Chapitre I : Les contaminants dans l’environnement marin
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nourriture, le sédiment et l’air (Neff, 2002). Elle est exprimée par la balance entre la quantité
de métaux qui pénètre au travers des barrières biologiques et celle qui est éliminée vers le milieu
extérieur (processus d’excrétion). Une forte emprise, des facteurs abiotiques du milieu, de la
nature du contaminant et des caractéristiques physiologiques et biochimiques de l’organisme
ou de l’espèce considérée dans les phénomènes de pénétration, stockage et élimination dans les
organes cibles.
Les ETM peuvent s’adhérer à l’intérieur des organismes vivants par diverses voies. Leurs
formes chimiques (ions liés, formes libres) et physiques (dissous, associés aux matières en
suspension ou particulaire), le mode de nutrition de l’espèce, par filtration, prédation et le mode
de vie par rapport au fond (en contact avec le fond, à l’intermédiaire, en surface) sont autant
des facteurs qui déterminent la manière dont les ETM pénètrent dans le corps de l’organisme.
I.3.1 Voie directe
Pendant tout processus physiologique d’échange avec le milieu environnant, les molécules
exogènes pénètrent à travers les barrières biologiques (cutanées et respiratoires) séparant
l’environnement interne de l’organisme du milieu externe. La membrane plasmique est la
structure primaire impliquée dans ces processus. La pénétration des métaux traces nécessite
donc le franchissement de structures biologiques spécifiques comme le revêtement extérieur et
surtout l’épithélium branchial pour les contaminants présents dans l’eau. Les caractéristiques
de l’interface Environnement-Organisme ont une influence importante sur la forme métallique
accumulée. Cette interface est une membrane lipidique, non polaire, imprégnée de molécules
qui vont intervenir dans le transport de substances polaires essentielles à travers la membrane.
La capture des métaux en solution, par la surface perméable, se fait généralement par diffusion
passive, ne requérant aucune dépense d’énergie (Phillips et Rainbow, 1994; Anandraj et al.,
2002). Ainsi, les formes métalliques liposolubles ou à polarité réduite (ex. HgCl2, CH3HgCl …
etc.), peuvent traverser la membrane via la diffusion. Cette diffusion passive peut être facilitée
(diffusion par gradients de concentration, déplacement dans un champ électrique, présence de
solvants, transport par canaux spécifiques aux cations essentiels) en utilisant des protéines de
transports associées à la membrane (Figure 7). Il est à signaler que la quantité du métal piégée
dans l’organisme vivant est proportionnelle à sa concentration dans le milieu de vie (Casas,
2005).
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nourriture, le sédiment et l’air (Neff, 2002). Elle est exprimée par la balance entre la quantité
de métaux qui pénètre au travers des barrières biologiques et celle qui est éliminée vers le milieu
extérieur (processus d’excrétion). Une forte emprise, des facteurs abiotiques du milieu, de la
nature du contaminant et des caractéristiques physiologiques et biochimiques de l’organisme
ou de l’espèce considérée dans les phénomènes de pénétration, stockage et élimination dans les
organes cibles.
Les ETM peuvent s’adhérer à l’intérieur des organismes vivants par diverses voies. Leurs
formes chimiques (ions liés, formes libres) et physiques (dissous, associés aux matières en
suspension ou particulaire), le mode de nutrition de l’espèce, par filtration, prédation et le mode
de vie par rapport au fond (en contact avec le fond, à l’intermédiaire, en surface) sont autant
des facteurs qui déterminent la manière dont les ETM pénètrent dans le corps de l’organisme.
I.3.1 Voie directe
Pendant tout processus physiologique d’échange avec le milieu environnant, les molécules
exogènes pénètrent à travers les barrières biologiques (cutanées et respiratoires) séparant
l’environnement interne de l’organisme du milieu externe. La membrane plasmique est la
structure primaire impliquée dans ces processus. La pénétration des métaux traces nécessite
donc le franchissement de structures biologiques spécifiques comme le revêtement extérieur et
surtout l’épithélium branchial pour les contaminants présents dans l’eau. Les caractéristiques
de l’interface Environnement-Organisme ont une influence importante sur la forme métallique
accumulée. Cette interface est une membrane lipidique, non polaire, imprégnée de molécules
qui vont intervenir dans le transport de substances polaires essentielles à travers la membrane.
La capture des métaux en solution, par la surface perméable, se fait généralement par diffusion
passive, ne requérant aucune dépense d’énergie (Phillips et Rainbow, 1994; Anandraj et al.,
2002). Ainsi, les formes métalliques liposolubles ou à polarité réduite (ex. HgCl2, CH3HgCl …
etc.), peuvent traverser la membrane via la diffusion. Cette diffusion passive peut être facilitée
(diffusion par gradients de concentration, déplacement dans un champ électrique, présence de
solvants, transport par canaux spécifiques aux cations essentiels) en utilisant des protéines de
transports associées à la membrane (Figure 7). Il est à signaler que la quantité du métal piégée
dans l’organisme vivant est proportionnelle à sa concentration dans le milieu de vie (Casas,
2005).
