Greg Kerr
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un autre être. Ils mettent toute leur vie entre des couples qu’ils unissent ainsi, qu’ils
font couples. Ils sont sans cesse à voir des rapports entre des actes et des faits ou des
idées que le plus grand nombre ne voit pas liés.
[…] Il ne se passe rien en quoi ils ne cherchent un symbole. […] Tout cela, c’est de
la déraison, mais tu vois comment, dans le langage de ces hommes, il y a poësie.
Tout pour eux est animé. Ils font de la mythologie perpétuellement, et tu vas voir ce
qu’il y a de social dans cette vue d’animation générale.
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In his description of these inspired characters, it is noticeable that Enfantin selects a certain number of poetic qualities; amongst them the
subject’s communion with nature and an awareness of analogy and
symbolism. Michel Chevalier goes on to agree with Enfantin that:
“[…] dans le langage de ces hommes qui inventent des arts, il y a
étonnamment de vie. Ils animent tout, pierres, métaux, engins, plantes
[…]”.
6 In Chevalier’s view, the most enterprising minds also possess a
peculiarly dynamic linguistic ability. Like Enfantin, Chevalier suggests that the vibrancy of their language enables their absorption into
their material surroundings; these individuals are thus able to imagine
new configurations of objects and environments.
Such vatic utterances by Enfantin and his disciples in the
Livre nouveau inform a range of rhapsodic prose tracts and poems
composed by prominent Saint-Simonians such as Chevalier and Duveyrier. For instance, Duveyrier’s own prose poem dedicated to Enfantin, “Au Père!”, presents the leader of the Saint-Simonians as a
messianic figure whose ascension to glory is imminent. The speaker
of the poem portrays himself as a precursor figure who literally clears
the way for Enfantin:
J’ai fait sonder les mers du gigantesque archipel. J’ai rassemblé comme une nouvelle
nation d’Anglais contre les montagnes de la Chine et je leur ai donné le désir de
franchir ces montagnes.
[…]
J’ai fait éclater de merveilleux spectacles à la face de ma terre. J’ai brisé de mon
souffle les tempêtes qui rasaient le sol comme des lunes de malheur. J’ai pressé les
mamelles des montagnes et j’en ai fait sortir leur lait de feu. J’ai souri en voyant les
abîmes, comme des mâchoires de serpents, darder leurs flots dans l’espace, et j’ai
fait glisser sur ces flots des villes armées aussi sûrement que sur la glace un patineur.
Aux entrailles de la terre ferme, j’ai fait plonger l’homme comme un plongeur, et je
l’ai fait voler au haut des nuées, vrai vautour! J’ai bâti des palais et des temples, des
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5 Barrault and others, Le Livre nouveau, p. 185
6 Barrault and others, Le Livre nouveau, p. 186.
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