Chapitre I : Les contaminants dans l’environnement marin
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2018). Ainsi, les éléments métalliques altèrent plusieurs processus physiologiques et
métaboliques des végétaux, entrainant une dégradation des chloroplastes et perturbant la
photosynthèse (Chandra et Kang, 2015).
Divers auteurs ont signalé des diminutions similaires de la teneur en chlorophylle sous le stress
des métaux lourds chez les cyanobactéries, les chlorophytes unicellulaires (Chlorella), les
gymnospermes tels que Picea abies et les angiospermes (Siedlecks et Krupa, 1996; Zengin et
Munzuroglu, 2006; Elloumi et al., 2007).
Rahman et Hasegawa (2011) ont rapporté que plus de 90% de l’arsenic accumulé dans des
plantes se localise dans les racines.
Quelques macrophytes ont été proposées pour la remédiation des milieux contre les
contaminants tels que : Hydrilla verticillata pour l’élimination du zinc et Colocasia esculenta
pour l’élimination du chrome, cadmium et plomb (Saraswat et Rai, 2018)
I.7.2 Effet des ETM sur la faune
La croissance des larves et les juvéniles de poissons étant très rapide, dans les conditions
optimales de vie, à des températures appropriées et en abondance des aliments. A l’inverse,
dans les milieux aquatiques contaminés par les métaux, la croissance des poissons, y compris
les larves, est inhibée (Khayatzadeh et Abbasi, 2010). Par conséquent, la taille et le poids du
corps de poissons ont des indicateurs des conditions environnementales (Sarnowski et
Jezierska, 2007). Les poissons retiennent les éléments métalliques principalement à travers les
branchies, le tractus alimentaire et la peau (Kennedy, 2011). De même, le sédiment pollué
constitue une source potentielle de contamination pour les espèces faunistiques vivant en
contact ou à proximité du fond, lors de la remise en solution de ces contaminants.
Les ETM sont susceptibles d’induire des perturbations : à la structure et la fonction des organes
et tissus (Jezierska et Witeska, 2001), au système immunitaire rendant le poisson plus
vulnérable aux maladies contagieuses (Al-Weher, 2008), aux fonctions physiologiques de
reproduction et induisant parfois la mort de l’individu (Amundsen, 1997). Il est à noter que les
individus de premiers stades de développement vont subir des effets plus sévères des ETM
(Jezierska et al., 2009). En effet, la mort, la mal formation de l’embryon, la réduction du poids
des larves (Jezierska et al., 2009), le retardement de l’éclosion de l’œuf (Lugowska, 2005) sont
parmi les conséquences de la contamination métallique.
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