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Influence des. médicaments sur le système sympathique
Substances à action
sympathoinimétique indirecte
Plusieurs systèmes participent à côté des
récepteurs au fonctionnement de la
transmission adrénergique. Ce sont les
systèmes de recapture active qui transportent le médiateur de la fente synaptique dans le cytosol (axoplasme) à
travers la membrane cellulaire, les
systèmes de transport de l'axoplasme
vers les grana, ainsi que l'enzyme de
dégradation, la monoamine oxydase
(MAO). La noradrénaline possède une
affinité pour les récepteurs, pour le système de transport et les enzymes de dégradation. Des molécules ayant subi une
modification chimique vont se différencier de la noradrénaline par leur affinité
respective pour les différents systèmes
(p. 86) et agiront préférentiellement sur
l'une ou l'autre des fonctions.
Inhibiteurs de la monoamine
oxydase (A). Ils touchent la monoamine oxydase, enzyme essentiellement localisée dans les mitochondries,
qui maintient la concentration de noradrénaline dans l'axoplasme à une valeur faible. L'inhibition de l'enzyme
augmente la concentration de noradrénaline. Comme la dopamine est également dégradée par la MAO, l'inhibition
de l'enzyme augmente la quantité de
dopamine disponible pour la synthèse
de noradrénaline. La quantité de noradrénaline stockée dans les grana et de
même celle libérée à chaque excitation
augmentent à cause de l'inhibition de
l'enzyme.
Dans le système nerveux central,
l'inhibition de la MAO influence en
plus de l'accumulation de la noradrénaline celle de la dopamine et de la sérotonine aboutissant ainsi, probablement
à cause de l'importance majeure de ce
neurotransmetteur, à une activation générale (effet thymérétique). La tranylcypromine sert dans quelques cas particuliers d'antidépresseur. Elle bloque de
façon durable grâce à une liaison covalente les deux sous-types MAO-A et
MAO-B. Le moclobémide est un inhibiteur réversible de la MAO-A ; il sera
parfois utilisé comme antidépresseur ;
la sélégiline est utilisée comme antiparkinsonien ; on obtient dans ce cas
une augmentation de la concentration
de dopamine (p. 186).
Sympathomimétiques indirects
(B). Ce sont des substances qui augmentent la concentration de noradrénaline dans la fente synaptique que ce soit
par inhibition de la recapture (cocaïne,
sympathomimétique indirect et anesthésique local), par une accélération de
la libération, par une inhibition de la dégradation par la MAO ou par la somme
des trois effets (amphétamine, méthamphétamine encore appelées aminés stimulantes). L'efficacité des sympathomimétiques indirects peut diminuer et
finalement disparaître (tachyphylaxie)
lorsqu'on aboutit à un épuisement du
stock de noradrénaline le plus proche
du plasmalemme.
Les Sympathomimétiques indirects peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique et produire au niveau central un sentiment de bien être
corporel, l'activité est accrue, l'humeur
euphorique et la sensation de faim, ou
de fatigue effacée. Après le déclin de
l'effet viennent contrariété et abattement. Ces effets secondaires incitent à
une nouvelle prise des produits (risque
élevé de dépendance). Pour éviter les
abus, ces substances sont inscrites dans
le tableau B (stupéfiants).
L'utilisation abusive de substances amphétaminiques pour une stimulation transitoire des capacités
(dopage) présente le danger d'un épuisement de l'organisme. Comme la sensation de fatigue est absente, un sportif
par exemple, aura pu mobiliser ses dernières forces. Dans les cas extrêmes
peut se produire une défaillance cardiovasculaire (B).
Les « coupe-faim » (anorexigènes), sont chimiquement très proches
des amphétamines (par ex. fenfluramine, mazindol). Leur utilisation peut
également conduire à la dépendance et
leur utilité thérapeutique est douteuse.
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