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Influence des médicaments sur le système sympathique
Système nerveux sympathique
Au cours de l'évolution, il a fallu développer un système de contrôle efficace
pour coordonner chez les individus de
complexité croissante les fonctions de
chaque organe et pour pouvoir adapter
leur comportement aux changements
des conditions d'environnement. Ce
système de contrôle se compose du système nerveux central avec le cerveau et
la moelle épinière, ainsi que deux voies
séparées de communication avec les organes périphériques, le système nerveux somatique et le système nerveux
végétatif. Le système nerveux somatique (nerfs de la sensibilité superficielle et profonde, des organes des sens
et des muscles squelettiques) sert à percevoir l'état du monde environnant et à
gouverner les mouvements du corps
adaptés à la situation (perception sensorielle : menace -* réaction : fuite ou
attaque). Le système nerveux végétatif associé au système endocrinien
contrôle le monde intérieur. Il accorde
les fonctions des organes internes aux
besoins de l'organisme. Le contrôle par
voie nerveuse permet une adaptation
très rapide tandis que le système endocrinien règle l'état des fonctions à long
terme. L'activité du système nerveux
végétatif est indépendante du contrôle
volontaire et fonctionne de façon autonome (d'où son nom de système nerveux autonome). Ses centres se trouvent dans l'hypothalamus, la moelle
épinière et le tronc cérébral.
Le système nerveux végétatif présente une partie sympathique et une
partie parasympathique (p. 98). Les
reseaux de ces deux systèmes comportent, à côté de nerfs efférents (issus du
système nerveux central), des nerfs afférents. Dans les organes qui sont innervés à la fois par le système sympathique et le système parasympathique,
l'activation de ces systèmes déclenche
en général des réactions opposées.
En cas de maladie (dérangement
des fonctions d'un organe), on cherchera souvent en utilisant des produits
pharmaceutiques qui agissent sur le
système végétatif à ramener à la normale le fonctionnement de l'organe.
L'effet biologique de susbtances
qui inhibent ou stimulent le système
sympathique ou inversement le système
parasympathique, peut être aisément
déduit de l'observation des rôles du
système sympathique ou parasympathique (A : conséquences d'une activation sympathique). L'activation de
la partie sympathique du système nerveux végétatif peut être considérée de
façon simplifiée comme l'ensemble des
réactions de l'organisme permettant
d'aboutir rapidement à un état d'activité plus élevée, propice à une fuite ou
un combat.
Les deux situations réclament une
activité musculaire intense. L'oxygène
et les substrats énergétiques doivent
être amenés aux muscles en quantité
suffisante et c'est pourquoi le flux sanguin au niveau des muscles, la fréquence et la force de contraction du
cœur vont augmenter pour pouvoir
pomper plus de sang dans la circulation.
De plus, le rétrécissement des vaisseaux irriguant les intestins détournera
le flux sanguin vers les muscles.
Comme dans cette situation, la digestion des aliments est superflue et même
gênante, le transport vers l'avant du
contenu intestinal est freiné, le péristaltisme décroît et les muscles du
sphincter se contractent. Cependant,
pour augmenter la fourniture d'éléments nutritifs aux muscles et au cœur,
le glucose hépatique doit être libéré
dans le sang ainsi que les acides gras du
tissu adipeux. Les bronches s'élargissent de façon à accroître le volume respiratoire et par là même l'apport d'oxygène au sang.
Les glandes sudoripares sont aussi
innervées par le système sympathique
(mains moites lors d'une émotion),
elles constituent une exception en ce
qui concerne le neurotransmetteur (acétylcholine, p. 106).
Les conditions de vie des hommes
modernes sont différentes de celles de
l'homme des cavernes mais les fonctions biologiques n'ont pas changé.
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