne (à l’exception des branchies) dont
les teneurs en Pb étaient significatives dans les branchies par rapports aux autres tissus.
Quant aux moules provenant de Boudouaou El Bahri, au cours des saisons d’automne et d’hiver,
les teneurs en plomb étaient significativement élevées (8.82 et 7.62µg/g PS) dans les glandes
digestives comparées aux autres tissus. En hiver, un même niveau de séquestration en plomb a été
enregistré dans les trois tissus à savoir les branchies, restes de la chair et les gonades, tandis qu’en
période d’automne, les gonades étaient plus chargées en plomb que les branchies et les restes de
la chair. La teneur en plomb détectée dans les glandes digestives, était légèrement supérieure à
celle des restes de la chair et gonades au printemps, par contre elle était identique à celle des
branchies et largement supérieure aux autres tissus en saison d’été.
Les plus importantes concentrations saisonnières en Pb des moules venant de Surcouf sont
détectées dans les tissues suivants : restes de la chair (été), branchies (automne) et les glandes
digestives (hiver et printemps). Par contre, des niveaux faibles en Pb, inférieures à 1µg/g ont été
relevées dans les gonades à l’exception de la saison de printemps durant laquelle la concentration
a atteint 1.34µg/g.
Il est apparent que tous les tissus des moules étudiées du port d’Alger étaient chargés en Pb pendant
les saisons d’hiver et d’automne par rapport aux restes des saisons. Les tissus restes de la chair en
saison d’hiver a reflété un degré élevé de la teneur en Pb 14.56µg/g, ce niveau est similaire à ceux
relevés dans les branchies et les glandes digestives de la même saison. Pour les autres saisons, le
classement décroissant de la concentration en Pb dans les tissus de moules était :
branchies>glandes digestives>restes de chair >gonades.
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