Benoît de Baere
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tion, other characteristics of catastrophe remain unchanged. Thus
natural disasters invariably “prove” that nature is able to mobilize
forces which defy all human sense of scale, reminding us that the
world is fundamentally indifferent to the fate of the human race. Take,
for example, those “feux intérieurs” whose explosions cause earthquakes and volcanic eruptions:
rien n’est comparable à la force de ces matières enflammées & resserrées dans le
sein de la terre, on a vû des villes entières englouties, des provinces
bouleversées, des montagnes renversées par leur effort.
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These events partake of an order that we will never fully comprehend.
Is it not the case, writes Buffon, that “nous ne pouvons juger que trèsimparfaitement de la succession des révolutions naturelles; que nous
jugeons encore moins de la suite des accidens, des changemens & des
alterations; que le défaut des monumens historiques nous prive de la
connoissance des faits”? He goes on:
[I]l nous manque de l’expérience & du temps; nous ne faisons pas réflexion que
ce temps qui nous manque, ne manque point à la Nature; nous voulons rapporter
à l’instant de notre existence les siècles passez & les âges à venir, sans considérer
que cet instant, la vie humaine, étendue même autant qu’elle peut l’être par
l’histoire, n’est qu’un point dans la durée, un seul fait dans l’histoire des faits de
Dieu.
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Besides, in the face of natural catastrophe man is not just a disembodied, rational observer; more often than not, he is a victim – a point
which resonates greatly with Buffon. Hence it is no coincidence that,
in the Histoire naturelle, the scientific study of catastrophic natural
phenomena is accompanied by the progressive elaboration of a veritable poetics of natural violence. By way of illustration, here is Buffon’s
description of an active volcano:
un volcan est un canon d’un volume immense, dont l’ouverture a souvent plus
d’une demi-lieue; cette large bouche à feu vomit des torrens de fumée & de
flammes, des fleuves de bitume, de soufre & de métal fondu, des nuées de
cendres & de pierres, & quelquefois elle lance à plusieurs lieues de distance des
masses de rochers énormes, & que toutes les forces humaines réunies ne
pourroient pas mettre en mouvement; l’embrasement est si terrible, & la quantité
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29 Buffon, “Second discours”, Histoire naturelle, I, p. 110.
30 Buffon, “Conclusion”, Histoire naturelle, I, pp. 611-12.
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