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Effets secondaires des médicaments
Effets secondaires des médicaments
L'effet souhaité (principal) d'un médicament est de modifier les fonctions de
l'organisme de sorte que les symptômes
du patient s'estompent. Par ailleurs, un
médicament peut également présenter
des effets secondaires indésirables qui
entraînent leurs symptômes propres,
déclenchent des maladies ou sont mortels.
Origine des effets secondaires :
surdosage (A). La substance est utilisée à une dose supérieure à celle nécessaire pour obtenir l'effet principal :
ceci conduit d'autres fonctions de l'organisme à en subir les conséquences.
La morphine (p. 208) par exemple à
dose optimale agit en apaisant la douleur par son action sur les voies sensitives aboutissant dans le système nerveux central. L'administration d'une
quantité trop élevée de morphine freine
les centres respiratoires avec risque de
paralysie respiratoire. L'influence de la
dose sur ces deux phénomènes peut être
représentée sous forme de courbes
dose-réponse. L'écart entre les deux
courbes indique la différence entre les
doses thérapeutiques et toxiques : cet
intervalle de sécurité s'appelle la fenêtre thérapeutique.
« C'est en premier lieu la dose
qui fait le poison » (Paracelse). Cette
maxime s'applique à tous les médicaments mais aussi aux toxines de l'environnement. Aucune wbstance en ellemême n'est toxique. L'appréciation du
danger réside dans la connaissance :
1. de la dose active, 2. de la dose à laquelle peuvent apparaître des effets nuisibles.
Sensibilité accrue (B). Lorsqu'une
fonction donnée de l'organisme est particulièrement sensible, on peut obtenir
un effet indésirable même pour une
dose normale. Une sensibilité accrue du
centre respiratoire à la morphine s'observe chez les patients atteints d'une
maladie pulmonaire chronique, chez
des nouveau-nés ou sous l'influence
d'une autre molécule déprimant les
centres respiratoires. La courbe doseréponse est déplacée vers la gauche,
une dose plus faible de morphine suffit
à provoquer une paralysie respiratoire.
Une hypersensibilité peut également
provenir d'une anomalie génétique du
métabolisme. C'est ainsi que de nombreux médicaments (primaquine sulfaméthoxazol) déclenchent une destruction prématurée des érythrocytes
(hémolyse) chez des sujets souffrant
d'un déficit en glucose 6-phosphate
déshydrogénase. La pharmacogénétique est une branche de la recherche
qui s'intéresse à la relation entre le génotype de l'individu et sa réaction aux
médicaments.
Il faut distinguer ces formes d'hypersensibilité de l'allergie qui a trait
aux réactions du système immunitaire
(P. 72).
Mauvaise spécificité (C). Même
pour une dose appropriée et une sensibilité normale, des effets indésirables
peuvent se produire lorsque le médicament n'agit pas de façon totalement
spécifique sur l'organe ou le tissu cible
(malade). Par exemple l'atropine, une
substance parasympatholytique ne se
lie pratiquement qu'aux récepteurs
muscamuques de l'acétylcholine, mais
ceux-ci se trouvent dans différents organes. La prométhazine, antihistaminique et neuroleptique, est capable
d'influencer plusieurs types de récepteurs (NA = noradrénaline). Son action
n'est donc spécifique ni d'un organe ni
d'un récepteur. Les conséquences
d'une spécificité imparfaite peuvent
être fréquemment évitées, lorsque le
médicament n'a pas besoin de la circulation sanguine pour parvenir à sa cible
et peut être administre par voie locale
(utilisation d'un parasympatholytique
en gouttes oculaires ou en inhalation).
Pour chaque prise d'un médicament, on doit tenir compte des effets secondaires. Avant de prescrire le médicament, il faut évaluer le bénéfice
attendu et les risques. Ceci suppose
une connaissance de l'effet principal et
des effets secondaires.
Effets secondaires des médicaments
Effets secondaires des médicaments
L'effet souhaité (principal) d'un médicament est de modifier les fonctions de
l'organisme de sorte que les symptômes
du patient s'estompent. Par ailleurs, un
médicament peut également présenter
des effets secondaires indésirables qui
entraînent leurs symptômes propres,
déclenchent des maladies ou sont mortels.
Origine des effets secondaires :
surdosage (A). La substance est utilisée à une dose supérieure à celle nécessaire pour obtenir l'effet principal :
ceci conduit d'autres fonctions de l'organisme à en subir les conséquences.
La morphine (p. 208) par exemple à
dose optimale agit en apaisant la douleur par son action sur les voies sensitives aboutissant dans le système nerveux central. L'administration d'une
quantité trop élevée de morphine freine
les centres respiratoires avec risque de
paralysie respiratoire. L'influence de la
dose sur ces deux phénomènes peut être
représentée sous forme de courbes
dose-réponse. L'écart entre les deux
courbes indique la différence entre les
doses thérapeutiques et toxiques : cet
intervalle de sécurité s'appelle la fenêtre thérapeutique.
« C'est en premier lieu la dose
qui fait le poison » (Paracelse). Cette
maxime s'applique à tous les médicaments mais aussi aux toxines de l'environnement. Aucune wbstance en ellemême n'est toxique. L'appréciation du
danger réside dans la connaissance :
1. de la dose active, 2. de la dose à laquelle peuvent apparaître des effets nuisibles.
Sensibilité accrue (B). Lorsqu'une
fonction donnée de l'organisme est particulièrement sensible, on peut obtenir
un effet indésirable même pour une
dose normale. Une sensibilité accrue du
centre respiratoire à la morphine s'observe chez les patients atteints d'une
maladie pulmonaire chronique, chez
des nouveau-nés ou sous l'influence
d'une autre molécule déprimant les
centres respiratoires. La courbe doseréponse est déplacée vers la gauche,
une dose plus faible de morphine suffit
à provoquer une paralysie respiratoire.
Une hypersensibilité peut également
provenir d'une anomalie génétique du
métabolisme. C'est ainsi que de nombreux médicaments (primaquine sulfaméthoxazol) déclenchent une destruction prématurée des érythrocytes
(hémolyse) chez des sujets souffrant
d'un déficit en glucose 6-phosphate
déshydrogénase. La pharmacogénétique est une branche de la recherche
qui s'intéresse à la relation entre le génotype de l'individu et sa réaction aux
médicaments.
Il faut distinguer ces formes d'hypersensibilité de l'allergie qui a trait
aux réactions du système immunitaire
(P. 72).
Mauvaise spécificité (C). Même
pour une dose appropriée et une sensibilité normale, des effets indésirables
peuvent se produire lorsque le médicament n'agit pas de façon totalement
spécifique sur l'organe ou le tissu cible
(malade). Par exemple l'atropine, une
substance parasympatholytique ne se
lie pratiquement qu'aux récepteurs
muscamuques de l'acétylcholine, mais
ceux-ci se trouvent dans différents organes. La prométhazine, antihistaminique et neuroleptique, est capable
d'influencer plusieurs types de récepteurs (NA = noradrénaline). Son action
n'est donc spécifique ni d'un organe ni
d'un récepteur. Les conséquences
d'une spécificité imparfaite peuvent
être fréquemment évitées, lorsque le
médicament n'a pas besoin de la circulation sanguine pour parvenir à sa cible
et peut être administre par voie locale
(utilisation d'un parasympatholytique
en gouttes oculaires ou en inhalation).
Pour chaque prise d'un médicament, on doit tenir compte des effets secondaires. Avant de prescrire le médicament, il faut évaluer le bénéfice
attendu et les risques. Ceci suppose
une connaissance de l'effet principal et
des effets secondaires.
